Presses Universitaires de France

  • Avec ce premier livre en français visant un large public, le prix Nobel d'économie 2014 nous fait partager sa passion pour la discipline. Il défend une certaine vision de l'économie, science qui fait le pont entre la théorie et les faits au service du bien commun, et de l'économiste chercheur et homme de terrain. Ce faisant, ...

  • Merleau-Ponty affirmait que les problèmes humains étaient sans doute insolubles, mais qu'entre les questions qu'ils suscitent et les réponses que nous tentons d'y apporter se tient l'espace, modeste et fragile, d'une vie. La vie elle-même est toutefois le plus insoluble de nos problèmes : nous ne sommes pas armés pour l'affronter. Vivre n'a rien d'un sport de glisse. Le monde extérieur, les autres, nos responsabilités suscitent en nous une peur primordiale, à côté de laquelle tout le reste n'est que simples tracas. Comment affronter la maladie, les aléas et les tempêtes ? Comment faire face au pire et comment se remettre d'avoir un jour vécu le meilleur ? À ces questions, ce livre entend non pas donner des réponses toutes faites mais proposer traitements et remèdes. Une philothérapie où aucune de nos craintes ni aucune de nos crises n'est éludée, de la passion amoureuse au burn-out, en passant par les problèmes de voisinage, les raseurs et le démon de midi. Jamais la philosophie n'a été aussi utile.

  • Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l´esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d´une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l´adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N´était-il pourtant pas raisonnable d´espérer qu´avec la libre circulation de l´information et l´augmentation du niveau d´étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?
    Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.

     

  • La Religion (1793) confronte la raison à deux énigmes. D'une part, comment le mal commis est-il possible ? Nous jugeons les auteurs des maux infligés aux êtres humains par d'autres êtres sans douter de leur appartenance à l'humanité (puisque nous ne jugeons que des humains), alors que le choix de les commettre est, pour un être raisonnable, incompréhensible. Énigme d'autant plus forte que l'humanité commet infiniment plus de maux qu'elle ne fait le bien. D'autre part, la croyance est une énigme pour l'incroyant, comme l'incroyance l'est pour celui qui croit. C'est ainsi toute une part du référentiel selon lequel chacun déchiffre le monde qui nous reste mystérieuse dans les relations interpersonnelles, lors même que la pratique d'un culte est le plus souvent publique. Le rapprochement des deux problèmes ainsi posés à la raison fait l'unité d'un livre qui, au moment où s'achève l'époque des Lumières, en interroge à la fois les ressources et les limites.

  • Depuis trois décennies, le terme de « barbares » a fait l'objet d'un intérêt accru. Alors que la plupart des travaux universitaires portaient jusque-là sur les civilisations bien documentées par les sources écrites, une attention nouvelle a été accordée aux espaces jugés extérieurs, aux zones de contact, aux pratiques d'échanges et aux formes de la représentation mutuelle. Le barbare apparaît aujourd'hui moins comme l'ennemi irréductible du « civilisé » que comme un autre, que l'on doit construire par des dispositifs multiples et qui s'avère nécessaire pour se définir soi-même. Sous une forme proche d'un dictionnaire, ce livre étudie ainsi la création et l'exploitation de cette altérité à travers des exemples précis pris dans l'histoire mondiale. Les domaines explorés sont multiples : linguistique, philosophie, sources textuelles, archéologie, histoire de l'art, lieux de mémoire, personnages historiques, droit, culture matérielle, ethnographie, sociologie, historiographie, muséographie, représentations médiatiques...

