Vie pratique & Loisirs

  • « Juillet 2019, il fait 42,6 c° au parc Montsouris à Paris, dans le Languedoc on enregistre 46°c à l'ombre. C'est une fournaise. Quelques mois plus tard, des tempêtes de feu ravagent l'Australie et on s'émeut de voir la faune et la flore dévorées par les flammes. Ce fameux mois de juillet 2019 aura été le plus chaud enregistré sur terre depuis que les relevés météorologiques existent. Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse, c'est un fait vérifiable par tous : la banquise arctique a perdu 96% de sa surface en 35 ans, le permafrost, cette bande de gel qui ceinture le grand Nord, recule, et chaque année le niveau des océans montent un peu plus.
    Mais le climat et ses effets spectaculaires ne sont que la face la plus visible d'un bouleversement de bien plus grande ampleur qui concerne la vie elle-même. Au cours de sa longue existence, notre planète a connu plusieurs crises majeures, qui, à chaque fois, ont transformé en profondeur le vivant et entraîné l'extinction de la majorité des espèces. Mais l'image d'Épinal qui montre un dinosaure regardant, l'oeil inquiet, une météorite s'écraser sur la terre et provoquer son extinction brutale est un mythe. Les crises de la biodiversité avancent masquées, en silence. Ces trente dernières années, un quart des oiseaux d'Europe ont disparu et pourtant nous n'avons pas marché sur des cadavres d'oiseaux le long des routes et des chemins. Aujourd'hui, tout laisse à penser que nous sommes à l'aube d'une sixième extinction qui arrive à une vitesse foudroyante : on estime que 500 000 à un million d'espèces sont en train de décliner et que d'ici quelques décennies elles pourraient s'éteindre. L'homme et sa consommation sans cesse croissante d'espace et d'énergie en est la première cause. Si rien n'est fait, cette nouvelle crise majeure de la biodiversité aura bien lieu, et l'humanité, dont la survie et la prospérité dépendent de l'équilibre de des écosystèmes, pourrait elle aussi disparaître. »  Bruno David
      Plus qu'un cri d'alarme, A l'aube de la  6e  extinction  est un plaidoyer pour le vivant sous toutes ses formes et un guide pratique, à hauteur d'homme, pour éviter le naufrage, posant ainsi les jalons d'une éthique pour la planète, sans moralisme ni culpabilisation. Est-il trop tard ou pouvons-nous éviter le pire ? La réponse est entre nos mains.

  • « Et si l'aventure humaine devait échouer... Supposition absurde ? Pensez donc ! L'homme n'occupe-t-il pas le sommet de l'évolution biologique ? N'est-il pas le seul animal dont la tanière s'éclaire la nuit ? Le seul aussi qui soit capable d'avoir une histoire et de l'écrire ? L'antique Serpent nous l'avait promis : Vous serez comme des Dieux... Et la puissance, certes, nous l'avons eue, au moins matérielle. Nous, les rois orgueilleux de la création. Nous les maîtres d'une terre bordée de nuit... Mais aurons-nous un jour la sagesse de respecter la vie ? »

  • Miracle dans les andes

    Parrado-N

    • Grasset
    • 7 Mars 2007

    On se souvient de ce petit avion, un Fairchild F-227, qui transportait une équipe de jeunes rugbymen uruguayens partis au Chili disputer un match amical, et s'est écrasé en 1972 dans les Andes. Ceux qui survivent sur ce glacier à 3600 mètres d'altitude mangent les cadavres de leurs amis Le journaliste Piers-Paul Read avait relaté le fait dans Les survivants, paru chez Grasset en 1974, puis réédité en 1993 à la sortie du film de Frank Marshall, avec Ethan Hawk. Nando Parrado, l'un des survivants, nous en livre aujourd'hui le récit de l'intérieur. Et quel récit ! Après le choc éprouvé lors du crash, Parrado se réveille d'un coma de plusieurs jours pour apprendre la mort de sa mère dans l'accident. Il découvre un paysage de désolation, entre les râles des moribonds et les cadavres ensevelis sous la neige. Acculé avec ses compagnons à un terrible drame de conscience, il s'engage enfin avec deux autres rescapés dans une longue marche en haute montagne, chaussures de rugby aux pieds, avec de la chair de leurs amis décédés dans leurs sacs à dos pour toute provision. Le conte macabre se transforme alors en un récit d'aventure haletant ; de la réussite de leur équipée dépend la survie des derniers rescapés, portés disparus par des secours qui ont abandonné les recherches Parrado témoigne, dans ce texte poignant de sincérité et de retenue, de la formidable capacité d'adaptation de ces hommes à des situations extrêmes, de leur aptitude à rationaliser l'horreur, de leur solidarité ; en un mot, du triomphe de leur humanité.

