Viviane Hamy

  • " "Jubilatoire, enchanteur, génial, fantastique, inclassable, brillantissime...' Les lectrices ne ménagent pas leurs louanges à Fred Vargas. Il faut reconnaître qu'avec Pars vite et reviens tard, la romancière ne lésine sur aucun moyen pour nous scotcher à notre fauteuil. " Elle
    On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?

    À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : " Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. "

    Ce livre a reçu le Prix Des Libraires 2000, le Grand Prix des lectrices de Elle 2002, le Prix du Meilleur Polar Francophone 2002, et le Deutscher Krimipreis 2004 (Allemagne).

  • " Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains. Quant à savoir dans quel rayon le classer, peu importe. Vargas est unique en son genre. " Téléobs
    " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? "

    Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs ; en leur centre, prisonniers, un débris, un déchet, un objet : trombone, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et des psychiatres. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite " suintent " la cruauté. Il le sent : bientôt, de l'anodin on passera au tragique.

    L'Homme aux cercles bleus, paru en 1990 (réédité en 1996 aux Éditions Viviane Hamy), était l'acte de naissance du commissaire Adamsberg. Après une longue absence, il réapparaissait en 1999 dans
    L'Homme à l'envers. Entre-temps, on découvrait la trilogie des " Évangélistes " (
    Debout les morts,
    Un peu plus loin sur la droite,
    Sans feu ni lieu), où trois jeunes chercheurs " dans la merde " - Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le contemporanéiste – cohabitaient dans une baraque pourrie de la rue de Chasle.

    Ce livre a reçu le prix du Festival de Saint-Nazaire 1996.

  • " Fred Vargas griffe cet écrit au loup d'une prose incisive et singulière. Non contente de faire la peau au polar franchouillard, Fred Vargas le hisse au sommet. La meute des "crime writers" anglo-saxons n'a qu'à bien se tenir ! " Le Monde des Livres
    Le mardi, il y eut quatre brebis égorgées à Ventebrune, dans les Alpes.

    Et le jeudi, neuf à Pierrefort.

    Un loup solitaire ? Roué, cruel, avec son cul bas sur ses pattes grises ? La Bête du Mercantour.

    Mais au village de Saint-Victor-du-Mont, tous n'y croient pas, à la Bête. Ce n'est pas une Bête. C'est un homme. Un loup-garou.

    Elle
    était étendue dans la paille crottée, sur le dos, les bras écartés, la chemise de nuit remontée jusqu'aux genoux. À la gorge, une blessure avait laissé échapper un flot de sang.

    À Paris, devant son poste, Jean-Baptiste Adamsberg – le rêveur et " sylvestre " commissaire de
    L'Homme aux cercles bleus – guette les nouvelles du Mercantour. Il ferme les yeux. Son enfance pyrénéenne, la voix des vieux...
    Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

  • " Il suffit de voir la correspondance entre Moby Dick et le lion de Belfort, et de remâcher cette phrase : "La quête des paroxysmes à l'essentiel, qui est ordinairement caché." Et on obtient un franco-polar hilarant et de qualité. " Le Canard enchaîné
    Un hêtre peut-il pousser en une seule nuit dans un jardin, à Paris, sans que personne ne l'ait planté ?

    Oui. Chez la cantatrice Sophia Siméonidis ; et elle n'en dort plus. Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux. Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins " dans la merde ", aidés par l'ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

    On retrouve ici les qualités et l'humour de l'auteur de
    Ceux qui vont mourir te saluent (Éditions Viviane Hamy, 1994) que la presse a largement salué.

    Ce livre a reçu le prix Mystère de la Critique 1996 et le prix du Polar de la Ville du Mans 1995.

  • " Savoir surprendre, amuser, tenir en haleine le lecteur avec autant d'intelligence et de grâce ne mérite qu'un mot : merci, Fred Vargas ! " Le Figaro
    " Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien. "

  • " Fidèle à son style, Fred Vargas vient de conquérir définitivement son statut de reine française du polar. " Le Figaro Magazine
    " – Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg d'un ton uni. L'Ombre ?

    Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps.

    – Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde.

    – Humeur sombre ? suggéra le commandant.