  • Qu'est-ce que le féminisme au juste ? Ce dictionnaire apporte une réponse large (la contestation de l'inégalité entre les sexes), plurielle (les mouvements de femmes, les philosophies ou idéologies qui les nourrissent) et contextualisée. Il n'y a pas de définition universelle et diachronique du féminisme, forme de résistance à un contexte oppressif spécifique. La diversité des vies de militant.e.s, des moyens d'action et d'expression, des revendications et objectifs montre au contraire combien le féminisme prend les couleurs du temps et des lieux qu'il investit. Mais il est aussi, en retour, une force de transformation culturelle sociale et politique de tout premier plan. Issu de recherches universitaires récentes, ce dictionnaire est à la fois biographique et thématique. Il rend compte, avec méthode et pédagogie, de toute la richesse du mouvement féministe en France. Il pourra accompagner les découvertes et les approfondissements pour tous les publics, à l'université, dans les médias, dans les mouvements militants. En effet, le féminisme reste un mouvement peu connu ; il est pourtant à l'oeuvre dans l'une des plus profondes transformations sociétales des deux derniers siècles : le recul de la domination masculine, les progrès de l'égalité des sexes et des libertés, la mise en question de la différenciation hiérarchisée (le genre). Autant de luttes toujours d'actualité, même si le féminisme d'aujourd'hui se différencie des premières mobilisations collectives pour les droits civils et politiques.

  • Pourquoi les loyers sont-ils si élevés ? Les immigrés nous volent-ils nos emplois ? Qu'est-ce qu'un marché ? Quels sont les ressorts d'une vente aux enchères ? Pourquoi payez-vous votre café si cher ? Pourquoi les taux d'intérêt font-ils le yoyo ? Et à qui profite le crime ?Ces questions, et beaucoup d'autres, ...

  • Comment expliquer la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme ? Gérald Bronner défait un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, à travers l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur. En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, son texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines : la radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.

  • Cette Petite psychanalyse de l´argent nous éclaire sur les ressorts inconscients de l´économie. Notre utilisation de la monnaie est, au même titre que la parole, le propre de chacun. Elle rend compte du désir qui nous anime. Il y a des mutiques et des avares, des prodigues et des bavards, des accents chantants et des voix sourdes, des pièces d´or et des billets usés.
    À partir de son expérience clinique, s´appuyant sur les travaux des économistes, ainsi que sur la peinture, la litté­rature et le théâtre où grippe-sous, paniers percés, flambeurs et radins abondent, Patrick Avrane, dans un style alerte, nous fait entendre ce que nous faisons de l´argent, comme ce qu´il fait de nous.

  • De quoi la révolution numérique est-elle la révolution ? Sur le plan de l´histoire, elle est une nouvelle révolution technique qui consiste en l´avènement du « système technique numérique ». Mais, sur le plan humain, elle est surtout une révolution philosophique qui modifie en profondeur nos structures perceptives. La révolution numérique est une nouvelle révolution « ontophanique », c´est-à-dire un ébranlement du processus par lequel l´être (ontos) nous apparaît (phaïnô) et, par suite, un remaniement de l´idée même que nous nous faisons de la réalité. Les appareils numériques modifient la qualité phénoménologique de notre être-au-monde et nous réapprennent à percevoir. C´est pourquoi la prétendue différence entre le réel et le virtuel n´existe pas et n´a jamais existé. Nous vivons dans « l´ontophanie numérique », c´est-à-dire un environnement à phénoménalité numériquement centrée mais foncièrement hybride, à la fois numérique et non numérique, en ligne et hors ligne, qui forme une seule et même substance continue. Aussi le design numérique joue-t-il un rôle essentiel dans notre capacité à rendre le monde habitable, c´est-à-dire à créer de l´être.

  • Livre très original quant à sa forme : un commentaire bio-bibliographique à partir de chaque texte de Freud. Ce travail s'appuie sur un parcours intellectuel à la fois personnel et collectif. Personnel : une rencontre avec la psychanalyse freudienne et une longue expérience de psychanalyste. Collectif : aboutissement d'un travail en séminaire de lectures chronologiques de l'oeuvre de Freud, travail commencé en 1988 dans le cadre de la formation de psychanalystes au Centre de psychanalyse Raymond de Saussure à Genève.
    Cet ouvrage se présente ainsi comme "un guide de l'oeuvre freudienne" chaque chapitre est consacré à un texte : une présentation, puis des éléments biographiques et un commentaire de ce même texte.
    "On peut lire Freud d'une manière ponctuelle, à la carte, un article ou un livre.... On peut aussi lire Freud de manière chronologique depuis les Etudes sur l'hystérie publiées en 1895 jusqu'à l'Abrégé de psychanalyse rédigé en 1938, un an avant sa mort. Lire les oeuvres dans l'ordre de leur parution permet au lecteur de saisir l'évolution de sa pensée au cours de sa vie.... Je pense que cette expérience s'avère particulièrement stimulante dans le cadre d'un groupe de lecture."