  • éloge de l'esquive

    Olivier Guez

    • Grasset
    • 14 Mai 2014

    Le dribble n´est pas né par hasard au Brésil. Les premiers joueurs noirs ont commencé à dribbler pour éviter les contacts avec les défenseurs blancs et éviter de se faire rosser sur la pelouse et à la fin des matchs. Il s´est développé sur les plages et les terrains vagues, avec une pelote de chaussettes ou une petite balle en caoutchouc. C´est un mouvement de hanche, similaire à celui des danseurs de Samba et des lutteurs de Capoeira, ludique, acrobatique, marque des plus grands solistes. « Audace et joie » - la devise de Neymar. Le football est sublime, puéril, et s´il suscite tant d´émotions, il le doit au dribble brésilien : un art libre, joyeux, passionné, habité par les mots.

  • Cet essai - qui fait suite à L'Homme-Dieu et à La Sagesse des Modernes - tente de répondre à la question qui lui sert de titre. En effet, depuis la naissance de la philosophie, la question de la « vie bonne » est au centre des interrogations humaines, mais Luc Ferry observe que la façon d'y répondre dépend de la vision du monde où elle s'inscrit. A cet égard, il distingue trois grandes problématiques : 1 - dans les mondes théologico-religieux, « réussir sa vie » revient à trouver sa place à l'intérieur d'un ordre transcendant et, pour reprendre la terminologie de l'auteur, « hétéronomique » (la loi est extérieure au sujet qui s'y soumet). 2 - Avec l'avénement des « mondes désenchantés », et avec l'avénement de l'individualisme démocratique, la question de la « vie bonne » se pose différemment - puisqu'il s'agit, désormais, de régler son salut sur des finalités non transncendantes (c'est ce que Ferry nomme, avec d'autres, « l'âge d'autonomie »). 3 - Or, que reste-t-il de cette « sotériologie » - c'est-à-dire : l'art d'accomplir son salut - à l'âge de la mort de Dieu et de la disparition des grandes eschatologies - fussent-elles laïques ? A partir de cette périodisation, Luc Ferry passe en revue les grands types de réponses fournies par les philosophes et les religions. Les Stoïciens, Nietzsche, le christianisme - mais aussi les peintres hollandais ou les écrivains bohèmes du XIXe siècle - illustrent cet ouvraged'une richesse et d'une fécondité remarquables. Le dernier chapitre de cet ouvrage répond, plus personnellement, à la question qu'il pose. Dans cet ultime chapitre, Luc Ferry éclaire d'un jour singulier son propre itinéraire d'intellectuel et, désormais, d'homme d'action.

  • L'amour au jardin

    Alain Baraton

    • Grasset
    • 30 Avril 2014

    Les bêtes à bon dieu ne sont pas des anges. Ce sont même des aventurières qui, peu regardantes sur des partenaires qu´elles souhaitent toujours plus nombreux, stockent les fruits de leurs conquêtes, en attendant le temps de