    – Quelque chose comme cela. Autour de nous.

    Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ?

    – Depuis quand ? demanda-t-il.

    – Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages. "

  • Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique d'une tragédie politique, sociale et familiale. Ses personnages sont le miroir de nos haines mais aussi de notre résilience et de notre capacité à nous dresser face à l'injustice. À l'heure où les réseaux sociaux servent de catalyseurs aux jugements hâtifs et de simulacre de vérité à l'opinion publique, l'auteur nous met en garde contre nos propres dérives, en appelant à notre humanité. C'est aussi un livre de tous les combats et de toutes les victimes, qu'il s'agisse d'abus sexuels ou de délits de mauvaise gueule.
    Céline Lapertot mène avec un souffle romanesque magistral cette tragédie contemporaine et nous offre un livre coup de poing, criant de vérité.

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    Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l'âge de 9 ans, elle ne cesse d'écrire. Elle est aussi l'auteure de - Et je prendrai tout ce qu'il y a à prendre (2014), Des femmes qui dansent sous les bombes (2016), Ne préfère pas le sang à l'eau (2018), Ce qui est monstrueux est normal (2019) - et s'est imposé comme un écrivain à suivre de la littérature française contemporaine.

  • Prix des Libraires 2017
    " La talentueuse Cécile Coulon frappe encore avec ces Trois saisons d'orage [...] La précision de son regard, injectée dans ses descriptions de liens ténus, explose au détour de bien des scènes inattendues, confirmant virtuosité narrative et capacité à saisir l'universalité dans les détails. " La Croix

    "
    Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d'un pays qui s'en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d'une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L'histoire d'André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu'il en reste. "

    Trois générations confrontées à la folie de l'Histoire, au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.

    Passionnée par la littérature, le cinéma et la musique - sa thèse de Lettres Modernes est consacrée au "Sport et à la littérature" -, Cécile Coulon, âgée de 26 ans, vit à Clermont-Ferrand. Après quatre romans parus aux Éditions Viviane Hamy, dont
    Le Roi n'a pas sommeil - Prix Mauvais Genres France Culture / Le Nouvel Observateur 2012 -, elle est considérée comme l'une des voix les plus prometteuses de sa génération.

    Ce roman a reçu le Prix des Libraires 2017.

  • " Avec une élégance tranquille, Fred Vargas tisse, dans la touffeur de la Ville éternelle, avec de fréquentes incursions dans le monde feutré de la Bibliothèque vaticane, une toile subtile, donnant au lecteur un divertissement de qualité. " Le Monde
    Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois " empereurs ", promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de Rome.

    Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane !

    Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien – et père de Claude – est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.

    Que venait-il faire à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?

  • " Mon roman est un portrait d'artiste mais également un portrait de femme. À travers le personnage d'Ariane Claessens, j'ai travaillé à ma propre définition de la grâce, un mélange paradoxal de force et de fragilité. Ariane en est l'incarnation. Je l'ai voulue la plus humaine possible, c'est-à-dire pleine de contradictions. " Alexis Ragougneau

    " Un jour, dans mille ans, un archéologue explorera ton refuge. Il comprendra que l'ouvrage militaire a été´ recyclé en ermitage. Et s'il lui vient l'idée de gratter sous la peinture ou la chaux, il exhumera des fresques colorées intitulées
    La Vie de David Claessens en sept tableaux. Je les connais par coeur, ils sont gravés à tout jamais dans ma médiocre mémoire, je peux vous les décrire, si vous voulez faire travailler votre imaginaire :




    L'enfant prodige choisit sa voie.
    Il suscite espoirs et ambitions.
    Le fils trébuche, s'éloigne, ressasse.
    Dans son exil, l'enfant devient un homme.
    Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s'égare.
    Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.



    Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c'est moi qui l'ai, David. Moi, Ariane, ta soeur. "

  • "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • L'histoire d'une jalousie, l'histoire d'une vie...
    Eszter est une comédienne célèbre.

    Pourtant, les frustrations de son enfance – entre des parents ruinés mais de très vieille aristocratie – renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, l'ancienne gamine trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime, et qui l'aime.

