Entreprise, économie & droit

  • Comme dans la mythologie antique, le monde vit aujourd'hui sous l'emprise de Titans. Ce sont les grandes firmes technologiques, GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et autres BAT (Baidu, Alibaba, Tencent) dont la puissance, excédant celle des États, n'a jamais eu de précédent (les seuls profits annuels d'Apple excèdent le PIB de la plupart des pays du monde).
    Ces titans technologiques ont bénéficié, depuis la crise financière de 2008-2009, d'un afflux massif de capitaux, et de moyens de financement considérables grâce à la politique de bas taux d'intérêt des banques centrales destinée à alléger le coût de la dette des États et des entreprises. Le capitalisme financier a donc fait le lit des Titans technologiques, qui ont à leur tour cassé nos modèles économiques et sociaux, et basculé le monde dans le virtuel- où les fake news ne se distinguent plus de la vérité,   ni le complotisme et le conspirationnisme de l'enchaînement complexe des causalités.  D'où l'ascension concomitante de Titans politiques (Xi Jinping, Donald Trump, Vladimir Poutine, Reciep Tayyip Erdogan, Jair Bolsonaro et d'autres), qui ont bouleversé les règles du jeu géopolitique mondial et réinstauré volonté de puissance et règne du rapport de forces brutal.
    Devenu le terrain d'affrontement de ces Titans économiques et politiques qui n'ont plus rien à voir avec leurs prédécesseurs, le monde est rendu plus incertain et plus dangereux. 
    Révolution monétaire, révolution technologique, révolution politique: cet enchaînement produit un monde nouveau où toutes les règles anciennes deviennent obsolètes. 
    Loin de changer la donne, la pandémie du Covid-19 aura été un révélateur de l'état de la planète.  Les forts en sortiront plus solides encore, les faibles encore plus démunis. Des phénomènes apparus ces dernières années vont s'accélérer : automatisation et délocalisation du travail, puissance du capitalisme alimentée par la création monétaire des banques centrales et les taux négatifs, prégnance des technologies, réduction des libertés individuelles, aggravation de la fracture entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, ceux qui peuvent se protéger des risques et ceux qui y sont exposés.
    Au point que le revenu universel sera probablement la seule solution pour que les millions d'emplois qui vont disparaître ne débouchent pas sur des révoltes de la pauvreté et de la faim.

  • Les ennemis de la mondialisation se recrutent dans deux camps, que tout sépare mais qui, chacun, entendent donner un sens au désarroi qu'elle nourrit. Le camp des « Mollahs », qui dénoncent l'occidentalisation du monde et la corruption de la « vie moderne ». Celui des ennemis du capitalisme, qui critiquent l'extension de son domaine d'influence, l'exploitation des peuples. Malgré leurs différences, ces deux camps se retrouvent dans l'idée que la mondialisation impose un modèle dont les peuples ne veulent pas. La thèse du livre est que c'est plus probablement le contraire qui est vrai. La mondialisation fait voir aux peuples un monde qui bouleverse leurs attentes; le drame est qu'elle s'avère totalement incapable de les réaliser. Jamais, par le passé, les moyens de communication, les medias, n'avaient créé une telle conscience planétaire; jamais les forces économiques n'avaient été autant en retard sur celle-ci. C'est le formidable divorce entre l'attente et la réalité du monde qui signe sa nouveauté radicale. Cela ne doit pas empêcher de porter un regard critique sur les menaces qu'elle fait peser sur l'équilibre écologique et culturel de la planète. Mais cela ne doit pas dispenser pas de comprendre, sans a priori, les forces qu'elle déchaîne aujourd'hui.

  • Françoise

    Laure Adler

    Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?
    La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui "inventa" la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigré turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.
    Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?
    A travers le portrait d'une femme d'exception, c 'est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.

  • A partir d'une douzaine de « cas », tirés de son expérience de magistrat, Serge Portelli, spécialiste du droit des victimes, raconte ici le parcours chaotique de douze récidivistes. Affaires de vol, de viol et de violence, parfois de meurtre, maladie mentale et addiction de toutes sortes, errances et transgressions, arrestations et condamnations composent les destinées particulières de ces mineurs délinquants ou de ces grands « professionnels », dont les juges, bien souvent, ignorent tout. Ponctuant chaque « histoire » de brèves données, juridiques, historiques ou statistiques, éclairent à leur tour la complexité de la récidive et révèlent l'inadéquation et l'insuffisance des moyens existants.