  • « Il y a 20 ans, le bio est entré massivement dans nos vies. Au départ, la promesse tenait plutôt du projet néo-hippie. Qui aurait voulu se nourrir des lentilles et betteraves, qui nous rappelaient les affreux plateaux repas de nos cantines d'écoliers ? Qui aurait parié sur des hamburgers au tofu ? Personne n'aurait proposé en fin de repas une tisane à ses invités, à part nos grands-mères. Le bio, c'était une lubie réservée aux extrêmes : stars américaines illuminées ou vieux babacools sur le retour.  »S.Q. 
    Malgré sa démocratisation, le bio suscite encore de la méfiance : prix prohibitifs, produits importés de l'étranger, cahier des charges européens qui tolère la présence résiduelle d'OGM... depuis que les géants de l'agro-alimentaire ont pénétré ce marché plein de promesses, le bio semble être entré en guerre contre lui-même. Et le consommateur est perdu. Comment faire la différence entre les produits bio achetés chez Biocoop, Naturalia ou Carrefour ? Quelle réalité se cache derrière les tomates bio d'Espagne que nous trouvons, même en hiver, sur les étals des grandes surfaces ? Comment sont-elles cultivées ? Par qui ? Qu'est devenu le projet défendu par les pionniers du bio qui, bien plus qu'une agriculture sans pesticide, voulaient une économie fondée sur la transparence, respectueuse de la terre, des animaux et des ouvriers agricoles ?
     
    Des hangars de Rungis aux épiceries spécialisées, des fermes éthiques aux cultures intensives d'Espagne, Stenka Quillet mène l'enquête dans les coulisses du bio avec, comme horizon, cette question essentielle : quelle société voulons-nous pour nous-même et nos enfants ?

  • Décembre 1999. La nuit. La tempête souffle sur une petite maison blanche à l'intérieur du parc de Versailles. Un homme en sort, qui assiste au spectacle des arbres arrachés comme des fétus de paille et des bosquets broyés par la force du vent. Cet homme, c'est Alain Baraton, le jardinier en chef du domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles. Depuis plus de quinze ans, il travaille dans ce lieu qui est devenu sa vie, de même que cette maison, qui fut la maison de Molière, est devenue la sienne. A Versailles, l'Histoire n'est jamais loin la vie. C'est sur l'événement dramatique de la tempête que s'ouvre ce livre, le premier jamais écrit par un jardinier de Versailles. Successeur de Lenôtre, Richard La Quintinie, Alain Baraton s'inscrit dans une lignée qui s'est souvent effacée devant le prestige de Louis XIV. Il perpétue leur tradition tout en lui apportant son propre style, plus proche du goût de Marie-Antoinette. Il nous raconte son itinéraire personnel et l'histoire du parc, y mêlant une foule d'anecdotes touchant à la grande comme à la petite histoire. Des fêtes de Louis XIV avec ses feux d'artifice émerveillant l'Europe au poète Stéphane Mallarmé enterrant ses chats auprès du grand bassin, en passant par les deux institutrices anglaises qui eurent une vision de Marie-Antoinette rencontrant le cardinal de Rohan avant même que les historiens n'en fassent la découverte, il nous montre le Versailles éternel, où chaque bosquet abrite un événement. Il nous montre aussi le Versailles actuel, celui que, à force de passion et de travail, il a reconquis sur la tempête, avec l'aide des amis du parc, dans le monde entier, des Etats-Unis au Japon. On croisera les grands de ce monde, des personnages pittoresques, jusqu'aux moeurs secrètes et inattendues des bosquets excentrés... L'itinéraire d'un homme qui, muni d'une documentation précise et souvent inédite, tresse librement passé et présent, autobiographie et histoire, et nous confie son merveilleux jardin secret : Versailles.

  • « Il ne faut jamais forcer un enfant à manger. »Aldo Naouri « Le midi, son papa lui disait : "Mange tes épinards, mon petit lapin !"Il répondait : "Caca boudin !" »Stephanie Blake « Aujourd'hui les pères font ce qu'ils peuvent, les pauvres. »Marcel Rufo              Vous en rêviez ? Vous le redoutiez ? Il l'a fait ! Quatre ans après le succès planétaire de Dors et fais pas chier, le premier anti-livre jeunesse, Adam Mansbach récidive.            Car ce n'est pas tout d'arriver à endormir son enfant.            Encore faut-il le nourrir... Et ça aussi, ça fait chier.             Une page pour papa, une page pour maman... Attention, ce livre n'est toujours pas pour les enfants !

