Sciences humaines & sociales

  • Un jeune maire entre en fonction. Il déborde d'enthousiasme, de projets, d'ambitions pour sa petite commune de trois mille habitants au coeur de la Provence. Mais ses administrés ont leurs problèmes, qui les tourmentent plus que l'avenir de leur cité. Parce qu'il n'est pas du pays, parce qu'il n'est pas partie aux mille intrigues, drames, rivalités, passions qui les animent, ils viennent se confesser à lui, le prendre à témoin, le solliciter comme arbitre, lui demander secours. Ce rôle de médecin des âmes, il ne l'avait pas prévu et, d'abord, il ne se sent pas qualifié pour l'exercer. Mais il s'impose à lui : pour faire aboutir les initiatives qui lui tiennent à coeur, il lui faut, à tout moment, mériter la confiance et l'adhésion de la population. Il ne peut l'obtenir qu'en répondant à son attente, en partageant ses angoisses, en leur cherchant et en leur trouvant des remèdes. Ainsi commencent, et se poursuivent tout au long de ses mandats, un dialogue constant et un enchevêtrement nécessaire entre ses préoccupations et celles de ses administrés, qui deviennent par force les siennes. Crises personnelles et crises municipales se succèdent et se mêlent inextricablement. Peu à peu, ayant connu des échecs et des succès, l'expérience aidant, le jeune maire devenu plus sage, se forge, au contact des misères et des joies si intensément vécues par son village, une certaine conception de l'existence.

  • Rendre la joie de vivre à des milliers d'êtres humains, telle est la tâche entièrement nouvelle à laquelle s'est attelé, avec un extraordinaire succès, Pierre Vellas, un pionnier. Cette aventure, cette expérience, Pierre Vellas nous la raconte dans un livre plein de surprises et de dynamisme. Chausser des skis, quand on ose à peine marcher, s'initier à Picasso et à Bob Dylan à soixante-quinze ans, faire l'apprentissage d'une nouvelle hygiène mentale, physique et sociale, sont quelques-uns des bienfaits de l'Université du Troisième Âge créée par Pierre Vellas, à Toulouse, en 1973. Son efficacité a été stupéfiante. Cinquante universités de ce type ont surgi en France après celle de Toulouse, d'autres dans le monde entier. Dans moins de dix ans, le nombre de retraités atteindra dix millions. En contribuant à répondre aux besoins de cette population considérable, l'Université du Troisième Âge apparaît comme une des innovations les plus importantes de ce siècle.

  • L'amour est, comme la mort, le lieu commun absolu. Tout homme, toute femme, en fait un jour ou l'autre l'expérience. Et ce chagrin étrange dont il devient un jour la cause, qui peut prétendre y échapper, qui peut prétendre s'en préserver ? Jeanne Cressanges a réuni une masse considérable de documents, elle a rassemblé les données de l'expérience et les résultats les plus récents des recherches psychologiques : d'où cette somme où, pour la première fois, le chagrin d'amour est analysé dans sa vérité la plus large, et pourtant la plus concrète. Des confidences anonymes d'hommes et de femmes, d'adolescents et de vieillards, issus de tous les milieux, qui répondent à un interrogatoire fort indiscret ; le point de vue des sociologues, des psychiatres, des sexologues sur ces romans vécus et ces confessions bouleversantes ; un essai de l'auteur, en avant-propos, qui analyse brillamment les causes et les modalités de cette blessure qu'est le chagrin d'amour ; des conseils pratiques enfin, ou des adresses utiles, qui pourront fournir à d'aucuns le secours nécessaire... : le livre de Jeanne Cressanges ne néglige aucun aspect du problème. On pourrait le lire aussi comme le commentaire inlassable du mot fameux d'Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux.