    « Depuis quelques années, meurtres, viols, agressions sur des mineurs révoltent l'opinion publique et soulèvent une émotion considérable. Or, ces affaires criminelles ne représentent qu'une infime part de la criminalité et de la récidive elle-même. En vérité, la masse des récidivistes est composée d'êtres en déshérence dont la vie n'est plus regardée qu'au travers d'un relevé de condamnations. Paradoxalement, l'indifférence est proportionnelle à la longueur du casier judiciaire. Ce qui devrait alerter lasse. Ce qui devrait intriguer effraie. La répétition de l'infraction semble anesthésier le sens commun. Elle est un lieu de prédilection de la démagogie et du populisme. La diabolisation des récidivistes les enferme dans la fausse uniformité des «monstres», des «irrécupérables», que seule une fermeté sans faille pourrait stopper.

    Ce livre propose d'humaniser le débat, de le dé-diaboliser. De plonger dans la réalité singulière. En essayant de se tenir à égale distance de la naïveté et du cynisme. Surgissent alors de multiples figures de notre société, des figures étranges et parfois inattendues qu'on trouve un peu en cours d'assises mais qui peuplent surtout les audiences correctionnelles de comparution immédiate, lieux peu connus du public. » S. P. (extrait de l'introduction)

  • Pourquoi les "décideurs" français sont-ils incapables, depuis trente ans, d'élaborer une politique économique cohérente ? Et savent-ils jusqu'où, à ce jeu dangereux, ils peuvent aller trop loin ?

  • Entre complexité administrative et conservatismes, la France est prisonnière d'un temps trop long. Comment la réveiller ? Dans cet essai percutant, Guillaume Poitrinal nous incite à aller plus vite ! Si la France produisait en 355 jours ce qu'elle réalise en 365, elle augmenterait sa croissance de 3%.

  • Voici le le « roman vrai » (ou, si l´on préfère, le récit romancé) des tribulations d´un prof drolatique dans un lycée polyvalent de la banlieue parisienne. Ici, pas de lamentation ni de consternation devant le désastre de l´Education Nationale. Et pas davantage de considération sur la « barbarie » triomphante qui sévit dans les établis-sements scolaires. Il s´agit plutôt d´un constat - froid, implacable, rigolo, sans appel - face au nihilisme qui règne désormais dans les lieux où des aînés sont supposés « former » l´esprit de leurs rejetons dissipés.
    Texte souvent hilarant, mêlant plusieurs langues (des sentences latines à Boris Vian ou Queneau), ces Jours tranquilles racontent la dernière semaine de cours d´un professeur sans illusion. On le suit du « Fumistan » - où chacun va griller sa clope - à la salle des profs « qui sent le pâté ». On écoute des élèves s´interroger sur les juifs, le Fanta, le string, l´amour, la télé. Cela aurait pu s´appeler « Jours tranquilles en grande banlieue »... On pense au livre-film de Bégaudeau - mais sur son versant désopilant. De plus, ce livre ne propose ni réforme ni morale. Pour l´auteur - qui philosophe dans sa cour de récréation - c´est déjà « trop tard ». Jusqu´à quand ?

  • En France, près de 80.000 personnes sortent chaque année de prison. Sont-ils des étrangers ou des citoyens à part entière ? Faut-il les aider ou les surveiller ? Peuvent-ils commencer une autre vie ?Ce livre expose les réponses que la société française apporte aujourd´hui à ces questions mais avant tout il donne la parole aux intéressés, quatorze anciens détenus qui racontent leur vie après la peine : un texte indispensable pour qui s´intéresse aux débats actuels sur la réforme pénale ou pour qui veut comprendre ces femmes et ces hommes qui tentent de reprendre vie parmi nous.