  • A l'heure où la presse s'extasie devant de nouveaux chais clinquants à plusieurs millions d'euros, imaginés par de célèbres architectes, la vigne se meurt. Chaque année, son espérance de vie diminue. Autrefois on plantait pour cent ans, demain ce sera à peine pour vingt-cinq. Le coupable ? Le réchauffement climatique bien sûr, mais aussi l'homme et les techniques de culture. Si rien n'est fait, dans cinquante ans, le vin tel que nous le connaissons et l'aimons - avec ses terroirs prestigieux, ses grands crus et ses coteaux qui s'ombrent à l'automne d'un grenat antique - aura disparu...
    Lilian Berillon était un pépiniériste comme les autres. Longtemps il a considéré le cep comme une marchandise : rendement et productivité régissaient son travail. Jusqu'au jour où il a compris qu'il risquait de devenir un trader, un « courtier du végétal », performant et à courte vue ....
    Aujourd'hui, les plus grands domaines s'arrachent ses  conseils et souhaitent lui acheter ses plants. Son secret ? Une métamorphose radicale dans la conception de la vigne. Fini les plants hors-sol, issus du clonage et des éprouvettes, Lilian Berillon parcourt le monde, à la recherche des sarments qui donneront les raisins de demain, taillés pour affronter le temps qui passe et le climat qui change. Il s'agit avant tout de restituer au vignoble son histoire biologique et de revenir à des méthodes de culture fiable. Car le vin n'est pas une affaire de chimistes ou de pépinières au goutte à goutte, mais le fruit du mariage entre l'homme et la nature : le sang de la terre. 
    Voici le récit d'un combat pour la sauvegarde d'un patrimoine vieux de plusieurs millénaires. Des premiers vignobles gallo-romains aux clos fondés par les moines, des cépages bourguignons aux grands châteaux de Bordeaux et de la Napa Valley, c'est un chapitre entier de notre histoire qui s'effacerait...  

  • Tous les week-ends, Alain Baraton participe au « 7-9 » de France Inter. Cette émission en direct est appréciée par les très nombreux auditeurs qui se passionnent pour la chronique qu´y tient «le jardinier de Versailles ». Depuis 2004, ses propos vifs et éclairés, souvent critiques ou insolents, apportent un point de vue sur les plantes à la fois instructif et distrayant. Loin d´ici le « horticolement correct » ! Alain Baraton nous raconte la nature en praticien amoureux. Histoire et conseils pratiques se succèdent dans cet ouvrage où les chroniques, choisies et rassemblées par thèmes (« Petites et grandes découvertes », « Il n´y a plus de saison », « Histoires d´amour »...) sont complétés d´« Interdits de France Inter ». Chacune s´achève par une citation ou un proverbe, à la façon des almanachs du bon vieux temps. Historiques, exotiques ou érotiques, toujours pleines de sève, plus de 180 chroniques qui révèlent les secrets de nos jardins ainsi que les trucs et les recettes du plus aimé des jardiniers de France.

  • « Chaque année, je fourmille d'idées et d'envies de partager avec vous mes découvertes, mes espoirs, mes illusions... Le vin est un métier d'ouverture, d'échange, qui vous met face à vous-même tous les jours, dans chaque geste, dans chaque décision. À la fin, on obtient ce liquide précieux, humble, naturel, qui a la capacité de contenir nos existences. C'est cela le vin : une succession d'instants qui circule dans les bouteilles, puis en nous. Une mémoire vive qui devient monument. » O. J. Journaliste, historienne et spécialiste du monde du vin, Laure Gasparotto a rencontré Olivier Jullien sur les terrasses du Larzac. Ce vigneron célèbre, qui a su refonder et réenchanter le terroir du Languedoc, livre son histoire. Celle de sa famille, des collectivités agricoles, de sa terre et du célébrissime Mas Jullien. Pour ces deux passionnés, le vin est un lien social, un plaisir, une richesse proche de la littérature. Entre correspondances, entretiens et extraits de carnets de dégustation, Olivier Jullien nous raconte son amour de la nature, ses millésimes préférés et ses doutes. Comment s'impose-t-on à dix-neuf ans au sein de cette culture ancestrale ? Comment devient-on le symbole des grands crus languedociens ? Comment, enfin, vit-on de la terre tout en la respectant ?