    Le Faon dit la jalousie, plus, la haine, vécue comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la petite fille que fut Eszter n'a pas connu, n'a pas été.

    Son monologue est celui d'une femme qui se donne, se confesse et expie.

    " Construit comme une tragédie antique,
    Le Faon explore les Enfers d'une Médée hongroise dont le monologue tient autant de l'exorcisme que de l'expiation. "
    L'Express

  • " Un coupable idéal doucement timbré, quatre justiciers branquignols et des osselets. Sans feu ni lieu, comme les quatre précédents romans policiers de Fred Vargas, mise sur le décalage et l'absurde. " Libération
    Pourquoi Louis Kehlweiler dit l'Allemand, Marc, Lucien et Mathias – retranchés dans leur baraque pourrie de la rue Chasle à Paris -, s'intéressent-ils à un simplet à tête d'imbécile pas franchement sympathique, dont la culpabilité ne fait de doute pour personne, même pas pour eux ?

    Pourquoi tiennent-ils à sauver ce Clément Vauquer, un détraqué recherché par toutes les polices de Nevers et de Paris pour les assassinats effroyables d'au moins deux jeunes femmes ?

  • Premier roman d'Árpád Kun, Nord Bonheur est l'histoire d'Aimé Gbédo, alias Aimé Billion, un homme qui « après une vie entière sans chez soi, rentre enfin chez lui, vers l'inconnu ».
    Ce conte de fée contemporain, que l'auteur tisse à la manière d'un griot, entre le Bénin et la Norvège, met en scène un homme en quête de lui-même et une jeune femme prisonnière de son corps que l'amour parvient à révéler et à libérer.
    C'est le constat - difficile et amer - de ce qu'avoir un corps meurtri veut dire, mais aussi de cet espoir et cet élan vital si précieux qui sommeillent en nous. C'est cette vérité, toute simple, que tant qu'il existe quelqu'un à nos côtés, rien n'est perdu pour donner un sens à sa vie.
    Un roman initiatique inspiré de faits réels, un récit foisonnant d'histoires et d'humour.

    Árpád Kun est né en 1965 en Hongrie. Diplômé de l'Université de Budapest et de Paris la Sorbonne, il a enseigné l'histoire de la peinture à Budapest, écrit des scénarios de séries télévisées et travaillé comme lecteur d'université à Bordeaux entre 2003 et 2005. Depuis 2006, il vit en Norvège et travaille en tant qu'aide-soignant à domicile pour les personnes âgées. Il est l'auteur de Nord Bonheur, prix Aegon 2014, d'un autre roman, de quatre volumes de poésie, et d'un recueil de nouvelles.

  • " Trois récits jubilatoires qui se lisent trop vite, avec un plaisir que complète la poésie en noir et blanc de sept beaux dessins inédits de Baudoin " Les Échos
    Publiées séparément à des périodes différentes, ces trois nouvelles rassemblées en un volume mettent en scène le commissaire Adamsberg confronté aux sans-abri, aux " clodos ". Elles ont été légèrement remaniées, mais Fred Vargas a tenu à leur garder leur forme et leur substance originales. Les dessins de Baudoin sont inédits et ont été réalisés spécifiquement pour cette édition.

    "
    Danglard connaissait assez le commissaire pour comprendre, à la variation d'intensité de son visage, que quelque chose d'intéressant s'était produit ce matin. Mais il se méfiait. Adamsberg et lui avaient des conceptions très éloignées de ce qu'on appelle un "truc intéressant'. Ainsi, le commissaire trouvait assez intéressant de ne rien faire, alors que Danglard trouvait cela mortellement paniquant. Le lieutenant jeta un coup d'œil soupçonneux à la feuille de papier blanc qui voletait entre les mains d'Adamsberg. (... /...) À vrai dire, il s'était accoutumé à cet homme, tout en s'irritant d'un comportement inconciliable avec sa propre manière d'exister. Adamsberg se fiait à l'instinct et croyait aux forces de l'humanité, Danglard se fiait à la réflexion et croyait aux forces du vin blanc. "

  • " De ce récit savoureux, on retiendra surtout le héros, philosophe obscur mais perspicace détective, imaginé par Fred Vargas qui confirme ici son réel talent de romancière. " Le Courrier de l'Ouest
    Embusqué sur le banc 102, celui de la Contrescarpe, Kehlweiler, " l'Allemand ", avise une drôle de " bricole " blanchâtre égarée sur une grille d'arbre.