  • Le coup d'état des juges

    Eric Zemmour

    • Grasset
    • 30 Janvier 1997

    Ils s'appellent Eva Joly, Renaud Van Ruymbeke, Philippe Courroye, Eric Halphen... Juges d'instruction à Paris, Rennes ou Lyon, ils n'hésitent pas à affronter les grands de ce monde, à mettre en prison des patrons d'entreprise publique, des ministres ou des maires. Il n'y a pas un jour où la presse ne les cite. Et pourtant. Au nom de la loi, les juges ne contournent-ils pas la loi ? Au nom du droit, ne donnent-ils pas de confuses leçons de morales ? Et quel rôle complice joue donc la presse ? Des Affaires aux simples affaires, de la corruption à la gestion, le juge saute vite le pas. On a même vu un préfet de 80 ans mis en examen parce qu'il n'avait pas prévu, en 1965, les inondations de Vaison-La-Romaine ! Eric Zemmour a entrepris une enquête fondée sur l'idée que les juges nous préparent un avenir où la démocratie sera remplacée par l'éthique et le suffrage universel par le droit. De l'intimidation menottes aux mains à la libre interprétation des lois, on assiste à toutes les dérives... A quand le coup d'état des juges ?

  • Depuis que l'histoire s'est remise en mouvement, après la chute du communisme, les Occidentaux oscillent entre le culte des dates et le goût des prophéties. Côté dates, 1989 aurait clos le vingtième siècle et le 11 septembre 2001 aurait ouvert le vingt-et-unième. Côté prophéties, nous avons connu l'irénisme dans les années quatre-vingt-dix, la paix et la prospérité étant supposées régner pour « les siècles des siècles », puis après les Twin Towers, le conflit des civilisations et une troisième guerre mondiale d'un nouveau type. Tel est le mélange de faits et de simplismes qui nourrit notre quotidien. Il occulte les forces souterraines à l'oeuvre qui établissent le décor du théâtre mondial. Ces forces mêlent fatalité, paradoxe et hasard. Elles portent en elles le poids des phénomènes qui relèvent de « l'histoire longue » braudelienne : traditions, identités, cultures. Quelques-unes se lisent à livre ouvert ; d'autres sont encore inscrites à l'encre sympathique. Exemple des premières : la transformation des États-Unis, d'un nouveau monde qui nous ressemblait tant, à un autre monde qui nous est de plus en plus étranger. Exemple des secondes : le développement, à terme, d'un modèle capitaliste chinois qui pourrait donner raison aux prophéties les plus noires sur le destin de l'économie libérale. Mais où classer la plasticité de l'Occident, dont celui-ci est inconscient, et qui avalera le terrorisme, comme il l'a fait pour tant d'autres chocs ? Et la plus grande faiblesse de notre système économique, qui ne tient pas au risque d'accident sur les marchés mais à l'absence de social-démocratie dans les nouveaux pays émergents ? De même, doit-on regarder l'Europe comme un « OVNI » dans le monde contemporain ou, au contraire, comme l'illustration même de la modernité, sa complexité témoignant de son adaptabilité ? La France est malheureusement à mille lieues de ces débats-là. Plus « village gaulois » que jamais, en pleine régression dans sa compréhension du monde, elle choisit des mauvais enjeux et ignore les vrais.

  • « J´ai 230 ans, le premier nom féminin célèbre de l´histoire du luxe ; 12 ans à la Révolution et 90 ans à la fin du Second Empire. Je suis née à Reims, morte à Reims, entre-temps, j´ai vendu des milliers - aujourd´hui des millions - de bouteilles. Mon affaire m´est tombée sur la tête à 27 ans, quand j´ai perdu mon mari ; entourée d´hommes exceptionnels comme Edouard Werlé, mon successeur, je suis la veuve la plus fêtée du monde. Qui suis-je ? Elvire de Brissac, ma descendante, esquisse une réponse dans ce Voyage imaginaire. » E. B.

  • La machine égalitaire

    Alain Minc

    • Grasset
    • 16 Septembre 1987

    La social-démocratie classique et l'Etat providence, non contents d'être devenus complètement incapables d'arbitrer les problèmes qui leur sont soumis, ont de plus en plus d'effets pervers. Le vieux discours sur la "justice sociale" ne sert, bien souvent, qu'à produire plus encore d'injustices. Ces nouvelles injustices, ces nouvelles inégalités, moins quantitatives que jadis, tournent, le plus souvent, autour de biens immatériels (le temps, la qualité de la vie, etc.) et induisent de nouveaux clivages sociaux. Des remèdes "révolutionnaires" sont donc nécessaires. Avec, au coeur de la thérapeutique, cette thèse qui fera scandale : c'est en faisant jouer les mécanismes du marché qu'on redonnera corps au vieux rêve égalitaire. Alain Minc reste un homme de gauche. Mais un homme de gauche moderne, rompant avec les archaïsmes de sa famille politique.