  • Nous allons aborder le troisième millénaire, dotés du plus sophistiqué des instruments culturels que l'humanité ait jamais été en mesure d'inventer, et pourtant encore accablés de nos peurs originelles et menacés de toutes les régressions inhérentes à l'espèce. Observateur attentif à la meilleure place qui soit, puisqu'il est chargé de programmes à la Télévision française, Jean Capin dissèque le nouveau paradoxe culturel : voici un instrument capable de sacraliser le quotidien, et de faire de chacun de nos moments des instants totalement et consciemment perçus, et il ne semble avoir de cesse de nous précipiter à fond de train vers notre fin. Un instrument capable de réaliser un nouvel équilibre entre l'individu et le citoyen. Or, le nouvel individu ne revendique plus ses raisons d'être et le citoyen mort-né fouille déjà dans les cendres de son histoire. La culture peut enfin espérer sortir de ses temples et servir à l'action - et jamais elle n'a véhiculé autant de faux-semblants et de complaisances morbides. Dans certaines conditions, l'imagination pourrait prendre en charge le réel, et forcer les verrous des anciens réalismes, pour provoquer une nouvelle exaltation de l'espèce sur elle-même - et elle ne sert plus qu'à enfoncer les êtres dans des cavernes sans communication entre elles. La télévision serait-elle le dernier avatar d'une culture irrémédiablement condamnée ?

  • Ce livre est le témoignage exceptionnel d'un médecin, qui a réussi à établir des échanges privilégiés avec des alcooliques de toutes conditions sociales, dans le cadre d'un hôpital général. Il présente ici son expérience d'une nouvelle approche d'une des maladies les plus rebelles aux méthodes classiques. Il a innové, en faisant participer d'anciens malades en postcure à la réalisation même de cet ouvrage. Sous des noms d'emprunt, ils jouent leurs propres rôles et, pour la plupart, cette collaboration a été un prolongement très positif de leur traitement. Un des aspects les plus originaux de l'initiative thérapeutique du Dr Haas, est qu'il rompt avec la neutralité bienveillante du psychanalyste, qu'il fonde son action sur la réciprocité des relations, et qu'il encourage ses patients à écrire leur biographie, et à noter leurs impressions personnelles dans une correspondance ou un journal de bord. Dans une première édition, publiée sous le titre Médecin du bateau ivre, le Dr Haas voulait insister sur l'importance de l'environnement : son bateau ivre, c'est la société tout entière, solidairement embarquée dans le naufrage de certains de ses membres de plus en plus nombreux. Dans cette seconde édition, l'auteur met l'accent sur sa recherche thérapeutique : comment soigner les cas difficiles par la lecture et l'écriture.

  • Femmes de 40 à 55 ans, mes soeurs, j'ai eu cette ambition, vous montrer telles que vous êtes, vous rendre votre image, la vraie, pas celle de la publicité et des magazines. 575 femmes ont répondu, presque toutes avec sincérité, voire enthousiasme, au questionnaire, aussi complet qu'indiscret, que Jeanne Cressanges avait envoyé à 2 000 d'entre elles. Elle est entrée directement en contact avec des dizaines de femmes, appartenant à toutes les catégories sociales. C'est ainsi qu'elle a pu dresser un bilan complet de leurs rapports avec elles-mêmes (beauté, santé, sexualité), leur entourage familial (mari, enfants, petits-enfants, parents, beaux-parents, amants, amies), ou socio-professionnels (travail, loisirs, engagement politique et religieux). Chaque lectrice pourra répondre (pour elle-même) au questionnaire de Jeanne Cressanges reproduit à la fin de ce livre, avec des renseignements pratiques de tous ordres. Mais Jeanne Cressanges n'est pas une enquêteuse comme les autres. Écrivain, elle a le don de sympathie. D'où ce livre vivant, chaleureux, nourri de portraits et d'histoires vécues. Parmi toutes les découvertes que l'auteur nous fait partager sur la psychophysiologie des femmes de cet âge, l'une est essentielle : tiraillées avec une violence peut-être unique dans l'histoire des sociétés, entre leur passé traditionnel et l'avenir bouleversant qui se dessine, ces femmes nous donnent l'image authentique de la Femme et de sa vraie vie puisque, de leur propre aveu, c'est autour de la quarantaine qu'elles ont atteint l'épanouissement de leur maturité, affective, intellectuelle et sexuelle. Voilà qui remet en cause le vedettariat de la jeune femme, imposé par une société mercantile.