  • «  Leurs journées commencent en général avant celle des autres, au milieu de la nuit. Ils saignent, découpent, dépècent et désossent. L'obsession est de suivre les cadences et de tenir. Au départ, c'est un petit boulot, et ça devient un métier. En France, 50  000 ouvriers travaillent dans les abattoirs. Ils tuent et découpent, chaque jour, trois millions d'animaux et les transforment en steaks, côtelettes ou saucisses. Pendant trois ans, je suis partie à la rencontre de ces mal-aimés qui nourrissent les Français. Je les ai écoutés, j'ai entendu leur souffrance. Pour ce livre, je les ai rejoints sur la chaîne, quelques jours, sans me cacher, histoire de "faire les gestes". Pour comprendre.  » Cet endroit à part, où l'on travaille dans le sang et les viscères, on le voit rarement d'aussi près. Pas même en vidéo. Sans parler de la «  tuerie  », le lieu auquel personne ne veut penser. Alternant portraits, rencontres et témoignages, Olivia Mokiejewski nous offre un récit puissant et salutaire. Bienvenue dans le monde tabou de l'industrie et de la mort.

  • Des livres et des guides sur le vin, et sur sa capitale Bordeaux, il en existe beaucoup. Ils parlent technique, dégustations, notes, millésimes,cépages...
    Celui-ci aussi, car des vins de Bordeaux, j´en ai dégusté des dizaines de milliers... Cela fait vingt ans que je consacre une bonne partie de mon temps à Bordeaux. Goûter, écouter, prendre des notes, dans les salles meublées Louis XV, dans la lumière tamisée des chais, dans les cuisines des vignerons. J´ai ainsi empilé une masse considérable d´anecdotes, de témoignages et de commentaires de dégustation. Ce livre (près de 2000 pages), peut sembler énorme ; il s´agit pourtant d´une sélection, d´un tri comme le font les vendangeurs pour ne conserver que les meilleures grappes. On y trouvera mes notes sur les dix derniers millésimes, sur des dégustations plus anciennes aussi, les commentaires des producteurs sur leurs choix techniques face à la nature et à ses soubresauts, beau-coup d´anecdotes et de portraits.
    Le vin c´est avant tout une histoire d´Homme. Il demande évidemment des sols appropriés, un climat propice, des cépages adaptés, un marché favorable. Mais, surtout il exige de l´intelligence, du temps, de la complicité, de l´intuition. Les hommes et les femmes, de plus en plus nombreuses, qui élaborent du vin sont les porteurs d´une histoire où se mêlent la modernité, les techniques et l´immuable - les saisons, la pluie, la sécheresse ou le gel... Il faut soigner la terre et la plante, récolter, transformer le brut en un produit raffiné, le vendre.
    Mais ici, j´ai voulu aussi raconter les coulisses, les acteurs, leurs doutes, les blessures et les rires, les parcours, les rencontres, le savoir inépuisable des vignerons.
    J´ai choisi ce métier de journaliste parce je suis curieux de la vie des gens, que j´aime raconter les histoires. Et le monde du vin, ce n´est que des histoires.

  • La France a deux grandes spécialités : son vin et sa capacité à dénigrer le patrimoine national. La loi Evin réunit les deux. Au pays des grands crus, elle interdit toute publicité et toute communication portant sur le plaisir du vin, alors que celui-ci représente la seconde rentrée de devises après l'aéronautique et que le repas gastronomique à la française est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ! D'où vient cette idéologie de la culpabilité qui confine parfois au ridicule ? Ne serait-il pas temps de privilégier l'éducation et l'apprentissage du goût ?Dans ce pamphlet-manifeste, Jacques Dupont dénonce les excès du moralisme ambiant pour en chercher les causes, en souligner l'absurdité, et en indiquer les remèdes. « Invignons-nous ! »
    />

  • Choses bues

    Dupont-J

    • Grasset
    • 27 Août 2008

    Dans le monde du vin, Jacques Dupont est une référence. Etrangement, s'il est l'auteur des guides de l'hebdomadaire Le Point qui font autorité, il n'avait jamais écrit d'ouvrage personnel. Choses bues est à la fois l'autobiographie d'un dégustateur hors pair, la traversée drôlatique et riche en anecdotes d'un monde souvent secret, les coulisses d'une économie, et surtout, l'exercice d'admiration d'un promeneur dans la France des caves et des vignes.