    Par ses thèses autant que par son itinéraire, Alain Minc fait un peu figure de modèle ou de maître à penser pour les "têtes d'oeuf" de sa génération.

  • French vertigo

    Peter Gumbel

    • Grasset
    • 2 Novembre 2006

    Le coq gaulois dressé sur ses ergots a fait place à une poule mouillée qui a peur de tout. Pourquoi ce vertige français, alors que le pays a tant d'atouts pour rebondir? Peut-être un regard étranger perçoit-il mieux que nous nos propres forces? Un journaliste anglo-saxon amoureux de la France raconte ici ses rencontres avec des acteurs du renouveau et propose quelques idées simples pour sortir du marasme. Entre autres surprises, on apprend ici: - Que l'économie française est moderne et plutôt libérale, même si les Français ne veulent pas le reconnaître. - Que les Français sont parmi les plus productifs du monde en tant qu'individus (productivité de chaque acitf: 13% de plus que les Américains, 17% de plus que les Allemands, 24% de plus que les Anglais) mais parmi les moins productifs collectivement (revenu par tête inférieur de 24% à celui des USA). - Que le rapport de la Banque mondiale, qui a comparé 155 pays en 2006 pour l'implantation des entreprises, met la France en 44ème place (entre la Jamaïque et Kiribati, derrière le Botswana, la Namibie, L'Ile Maurice et Puerto Rico...). Ouvrir les fenêtres, fermer les vannes, motiver les citoyens, retrouver le goût du risque: l'auteur montre ici comment quelques principes simples nous permettraient de retrouver notre rang dans le concert des nations.

  • L'euro s'est révélé un fardeau intolérable pour la plupart des économies européennes. Le retour du franc est-il souhaitable, nécessaire, possible ? Comment peut-il se faire sans drame et quelles en seraient les conséquences et implications politiques ?Jean-Jacques Rosa développe une analyse économique claire et rigoureuse qui répond enfin aux questions que vous vous posez sur le rôle, et l'avenir des monnaies nationales.

  • Un nouvel acteur s'impose aujourd'hui dans le duel tumultueux entre l'Etat et le Capital, qui prend des formes diverses : société de personnes, entreprises sociales, coopératives citoyennes. Chaque fois, il s'agit de favoriser une économie plus humaine, plus proche, en associant les individus aux décisions qui les concernent. Bref, il s'agit pour ce nouvel acteur de "démocratiser l'économie". Comment ? C'est à cette question que cet essai tente de répondre...

  • Il y a une énigme Bernheim.
    Comment ce fils d´un grand militant sioniste déporté à Auschwitz, héritier d´une famille alsacienne de marchands de biens est-il devenu un des piliers de la banque Lazard et l´un des parrains occultes du capitalisme français des trente dernières années? Homme de l'ombre qui fut longtemps aux côtés de Vincent Bolloré, Bernard Arnault, François Pinault ou John Elkann en Italie, - et même, à sa manière, d´un certain Nicolas Sarkozy -, ce faiseur de rois à l´humour rare, baptisé le « Parrain » par ses amis, reste l´un des personnages les plus atypiques de l´establishment français. Manipulateur ou génie de la finance, ce « Talleyrand des affaires », passionné de bridge, échappe aux jugements catégoriques. Travailleur infatigable, aussi éclectique dans ses amitiés politiques que dans ses coups de coeur, conserve, à 86 ans, la mémoire sans faille des grands banquiers d´affaires.
    Nourrie par trois années d'enquête de chaque côté de l'Atlantique, cette biographie non autorisée, parsemée de confidences, nous entraîne dans les coulisses du monde des affaires et des réseaux de pouvoir.