  • À l'heure où la loi Veil sur l'avortement risque d'être remise en cause, Lucien Neuwirth s'indigne : il ne saurait être question de revenir à l'avortement clandestin, aux tribunaux, à l'accouchement obligatoire. Comment en est-on arrivé à de telles absurdités ? La France serait-elle un des pays les plus rétrogrades du monde ? En 1967, Lucien Neuwirth, député de la Loire, avait, au milieu de difficultés innombrables, fait adopter la loi sur la régulation des naissances. Il fallut attendre cinq ans pour que les décrets d'application fussent promulgués, et avec quelle timidité ! L'opposition du président Pompidou fut un signe de cette résistance au progrès. Comment s'étonner, dès lors, qu'on se batte pour ou contre l'avortement ? Qu'on oppose l'affaissement de la natalité à la libération des femmes ? On a aujourd'hui les moyens scientifiques de contrôler la natalité. La solution, c'est une maternité heureuse. Aux états-majors politiques de le comprendre, et de mener le vrai combat ! Le XIXe siècle acculait les femmes à l'infanticide, et au suicide. La première moitié du XXe siècle fut l'époque de la peur et des avortements clandestins. L'ère de la contraception permettra au couple de fonder une famille, en amour et en dignité.

  • Le siècle prochain sera-t-il le dernier de l'histoire humaine ? On prévoit la fin de notre civilisation dans moins d'un siècle ; 140 milliards d'individus peupleront alors la terre. Il ne s'agit pas là de futurologie. Le drame se joue aujourd'hui ; c'est bien notre mort qui est en question. La mer, dépotoir de déchets industriels, chimiques et atomiques, recouverte d'un continent à l'autre d'une couche constante d'hydrocarbures. Des poissons bourrés de poisons, des moules pleines de bactéries, les tomates de picloram, les vaches de tranquillisants, et la peau des consommateurs de boutons. Eaux, airs et terres polluées, oiseaux assassinés, arbres malades c'est l'effondrement de l'équilibre naturel. Chiffres et documents à l'appui, Philippe Diolé fait magistralement le tour du problème. Ces huit lettres percutantes nous concernent tous, à chaque heure de la vie quotidienne : la nuit, les usines ouvrent les vannes de leurs poubelles chimiques dans nos rivières ; le jour les pétroliers géants nettoient leurs cuves en mer. Ici, c'est un réacteur atomique qui s'emballe, menaçant de radio-activité toute une population. Là, c'est l'éclosion d'une hépatite virale ou d'une nouvelle maladie de peau. Oui, le drame se joue tous les jours, et c'est notre vie qui est en jeu et celle de nos enfants. Qu'on soit Président ou simple citoyen, aucune de ces huit lettres ne laissera quiconque indifférent.

  • Si l'homosexualité n'étonne plus personne, il n'y a pas si longtemps, cette expérience était encore vécue douloureusement, sinon dans le drame : source de conflit intérieur social. Avec Thierry, nous rencontrons un adolescent qui, pour la première fois peut-être depuis qu'il y a des hommes qui aiment les hommes, cède à ses désirs, s'en enchante et les chante, sans inquiétude, ni doute, ni souffrance. Thierry est un mutant. Il vit l'amour et le commente d'une façon singulière. Aucune littérature, ni censure. Mais deux paroles qui se répondent et se correspondent. Tout désentravés que nous croyons être, il nous arrive de frémir. Si nouveau est ce que Thierry raconte, que nous en resterions à notre première impression de scandale, si ne nous éveillait la trouée, dans cette nuit, d'une lumière inconnue. Enfin débarrassée de contraintes millénaires, la sexualité tout entière est, aujourd'hui, sur le point d'être définitivement libérée. La politique elle-même est ici différente : passionnée, passionnante, renouvelée. Une politique intégrée à la vie difficile, pauvre, que choisit Thierry. Et ces hommes, ces femmes que nous voyons naître autour de nous, et dont ce garçon est un des représentants les plus extraordinaires, c'est en vain que nous tenterions de les mettre en garde. Ils foncent, Thierry s'enfonce dans les ténèbres de cette fin de siècle, pour déboucher dans un autre monde, qu'ils contribuent à créer, et dont ils veulent espérer qu'il sera plus heureux que le nôtre.