  • La publication de ce cours inédit de Bergson est un événement. Donné au Collège de France en 1902-1903, il a été intégralement pris en note, au mot près, par les sténographes de Charles Péguy. Il représente donc le trait d'union entre l'oeuvre écrite à laquelle le philosophe tenait exclusivement et l'enseignement oral d'où provient sa renommée, cette fameuse « gloire » de Bergson qui a si profondément marqué le premier XXe siècle. Au prisme de sa pensée de la durée, Bergson y revisite les philosophies de Platon, Aristote, Plotin, Descartes, Leibniz et Kant, et prépare là ce qui deviendra un chapitre majeur de L'Évolution créatrice.
    Édition établie, annotée et présentée par Camille Riquier, sous la direction scientifique de Frédéric Worms.

  • Les frontières représentent aujourd´hui un enjeu complexe dans la vie des personnes. Elles relient et divisent, elles se font mobiles, s´individualisent aussi, laissant circuler librement certains et retenant d´autres. Qu´elles s´ouvrent ou se ferment, elles font l´objet de politiques publiques spécifiques et constituent un levier privilégié du capitalisme marchand. Elles sont le lieu d´exacerbation des processus politiques, sociaux, économiques actuels, un laboratoire de notre époque.
    Pour l´heure, les frontières internationales restent les supports d´une citoyenneté qui elle-même fonde la démocratie... Mais la façon dont nos limites vacillent met en évidence le devenir incertain de nos systèmes politiques. Comprendre ce qu´est une frontière aujourd´hui, c´est ainsi interroger l´avenir de nos sociétés et reformuler notre relation au monde.

  • Le livre interroge la trajectoire de l´enseignement de Jacques Lacan, qui le fait passer du concept de l´inconscient « structuré comme un langage », symbolique donc, à l´affirmation de « l´inconscient réel ». Lacan dégage ce qui la fonde : les questions analytiques restées en souffrance à chaque pas, notamment autour de cet objet majeur de l´analyse qu´est le symptôme. Il déplie les remaniements en cascade impliqués par la prise en compte de ce qui n´est pas symbolique, lesquels touchent l´ensemble de la théorie et de la pratique de la psychanalyse : révision du concept du sujet de l´inconscient, des formations dites de l´inconscient (rêves, lapsus, actes manqués, etc.), de la fonction du transfert, de la clinique du symptôme, de la jouissance et des affects, de la fonction du Père, de la visée d´une cure analytique orientée vers le réel, de son tempo, de sa fin, sans oublier... les questions de l´institution analytique.

  • La langue française est complexe et personne n'est à l'abri d'une faute. Parce que tout le monde, d'une manière ou d'une autre, est amené à rédiger, un guide accessible et efficace, répertoriant les erreurs les plus fréquentes, s'avère un outil précieux. Les fautes d'orthographe mais aussi de grammaire et de syntaxe les plus courantes sont analysées et corrigées. Afin de rendre sa consultation agréable, de nombreuses anecdotes jalonnent le propos. Des encadrés permettent d'approfondir certains points particulièrement difficiles.

  • La pensée philosophique peut-elle faire plus que comprendre les problèmes ? Peut-elle être source de solutions pour l'action ? Dans ce recueil d'inédits dont le fil directeur est la pensée philosophique, son développement, sa portée et la tâche qui lui incombe, Gilbert Simondon apparaît comme l'homme d'une philosophie aussi exigeante, lucide et probe que réaliste : c'est quand la pensée est vraiment réflexive qu'elle peut être source d'action, donner des normes, se faire vraie morale et vraie politique par-delà les mythes et les partis pris sclérosants, « scolastiques ». Ces promesses de la pensée n'ont cessé d'être soulignées dans toute son oeuvre. Un volume qui articule constamment la pensée et l'action, les problèmes posés par le monde actuel et leurs solutions.