  • Le mythe des « 200 familles » qui s´enrichiraient sur le dos de la collectivité a fait beaucoup de mal à la France. Ce sont aujourd´hui 100.000 familles qui possèdent plus de 80% des entreprises hexagonales et produisent 60% de la richesse nationale.
    Vision de long terme, solidarité, pérennité du projet, proximité avec le tissu économique local, plus grande liberté vis-à-vis des marchés financiers, relations sociales plus harmonieuses, souplesse d´adaptation, rapidité de décision et de mouvement, diversité du recrutement et patriotisme : autant d´atouts par rapport aux entreprises cotées en bourse, détenues par des actionnaires professionnels (fonds d´investissements ou autres) qui se retrouvent sous la pression constante de leurs actionnaires avides de dividendes à court-terme.
    L´ignorance et le mépris dans lesquels sont tenues les entreprises familiales en France vont de pair avec l´hypertrophie des grandes entreprises et des services de l´Etat. Conséquences : le déclin de notre industrie et des créations d´emplois, ainsi que l´impuissance à remonter dans le train de la croissance.
    En puisant dans son itinéraire personnel ainsi que dans l´observations d´autres entreprises familiales, en France, en Italie ou en Allemagne, l´auteur démontre ici la pertinence de ce modèle pour dynamiser le rebond économique de notre pays.
    Préface de Michel Barnier, ancien Ministre et Vice-Président de la Commission Européenne (2010-2014)

  • C'était Charlie

    Philippe Val

    • Grasset
    • 12 Novembre 2015

    « Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j'entendais ne correspondait plus à la réalité. Certains, effrayés par l'horreur, ou habités par d'obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : "Ils sont morts, mais ils l'ont quand même  bien cherché." Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d'articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l'argent et disparaître avec la caisse. Alors que mes amis venaient de mourir, j'ai été interrogé dans les médias par des gens qui s'érigeaient en procureurs. Depuis toujours, nous avions pris le parti des immigrés, et lutté contre les préjugés racistes. Et soudain, nous avons vu ceux pour qui nous demandions le respect et la justice brandir les poings et demander notre mort. Une partie de la gauche, prête à brader la laïcité pour ne pas perdre un réservoir de voix, nous a insultés en traitant de zombies ceux qui exprimaient leur peine et leur attachement aux valeurs démocratiques qu'incarnaient les victimes des terroristes. Dans cette confusion où règnent le mensonge et la peur, qui, aujourd'hui, peut comprendre l'étendue de l'oeuvre accomplie pendant plus de vingt ans, par cette équipe joyeuse et géniale : Cabu, Cavanna, Wolinski, Renaud, Caroline Fourest, Riss, Charb, Luz, Gébé, Oncle Bernard, Riad Sattouf, Catherine, et tant d'autres dont il sera question ici ? Alors j'ai décidé d'écrire ce livre. Pour la mémoire des morts et l'honneur des vivants. »P. V.

  • L'effet sablier

    Vittori-J.M

    • Grasset
    • 7 Octobre 2009

    Les classes moyennes ont peur. Peur de perdre leur emploi, avant et plus encore dans la crise. Peur de voir leurs revenus laminés par des hausses de prix et d'impôts, alors que les augmentations de salaire se raréfient. Peur de chuter, de ne plus avoir de statut dans la société. Et les classes moyennes ont raison d'avoir peur. Car dans notre société, il n'y a plus rien de "moyen". Plus de produits moyens, plus d'emplois moyens. Il ne reste que des gros moyens et des petits moyens. Tout ce qui ne grossit pas est condamné à maigrir. Il n'y a plus de stabilité. Il n'y a plus d'embellie assurée, plus d'amélioration automatique, plus d'escalier mécanique qui entraîne toute la société vers le haut. La révolution industrielle du XXIe siècle, celle des technologies de l'information, favorise la main d'oeuvre qualifiée : ceux qui savent se servir d'un ordinateur et manier les flux d'information. Du coup, le peloton social s'étire. La société ressemblait à une pyramide, où tous les échelons intermédiaires constituaient les classes moyennes. La révolution de l'information écrase le milieu ! Les uns sont propulsés vers le haut. Les autres descendent.
    A la pyramide succède un sablier. Cette révolution technologique chamboule toute la société. Dans l'emploi, mais aussi dans la production (le "milieu de gamme" disparaît inexorablement), dans la consommation (nous arbitrons de plus en plus entre des produits de base et des produits de luxe), dans la société (écrasement des "corps intermédiaires").