    Ecrit au cours de nombreuses années de dégustations et de rencontres humaines, ce livre révèle que le vin est affaire non seulement de goût, donc de subjectivité, mais aussi le résultat aléatoire de l'histoire, de la civilisation, la rencontre de la main de l'homme et du terroir. Sait-on que le Médoc aujourd'hui bien côté, était hier une terre ingrate couleur de cendre ? De la Bourgogne, dont Stendhal disait que « sans ses vins admirables, je trouverais que rien au monde n'est plus laid que cette fameuse Côte d'or », comment comprendre la complexité des parcelles ou des lieux-dits ? Sait-on que la Romanée Conti tire sa gloire mondiale d'un petit hectare ? Doit-on se fier à l'érudition arrogante des spécialistes ? Faut-il inscrire les vins du Gers à la sécurité sociale pour les maladies qu'ils soignent ? Pourquoi un vieux Champagne sent-il le sac à pain ? De l'Yonne de son enfance à la Bourgogne cachée, du bordelais patricien aux viticultrices de l'Alsace, du Languedoc en crise au boom l'investissement dans les vignes, Jacques Dupont nous entraîne à sa suite. Avec émotion, liberté, au hasard de l'histoire, le nez d'exception au vent.

  • Comme nous, les humains, les bêtes ne pensent qu'à ça. Avec la légère différence que, pour elles, la copulation ne rime pas souvent avec amour et orgasme. Leur grande affaire, c'est la transmission de leurs gènes. A tous prix ! par tous les moyens possibles ! Sans tabou, ni interdit ! L'art amoureux de l'animal dépasse les rêves les plus follement érotiques de l'homme. Depuis des années, les éthologues médusés, gênés, recensent des comportements à faire rougir le grand Casanova : triolisme, polygamie, exhibitionnisme, prostitution, homosexualité, pédophilie, cannibalisme sexuel... Dans cet ouvrage, une centaine d'espèces ont généreusement accepté de livrer leur vie privée à notre incurable voyeurisme. Voici le microscopique amoureux s'incrustant dans l'utérus de sa belle, cet ado doué de raison pratiquant le gang bang, cette sainte Nitouche trompant son vieux mari à tire d'aile, cette fine mouche battant sa compagne, ce jaloux utilisant son zizi pour aspirer le sperme déposé par son rival, ou encore ce minuscule spadassin exterminant ses rivaux. Mais voilà aussi, ces hippies pratiquant l'amour libre, ce costaud fidèle pour la vie, ce père célibataire élevant seul ses enfants, ou encore ce galant empressé bâtissant durant des mois un temple d'amour pour un seul baiser. C'est une formidable leçon de vie donné par le monde animal. A longuement méditer ou... à imiter.

  • Evelyne Bloch-Dano, agrégée de lettres modernes, journaliste au Magasine littéraire et à Marie-Claire, est l'auteur, chez Grasset, de Madame Zola (1998, Grand Prix des lectrices de Elle, 30 000 exemplaires vendus), de Madame Proust (2004, Prix Renaudot essai, 30.000 exemplaires vendus), de Flora Tristan (2001, Prix François Billetdoux de la SCAM) et de La Biographe (2007). « Evelyne Bloch-Dano est donc biographe. Pour ses biographies explicites, bien sûr, ou bien encore quand elle s'essaie au « roman » dans lequel, une fois de plus, elle se fait biographe de son père, de sa mère, d'elle-même évidemment, mais tout autant de Romy Schneider en double, en ombre, en simulacres (au sens épicurien) de ses parents. Comment dès lors échapper à son destin de biographe ? Autrement dit : comment éviter de rencontrer sa vie en s'occupant de celle des autres ? La feuille de route ? Montrer, comme sait le faire une biographe, comment on devient ce que l'on est - quand on est un petit pois, un haricot, un topinambour. Autrement dit : montrer que le légume dispose d'une aura symbolique plus large que sa pure et simple valeur calorique ou marchande. Ou bien : qu'il n'y a pas que le génétique (de Mandel) dans la vie, mais aussi la poétique (bachelardienne). Raconter l'odyssée, le destin d'un légume, à chaque fois unique mais toujours différent, une variation sur le Même (La tomate en général dans le ciel des idées platoniciennes.) et l'Autre (Ces tomates en particulier cuisinées ce jour-là). Raconter cette aventure c'est entrer dans l'Histoire Universelle en empruntant la porte du potager. Ce qui signifie qu'on salue d'abord le jardinier, et qu'on rencontre ensuite Hegel dans les planches de petit pois. Car le légume le plus modeste ramasse en lui l'aventure du monde. Quand on mange un légume, c'est donc l'histoire du monde qu'on (s')incorpore. A charge pour la biographe de nous dire quand, comment, de quelle manière. D'où le recours d'Evelyne Bloch-Dano à une multiplicité de disciplines : littérature, histoire des beaux-arts, de la musique, poésie, cinéma, histoire, préhistoire, géographie, géologie, géomorphologie, climatologie, génétique, horticulture, théorie du jardin. » Michel Onfray