    Ce petit bout d'os humain – car il s'agit bien de cela – l'obsède jusqu'à ce qu'il abandonne ses filatures parisiennes pour rallier Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne.

    Et l'attente commence dans la salle enfumée du vieux Café de la Halle. Il écoute, il surveille, de bière en bière, de visage en visage... Et, sans trêve, par les routes humides et les grèves désertes, il fait courir son assistant, Marc Vandoosler, le médiéviste rencontré dans
    Debout les morts.

    Qui tue ?

  • Abigaël

    Magda Szabó

    " L'auteur fait coexister la petite et la grande histoire dans ce magnifique roman d'initiation peuplé de personnages insolites et complexes [...] Une véritable pépite. "​ L'Obs
    Gina ira en pension. Son père adoré l'a décrété sans donner la moindre explication : " Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! " Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte, reconnue pour la qualité de son enseignement.

    Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. Seule solution pour survivre, l'évasion... qui se solde par un échec piteux. Désespérée, l'adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l'antique tradition matulienne, Abigaël aiderait tous ceux qui le souhaitent. Et, miracle, l'ange gardien se manifeste ! Une série d'aventures rocambolesques sortent Gina du purgatoire et lui font comprendre la douloureuse décision de son père en même temps que le sens des mots honneur, solidarité et amitié.

  • " L'Heure du roi devrait faire partie du patrimoine de l'humanité " Le Canard enchaîné
    Chaque livre possède son histoire. Celle de
    L'Heure du roi, bijou de finesse littéraire et politique, est à l'aune de son contenu : extraordinaire. Publié dans une revue israélienne avant d'être reproduit dans les samizdat russes, il finit en Allemagne. Atypique dans la production russe contemporaine (par sa brièveté, son style, son propos, son intemporalité), le roman de Khazanov est à ranger dans la catégorie culte.

  • Une histoire d'amour, d'incompréhension et de désespoir.
    Dans sa maison de la Grande Plaine, Mme Szöcs attend : son mari est en train de mourir, il ne reconnaît plus sa femme et sa dernière phrase est destinée à Iza, leur fille trop aimée.

    Une fois son père enterré, Iza emmène sa mère vivre avec elle dans son appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à abandonner, arrangé la chambre, sans rien demander à sa mère, ni son avis ni ses envies.

    Peu à peu, la fragile petite vieille se pétrifie dans la non-existence qui lui est ainsi offerte, jusqu'au jour où elle décide de retourner dans son village...

    " Après le succès de
    La Porte, Prix Femina étranger 2003,
    La Ballade d'Iza est une poignante réflexion sur la difficulté d'aimer, de comprendre l'autre et sur la solitude intrinsèque des êtres. " Claire Julliard,
    Le Nouvel Observateur

  • L'histoire de Suzanne Lenglen commence en 1910. À 11 ans, elle reçoit de son père une raquette de tennis. Grande sportive, elle s'entraîne comme un homme et développe un jeu unique grâce à la pratique de la gymnastique et de la danse.

    Quatre ans plus tard, elle remporte son premier titre de champion du monde. C'est le début de la gloire.

    Entre 1919 et 1926, elle s'impose six fois aux Internationaux de France, six fois à Wimbledon, et décrochera trois médailles olympiques. Ses apparitions déchaînent les foules.

    Qui mieux que Gianni Clerici, journaliste italien, romancier, essayiste et spécialiste reconnu du tennis, aurait pu mieux retracer la vie exceptionnelle de Suzanne Lenglen, qui changea en quelques années seulement l'image du tennis et la place des femmes au sein de celui-ci ?

    Gianni Clerici est né en 1930 à Côme.

    Journaliste, grand reporter, romancier, essayiste, il est également un spécialiste reconnu du tennis.