  • Le papy-krach

    Spitz-B

    • Grasset
    • 4 Octobre 2006

    « Depuis trente ans, les jeunes Français ont été trompés, manipulés, instrumentalisés. Les troupes du baby boom de l'après-guerre vont partir à la retraite en leur laissant la facture. Le scénario est écrit d'avance. Il se résume en un mot : le Papy Krach. Dans les trente prochaines années, le nombre des plus de 60 ans va doubler. Celui des moins de 25 ans va diminuer. D'un côté plus de retraités, vivant plus longtemps, dépensant plus pour leur santé ; de l'autre une population active moins nombreuse. Les jeunes devront payer au prix fort: Plus de prélèvements pour moins de prestations, de formation, de services publics, d'emplois Le Papy Krach ne sera pas seulement économique mais aussi social et moral. Pourtant quand les jeunes protestent, c'est en se trompant de cible. Ils s'opposent aux réformes qui pourraient alléger leur fardeau ; et ils soutiennent les conservatismes qui vivent à leurs dépens. Et s'ls se décidaient à ouvrir les yeux ? Et s'ils refusaient de payer? Et s'ils se révoltaient ? » B.S.

  • En 2030, il faudra nourrir 9 milliards de personnes. Et si c´était impossible ?

  • Le jour où Gazprom lancera une OPA sur Total. Le jour où la Chine envahira Taïwan. Le jour où l'Ecosse déclarera son indépendance. Le jour où Google rachètera le New York Times pour un dollar. Le jour où l'euro vaudra 2,5 dollars. Le jour où Israël attaquera les installations nucléaires iraniennes. Le jour où la France comptera plus d'habitants que l'Allemagne. Le jour où les Asiatiques rafleront tous les prix Nobel. Le jour où le terrorisme menacera de faire exploser une arme nucléaire tactique. Le jour où les jeunes mâles blancs se révolteront Ce ne sont pas dix prophéties mais dix métaphores. Derrière chaque journée se glisse un événement plausible : qu'il survienne ou non, il illustre un enjeu crucial de l'avenir.

  • A la fameuse formule de Proudhon, "La propriété, c'est le vol", répond aujourd'hui cette mise en garde : "La gratuité, c'est le vol". Le combat pour la consommation gratuite de musique, de films et de livres a réuni en France deux camps que tout sépare : les partisans de l'absolutisme du marché et les contempteurs radicaux du capitalisme.
    Les hyper-libéraux ont fourni la caution économique et technologique, tandis que les libertaires portaient le drapeau de la fraternité. Comment cette sainte-alliance contre nature des antimodernes et des ultra-capitalistes s'est-elle formée lors des combats législatifs et des débats sociétaux en matière de cybergratuité ? L'auteur assène ici un certain nombre de vérités à rebours de la démagogie du temps et des idées convenues :
    1. La culture, nous dit-il, est aussi une marchandise. L'émergence d'une économie de marché de la culture a permis la démocratisation des oeuvres de l'esprit, qui ont cessé d'être réservées à une élite pour entrer dans la consommation de masse (L'idée selon laquelle le marché serait l'ennemi de la culture s'alimente à trois sources distinctes : une critique "morale" de l'usure venue du Moyen Age, une critique esthétique de la corruption de l'art née au début du XIXe siècle, une critique sociale de l'aliénation marchande fondée sur le socle du marxisme).
    2. La tyrannie du divertissement est absolument déracinée et mondialisée : elle ne marque ni le triomphe de l'impérialisme yankee, ni celui de la culture américaine.
    3. La télévision, les radios et la presse dites "gratuites" sont en réalité financées par la publicité. Elles ne vendent plus des contenus à des consommateurs mais vendent des consommateurs à des annonceurs. Cependant, les "oeuvres" continuent d'être achetées à ceux qui les produisent (auteurs, producteurs, journalistes). Le cas du téléchargement sauvage de musique ou de film est tout différent : les auteurs et les producteurs ne sont plus rémunérés !
    4. Toutes les études convergent pour démontrer que la culture de la gratuité, loin de diversifier l'offre, l'appauvrit considérablement : l'internet non régulé, c'est la mort de la diversité. Cet ouvrage se propose de repenser l'exception culturelle à l'âge du numérique.

  • éloge du travail

    Jérôme Chartier

    • Grasset
    • 27 Février 2013

    Quand les Français admettront-ils que la seule révolution dont ils ont encore besoin est celle qui transformera notre idéologie et notre législation du travail ?

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