  • Voyageur de la verticale, Lionel Daudet ne reste pas longtemps immobile. Il vient de boucler une expédition de plusieurs centaines de kilomètres sur la ligne de crêtes de l'Oisans, alors qu'il se remet à peine d'une amputation de huit orteils gelés ! Alpiniste original, Lionel Daudet s'est taillé une réputation à part, à base d'intransigeance, d'autonomie et de quasi-fusion avec l'environnement, même le plus hostile. Intransigeance parce qu'il grimpe sans moyens de communication avec l'extérieur, ni radio, ni téléphone. Sans aide mécanique, pour se déplacer entre deux sommets, il a le choix entre le vélo, le ski ou les raquettes... Autonomie, parce qu'il choisit un chemin d'escalade bien à lui, quitte à renoncer s'il le faut à l'exploit technique, sans esbroufe, portant seul son matériel. Quasi-fusion avec la nature, car il est capable de se fondre dans le blanc de la neige ou de rester suspendu des jours entiers au creux d'une faille. Ce n'est donc pas seulement le témoignage d'un surdoué de l'odyssée verticale que nous allons lire, mais aussi la méditation d'un homme qui a su trouver de la joie jusque dans la douleur. Il raconte ici trois expéditions hors du commun : Une ascension au Sud du Groenland, le mont Combatant en Colombie Britannique, la trilogie des Grandes Jorasses. Joie d'atteindre le sommet mais douleur aussi de l'effort. Joie d'être seul mais douleur de perdre huit orteils en février 2002 dans la face Nord du Cervin, alors qu'il était recroquevillé dans son duvet glacé, depuis neuf jours. C'est aussi le carnet de notes d'un sage qui devient roche, vent ou neige, d'un solitaire placé dans des conditions extrêmes.

  • « J´ai décidé d´écrire ce livre pour toutes les femmes qui connaissent la douleur infinie de voir se détourner celui avec lequel elles croyaient avoir bâti une vie. Pour toutes mes consoeurs qui entrent dans la solitude à reculons et doivent se reconstruire. Je l´ai écrit parce que nous sommes des millions de femmes à mi-vie, maltraitées non par la nature mais par une société qui glorifie la jeunesse et encourage l´irresponsabilité des hommes. Celui qui a partagé ma vie pendant trente ans s´appelle Eric Besson. Transfuge politique et transfuge amoureux, il fut par tempérament l´homme des ruptures assumées. Nous sommes désormais séparés. Aujourd´hui, nous, les femmes, devons relever la tête et prendre le mors aux dents. L´avenir nous appartient. Manuel de guérilla... » S. B.

  • « Il faut être fou pour devenir président de l'Olympique de Marseille, mais il faut l'être complètement pour imaginer que cela durera toute la vie. A la minute même où j'ai été nommé, j'ai commencé à penser au jour de mon départ. J'ai vidé mon bureau un dimanche, au mois de juin 2009. Je suis presque certain qu'il faisait beau à Marseille. Tout au fond, à l'intérieur, la météo n'était pas aussi bonne. »Pape Diouf a été le premier président de club noir en Europe. Quel destin pour ce jeune sénégalais qui a découvert Marseille en distribuant le courrier avant de devenir journaliste sportif, agent de joueurs puis président du club le plus célèbre de France ! De l'Afrique familiale aux figures croisées, Bernard Tapie, Robert Louis-Dreyfus, Didier Drogba, Marcel Desailly, des locaux du journal communiste La Marseillaise aux coulisses du monde du foot, Pape Diouf dit presque... tout. Et garde son caractère entier. Sa phrase de prédilection, empruntée à l'Africain Samory Touré, est « Quand l'homme refuse, il dit non ».