  • L'ouvrage décrit la transformation de l'idée de photographie en histoire : comment les pratiques de l'image, du XIXe au XXIe siècle, dépassent le discours normatif sur les images naturelles et exactes en lui substituant une constellation de récits, en relation avec la croissance d'archives photographiques dont les « documents » s'emplissent au fil du temps de signes du passé. Il s'agit en même temps de suivre les tours et détours de la relation, réputée évidente mais en réalité complexe, entre photographie et histoire. Les images et les histoires de photographies ont aussi souvent joué contre l'histoire que pour elle ; elles en ont fait la critique plus souvent que la fabrique ; elles ont nourri des contre-histoires - à commencer par ce que l'on appelle l'histoire de la photographie - autant que des histoires. Il s'ensuit que le questionnement sur ce que « vaut » une image photographique en histoire rejoint le questionnement plus général sur ce qu'est l'histoire.

  • En quoi le monachisme peut-il servir à penser les rapports entre le christianisme et la modernité contemporaine ? Cette forme de vie communautaire à l'écart du monde, qui se donne pour l'anticipation du Royaume à venir, s'inscrit dans trois régimes de temps : temps de l'Église, temps du Royaume et temps de la société. Par ce jeu, elle a condensé et condense encore les tensions et les contradictions du rapport du christianisme à son environnement social. Du rêve de la reconquête à la révolution oecuménique, de la réinvention de la communauté à l'utopie de l'hospitalité inconditionnelle, le monachisme est un lieu où s'écrit depuis près de deux siècles la dramaturgie du christianisme contemporain. Le propos de cet ouvrage, qui relève à la fois de la sociologie historique et de l'enquête sociologique de terrain, est d'identifier les configurations typiques de ce rapport entre le XIXe et le XXIe siècle, sur le terrain des monastères d'hommes, bénédictins et cisterciens, en France.

  • Célébrées pour leurs idéaux politiques égalitaires, les cités grecques sont, de fait, des sociétés très hié-rarchisées. Si les inégalités de genre et de fortune y sont anciennes, celle fondée sur le droit naît au VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition de statuts personnels.

  • Faut-il faire du droit animalier une discipline à part entière ? Ce qui pourrait être considéré comme un pan du droit environnemental est sur le point aujourd'hui de voler de ses propres ailes, poussé par des sociétés de plus en plus enclines à considérer les animaux dignes de justice.Retracer l'histoire de ce droit animalier, ...

  • En retraçant, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque moderne, la manière dont les philosophes ont traité la délicate question de la liberté, Bergson démontre la nécessité, mais aussi le caractère radicalement neuf, de sa propre théorie de la liberté. On retrouve ici, sous une forme différente et enrichie, des thèmes chers à Bergson et déjà traités ailleurs (puisque la liberté faisait l'objet de l'Essai sur les données immédiates de la conscience en 1889), mais on y découvre aussi des interrogations nouvelles : l'investigation sur la vie (l'un des laboratoires de L'Évolution créatrice, 1907), une philosophie de l'histoire de la philosophie, et même, c'est là la surprise majeure, une prise en charge des thématiques morales et politiques telle qu'elle aboutira aux Deux Sources de la morale et de la religion en 1932. Prononcé dans l'amphithéâtre plein du Collège de France, ce cours nous fait entendre mot à mot, dans un dactylogramme établi à l'intention de Péguy, la voix de Bergson, indissociable selon le philosophe de l'expression conceptuelle.

  • L'art-thérapie n'a pas fini de bouleverser les paysages de la psychothérapie et de l'art. Cette nouvelle conceptualisation place le sujet en créateur dans l'expression artistique afin qu'il le soit davantage dans sa propre vie. Elle est l'art du dispositif en arts plastique, scénique, sonore et de l'écriture pour travailler indirectement sur soi et faire en sorte que la création fasse processus de transformation. L'art-thérapie trouve ici des concepts originaux étudiés dans le détail et illustrés dans les soins, la pédagogie, le développement personnel, la relation à l'autre et l'histoire de l'art. Elle participe au changement des mentalités qui promeut la symbolisation accompagnée comme projet sociétal.

  • Loin d'être une énième étude sur Proust, cet ouvrage le fait redécouvrir à ceux qui en sont déjà familiers, et donne envie de s'y plonger à ceux qui ne le seraient pas encore.Son originalité tient à sa simplicité : le narrateur de La Recherche est enfermé dans le monde idéal de son imagination, ...

empty