• "Nous faisons partie d'un écosystème qui nous est indispensable. On a longtemps pensé que l'homme pouvait dominer la nature, en profiter, en faire son esclave. On retrouve cette injonction dans la Bible, dans la Genèse et également chez Descartes. Mais c'est une très mauvaise solution car notre domination sur la nature nous amène à des catastrophes. Il faut abandonner l'idée de profit pour tenter d'appréhender nos interactions avec tous les éléments de la nature, et comprendre que ces interactions nous sont fondamentales et qu'elle sont menacées."

    Hubert Reeves est un astrophysicien québécois, auteur de nombreux ouvrages.
    Pascal Lemaître est un illustrateur belge, collaborateur régulier des éditions de l'Aube.

  • Biomiméthique ; répondre à la crise du vivant par le biomimétisme Nouv.

    La crise du Covid révèle la difficile intégration de nos organisations sociales, économiques et politiques au sein de la toile du vivant planétaire, preuve de la crise de notre relation au vivant.En quoi le biomimétisme peut-il nous aider à faire face à cette crise ? La vision biomimétique vise à rendre compatibles les flux des activités économiques avec ceux du vivant, en s'assurant de la compatibilité de les matériaux et processus mobilisés par l'économie avec les capacités biologiques de la biosphère.Emmanuel Delannoy cherchera à éclairer les limites de la transition écologique actuelle, ainsi que les perspectives ouvertes par une conception régénératrice et réparatrice de l'économie. Puis il présentera les valeurs et les principes d'actions pour une éthique du biomimétisme.

    /> Parmi les pionniers du biomimétisme en France, Emmanuel Delannoy explore, depuis plus de vingt ans, les zones de friction et les convergences possibles entre économie et biodiversité. Depuis 2018, il est associé fondateur de Pikaia, où il oeuvre à favoriser la métamorphose des entreprises vers des modèles résilients, régénératifs et inspirés par le vivant. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages publiés par Wildproject : L'économie expliquée aux humains (2011) et Permaéconomie (2016).

  • Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l'environnement se sont transformés en pollutions globales. Le climat se réchauffe, les mers s'acidifient, les espèces disparaissent, les corps s'altèrent : en rendre compte d'un point de vue historique permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement face à un processus qui semble devenu inéluctable. Car le grand mouvement de contamination du monde qui s'ouvre avec l'industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles successifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles. En embrassant l'histoire des pollutions sur trois cents ans, à l'échelle mondiale, François Jarrige et Thomas Le Roux explorent les conflits et l'organisation des pouvoirs à l'âge industriel, mais aussi les dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.
    François Jarrige est maître de conférences à l'université de Bourgogne. Il a notamment publié Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences (La Découverte, 2014).
    Thomas Le Roux est chargé de recherches au CNRS (CRH-EHESS). Il est notamment l'auteur de Le Laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770-1830 (Albin Michel, 2011).

  • En 2027, dans une République Dominicaine ravagée par des désastres écologiques, Acilde, adolescente de classe pauvre, tente de survivre et d'acquérir la Rainbow Bright, drogue qui lui permettrait de devenir un homme sans intervention chirurgicale.En 2001, Argenis, artiste en perdition, rejoint une résidence à Sosùa, plage destinée à devenir un sanctuaire marin.Par un concours de circonstances, Acilde et Argenis se retrouvent en contact avec leurs vies antérieures, à deux époques-clés de l'histoire des Caraïbes. Parviendront-ils à empêcher les catastrophes qui ont détruit leur pays ?Rita Indiana nous livre un grand roman politique, décolonial et écologique, qui interroge la responsabilité du capitalisme dans le désastre écologique, et la dualité entre individualisme et bien commun.

    Rita Indiana vit à Saint-Domingue. Elle est considérée aujourd'hui comme l'une des autrices les plus talentueuses de la littérature caribéenne contemporaine. Avec Les Tentacules elle a obtenu en 2017 le prix de l'Association des écrivains caribéens, premier livre de langue espagnole à être ainsi récompensée. Elle est également musicienne et produit avec son groupe Rita Indiana y los Misterios un merengue aussi hybridé et vitaminé que sa langue.

  • Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation. Commerce d'animaux sauvages, domestication, expériences menées sur des animaux, captivité forcée, chasse et pêche... C'est cette liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme qu'établit l'auteur dans une première partie.Mais il n'en reste pas là : il démontre ensuite à quel point ce carnage est une tragédie pour l'espèce humaine puisqu'elle provoque la destruction des écosystèmes, nie la sensibilité des animaux (désormais avérée scientifiquement) et se révèle être une supercherie de l'industrie agro-alimentaire. Enfin, il dessine un plan d'action pour en finir avec l'anthropocentrisme et propose des méthodes pour mener cette lutte.

    Jean-Marc Gancille est le co-fondateur de Darwin à Bordeaux, le plus grand tiers-lieu français dédié aux initiatives locales de transition. Convaincu de l'urgence d'accélérer la résilience des territoires, il poursuit son engagement écologique et social dans « La Suite du Monde » afin d'expérimenter concrètement des projets d'autonomie inspirés du communalisme. Installé à La Réunion, il se consacre désormais à la protection de la faune sauvage dans différentes régions du monde.

  • Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte.

    Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc.

    Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul.

    Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio.

    Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.