  • La peche a pied

    Georges Fleury

    • Grasset
    • 14 Mai 1997

    La bible des pêcheurs à pied - totalement remise à jour - regroupe :
    1. Une explication d'un certain nombre de phénomènes marins qu'il faut connaître pour pêcher à pied - comme la marée et les bancs de sable.
    2. Une présentation des différentes techniques de pêche à pied.
    3. Une présentation des " produits " de la pêche à pied : coquillages, soles, crustacés et autres...
    4. Une étude rapide des législations en vigueurs et des risques à connaître.
    5. Des recettes authentiques et traditionnelles.
    Georges Fleury vit sa passion de la pêche à pied à Granville, le pays des plus fortes marées d'Europe, et il nous livre ici son savoir agrémenté de mille anecdotes.

  • Les vins de Laure

    Gasparotto/Perier

    • Grasset
    • 4 Novembre 2009

    Nous devons à l´ami Gérard Oberlé cette rencontre imprévisible entre une oenologue experte en terroirs et en histoires du vin, et un photographe à l´agenda people, qui a flashé ses copains, de Jacques Dutronc aux Rolling Stones, mais jamais, jusqu´à ce livre du moins, des... agriculteurs ! C´est sous l´invocation de Gérard que s´ouvre cet album : « Chers amis vignerons, dans un monde où tant de vénérables métiers disparaissent, vous restez les défenseurs d´une science et d´un art inestimables. Vous êtes ces sages sorciers qui savent qu´aucun ordinateur ne pourra jamais remplacer les sens subtils d´un maître de chai, ses intelligences avec la sève, le moût, les vents, les lunes ». Le panthéon bachique de Laure Gasparotto et Jean-Marie Perier est une ballade sur les routes de France, à travers les vignes, mais aussi à travers les destins individuels des quarante vignerons rencontrés. De l´Alsace à la Bourgogne, du Jura à la Provence, du Gers à la Corse, de la Champagne à la Savoie, ce ne sont pas seulement des dégustations qui attendent Laure et Jean-Marie mais des gueules, des légendes, des saveurs, des terroirs, des mystères olfactifs. Qui a goûté un Chardonnay du pape d´Arbois, Jacques Puffeney, ou un Silex rare du cultissime Didier Dagueneau aura envie de savoir qui sont les hommes derrière le vin.

  • Pour la première fois depuis son départ de Sydney, Marie-José Perec, triple championne olympique, revient sur ce qui s'est vraiment passé en septembre 2000.Avide de réconciliation nationale, l'Australie souhaitait ardemment la victoire de Cathy Freeman, symbole de la cause aborigène. Perec raconte comment elle s'est trouvée en butte à l'agressivité de tout un pays et au harcèlement de petits groupes mal intentionnés liés à sa rivale. Adepte de la résilience et refusant de rester bloquée sur cet épisode, Marie-José Perec raconte enfin son évolution dans un autoportrait de femme sincère et sans tabous. Elle revient sur son enfance en Guadeloupe où domine la figure d'une grand-mère maîtresse femme, dans un matriarcat de personnalités fortes. Elle aborde ses difficultés adolescentes, les rapports de cette rebelle avec ses entraîneurs, son refus de l'autorité, sa conquête d'indépendance et ses histoires d'amour. Vies multiples, souvent souterraines, dont elle ne se cache plus aujourd'hui. Elle évoque aussi son désir d'enfant et ses difficultés à en avoir.Au-delà de la championne orgueilleuse et impressionnante, parfois mutique, on découvre une citoyenne fière de sa négritude, soucieuse de promouvoir la cause des oubliés de la République et indignée que la France refuse de reconnaître le traumatisme causé par l'esclavage. Surtout, loin de la sportive dominatrice et complexe, on découvre un personnage fantasque, rêveur et qui aime rire. Le mystère Perec est ici éclairci.

empty