    Ancien joueur, il a représenté plusieurs fois l'équipe d'Italie, notamment au Tournoi de Wimbledon en 1953. Commentateur des matchs pour la télévision, il est intronisé au International Tennis Hall of Fame en 2006.

    Les Éditions Viviane Hamy ont fait paraître en 2000 son roman Les Gestes blancs. Sa réflexion sur le sport est au coeur de toute son oeuvre.

  • " Pour Dominique Sylvain, seul compte l'art du chaos. " J.-Claude Jaillette, Marianne
    Alors qu'elle préparait un reportage sur l'adultère, Salomé Jolain, une jeune journaliste de TV24 à la renommée croissante a été sauvagement assassinée. On a retrouvé son corps dans la poubelle d'un square du 15e arrondissement de Paris, à proximité de l'hôtel de la Licorne. L'enquête est confiée au commandant Barnier, flic stoïque à la vie privée compliquée, et à son adjoint, l'énigmatique lieutenant Maze.

    Tous les proches de la jeune femme sont sur la liste des suspects, mais un nom retient toute l'attention de la Crim', celui d'Alice Kléber, la tante de la victime et créatrice du site
    lovalibi.com qui fournit aux amateurs d'aventures extraconjugales des excuses et des preuves clés en main pour justifier leurs absences.

    Un lien qui ne peut relever de la simple coïncidence...

  • " Cécile Coulon brosse le portrait saisissant d'une vie bâclée. Anthime, surnommé " le Pélican " parce que, semblable à l'oiseau, il s'arrache le cœur pour l'offrir à son public, est un héros de tragédie mais aussi notre semblable à tous. Son errance, servie par l'écriture survoltée d'une romancière désormais confirmée, est un pur morceau de bravoure. " L'Express
    Courir toujours plus vite, plus loin, à en user son corps, sa jeunesse, ses rêves...

    Anthime est un gamin comme les autres quand il découvre, avec sa sœur, la bourgade sans caractère où ses parents emménagent. Jusqu'au jour où il se démarque par sa rapidité à la course et devient le Pélican, une sorte de mythe dans la région.
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    Seulement l'adulation, la notoriété et le succès se fracassent sans rémission quand ses tendons d'adolescent mal entraîné le trahissent en plein élan. Il doit abandonner la course, faire le sacrifice de ses ambitions et de son amour pour Béatrice. Foudroyé par la trahison de son corps insolent, l'homme qu'il devient s'englue dans la médiocrité : il épouse Joanna, timorée et sans charme, s'ankylose dans une profession ennuyeuse...

    Et c'est d'un type bedonnant et sinistre que se moquent, vingt ans plus tard, ses anciens camarades. L'humiliation embrase sa colère et gifle cruellement son orgueil. Le Pélican pourra-t-il encore déployer ses ailes et se forger un destin digne de sa légende ?

    Une écriture survoltée taille et grave comme une pierre dure, la violence, la souffrance et la rage qui hantent le personnage du
    Cœur du Pélican.

  • " Et cet essentiel torché comme un " petit traité " est un petit régal de dérision, de causticité, de drôlerie. Fred Vargas s'en donne à cœur joie pour éclairer cette " mouise " qu'elle trouve trop éternelle ! " Le Canard enchaîné
    " [...] Et j'aime mieux vous dire tout de suite qu'il s'agit d'un traité définitif. Avant lui des broutilles, des tentatives maladroites, des égarements fâcheux, et c'est la planète tout entière qui continue de vagabonder de paniques en fourvoiements. Or nous sommes tout de même en 2001, et il serait grand temps de faire quelque chose. On n'a que trop tardé. Que depuis trente mille ans on recule pour mieux sauter, soit, je veux bien l'admettre. Mais un jour advient où trop, c'est trop, et où il est impérieux de saisir le taureau par les cornes. Par cette métaphore j'ai nommé la Vie, et ses mystères. Ses lots de questions insolubles et notre démarche chancelante faite de millions de bourdes inlassablement répétées. Alors qu'il est si simple, avec un petit traité tout bonnement efficace, de diriger valeureusement nos pas. Alors qu'il est si facile, en quelque cent feuillets, d'apporter un soulagement à nos errances. "

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