  • C'est à Bordeaux en 1946 que Jean-Claude Guillebaud et Pierre Veilletet nous présentent Jacques Chaban-Delmas : le jeune général de brigade (il a trente et un ans) part à la conquête de la métropole girondine où il n'a ni amis ni relations. Élu député, il emporte un an plus tard la mairie qu'il défendra contre des adversaires dangereux, avec habileté, avec machiavélisme diront quelques-uns. Radical-socialiste et gaulliste, ministre de la IVe République, président de l'Assemblée nationale sous la Ve République, Premier ministre sous la présidence de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas a l'art d'être heureux en politique. La chance continuera-t-elle à lui sourire ? Où sa destinée le conduira-t-elle ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Reprenant une pensée, vieille de trois quarts de siècle, d'Edgar Quinet à propos de l'Allemagne : "Il n'y a pas de pays sur lequel nous nous soyons aussi continuellement égarés", Jean Botrot écrit que notre opinion publique et même nos bons auteurs, à l'exception de quelques spécialistes, se sont toujours acharnés à juger les Allemands tels que nous craignons qu'ils soient ou tels que nous voudrions qu'ils fussent, jamais tels qu'ils sont dans le moment. Et c'est peut-être le souci d'asseoir son opinion qui l'a poussé vers l'Allemagne et à écrire ce livre. Ce n'est pas là, comme beaucoup d'ouvrages publiés depuis douze ans, une série de vues fragmentaires et rapides. Journaliste accompli, ayant appartenu, entre les deux guerres, à la grande équipe des reporters internationaux dont les chefs de file étaient Albert Londres, Henri Béraud, Edouard Helsey ; ayant obtenu en 1936 le prix Albert Londres, Jean Botrot a été, après la Libération, directeur des Services français d'Information à l'étranger, puis est revenu au grand reportage. A cet observateur sans oeillères, de nombreux séjours outre-Rhin, avant et après la guerre (le dernier datant de janvier 1957), ont permis des confrontations ayant valeur d'enseignement. Il a connu l'Allemagne de Weymar, et l'hitlérisme, puis l'a vue écrasée par un inimaginable désastre. Il l'a vue se remettre au travail, se dégager des ruines, se reconstruire, se reprendre à vivre reprendre voix, et son rang économique et politique. Parallèlement à cette résurrection, il a observé ce qui est peut-être plus important - l'évolution et le mouvement des idées, des mentalités, de l'opinion : de celle des milieux dirigeants, du chancelier Adenauer et de son entourage, de chefs de partis et d'industries, à celles de "l'homme de la rue" et des campagnes. Et tout cela conversations, choses vues, comparaisons et documents - constitue le "portrait" impartial et vivant, d'une Allemagne toute neuve qui surprendra sans doute beaucoup d'entre nous. Ce livre n'a pas la prétention de percer l'avenir. Mais il expose clairement, lucidement, l'état présent du "voisin allemand". Cette connaissance permettra à chacun de nous de prendre position à l'égard de l'Allemagne, à l'égard des grandes questions qui nous séparent ou nous rapprochent, et de se tracer une ligne de conduite pour que l'Europe soit un peu plus qu'une expression géographique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Réunis par les soins d'une haute personnalité de l'Enseignement, Monsieur Pierre Clarac, ces Morceaux choisis de Colette constitueront comme ceux d'André Maurois une parfaite initiation à l'oeuvre de l'auteur des immortels « Dialogues des Bêtes ». L'ouvrage est présenté et composé de façon à faire connaître et aimer par les générations qui étudient actuellement notre littérature le style incomparable et la sensibilité si vive, qu'elle parle de la nature, des bêtes ou des hommes, de celle, en qui certains, et des plus autorisés, voient le plus grand écrivain français vivant : Colette.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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