  • Cancers, broncho-pneumonies, asthmes... C'est aussi par la santé que nous prenons conscience des ravages de la pollution. Nos ancêtres de même : la première grande pollution date de la Belle Époque et fut consécutive à la révolution industrielle. Poussières de houille, traitement inexistant des eaux usées, exploitation animale provoquèrent anthracoses, fièvres typhoïdes, tuberculoses et autres grandes faucheuses.

    Par la force des choses, les premiers médecins hygiénistes sont donc écologistes. Avec l'aide des ingénieurs, ils luttent contre la pollution de l'air, le gâchis d'eau potable, les montagnes de déchets. Déjà obsédés par le recyclage, ils exploitent l'« engrais flamand », celui des humains, qui fait un bon compost, et mettent au point les stations d'épuration biologique.

    Le front sur lequel ils seront le plus performants ? La microbiologie. Et Semmelweis d'inventer les gestes barrières, Pasteur, le vaccin contre la rage, Koch, un faux remède contre le bacille qui porte son nom...

    Ce qui revit sous la plume de Pierre Darmon, c'est le monde du fog londonien, des chiffonniers de Paris, de Mary « Typhoid » la cuisinière porteuse saine. Où l'on verra que la concurrence entre médecins ne date pas d'aujourd'hui, pas plus que les foules confinées opposées aux mesures sanitaires et aux vaccins.

    Un panorama captivant et éclairant sur les rapports entre environnement et santé.

  • En déclarant la mort de la nature, nombreux sont ceux qui voient dans l'Anthropocène l'opportunité de prendre enfin les commandes d'un système-terre entièrement modelé par les humains.
    À rebours de cet appel au pilotage global, Virginie Maris réhabilite l'idée de nature et défend la préservation du monde sauvage. Elle revisite pour cela les attributs de la nature que les fantasmes prométhéens du contrôle total s'appliquent à nier : son extériorité, en repensant la frontière entre nature et culture ; son altérité, en reconnaissant la façon dont les non-humains constituent leurs mondes tout comme nous constituons le nôtre ; et enfin son autonomie, en se donnant les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
    L'auteure invite à remettre au cœur de la réflexion sur la crise environnementale la nécessité de limiter l'emprise humaine sur la planète, en redonnant toute sa place au respect de cette nature indocile qui peuple nos paysages, nos imaginaires, et qui constitue finalement l'autre face de notre humanité.
    Virginie Maris est philosophe de l'environnement au CNRS. Elle travaille au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) à Montpellier. Ses travaux portent sur la biodiversité, les sciences de la conservation, les valeurs de la nature ou encore les rapports entre écologie et économie. Elle est l'auteure de Philosophie de la biodiversité. Petite éthique pour une nature en péril (Buchet-Chastel, 2010) ainsi que de Nature à vendre. Les limites des services écosystémiques (Quæ, 2014).

  • Les avancées récentes de l'anthropologie l'ont amplement démontré : la partition nature/culture qui fonde l'ontologie moderne occidentale et qui s'est imposée partout n'est pas la seule façon d'être au monde, encore moins la forme ultime de la civilisation. Un tel dualisme, qui sépare corps et esprit, émotion et raison, sauvage et civilisé, acteur et chercheur, humains et autres qu'humains, nous empêche de nous vivre comme partie du monde et nous conduit à le détruire. Dès lors, le projet émancipateur ne saurait se limiter à " changer le monde ". Il s'agit aujourd'hui de changer de monde.
    Des mouvements indigènes du Sud aux "zones à défendre" (ZAD) du Nord, les conflits politiques renvoient à des visions divergentes quant à la composition du monde et aux façons d'en prendre soin. Autrement dit, à un conflit ontologique. Comment, à l'heure de la crise écologique et face à l'échec de la mondialisation, penser cette dimension ontologique de la politique ? Comment engager notre transition, en dialogue avec luttes des peuples non-occidentaux et les cosmologies non-modernes, pour habiter en conscience le plurivers, ce monde des mondes qu'est notre planète ?
    Arturo Escobar, d'origine colombienne, est professeur d'anthropologie à l'université de North Carolina aux États-Unis. Il est mondialement connu pour sa critique du développement et d'une domination occidentale responsable de l'appauvrissement des mondes (Encountering development, 1996 ; World Anthropologies, 2006).
    Texte adapté avec la collaboration de l'auteur, préfacé et traduit par Roberto Andrade Pérez, Anne-Laure Bonvalot, Ella Bordai, Claude Bourguignon et Philippe Colin (collectif l'Atelier La Minga), avec l'appui du Réseau d'études décoloniales.
    Postface par Anna Bednik, membre du collectif ALDEAH (Alternatives au développement extractiviste et anthropocentré) et auteure de Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature (Le Passager clandestin, 2016).

  • Ce livre traite de l'histoire des « communs » en France et dans l'Empire colonial français du XVIIe au XXIe siècle. Les « communs » sont la forme que prend, historiquement, la gestion collective des ressources et des environnements par les communautés locales : pâturages et forêts, zones humides, cours d'eau, zones de pêche... Ils ont représenté, sur le long terme, un pan essentiel de la vie des sociétés et des écosystèmes, ne relevant ni de la propriété privée, ni d'une gestion par l'État. Ce modèle des « communs » est aujourd'hui promu partout pour faire face aux défis de la crise environnementale. Ce livre en propose la première analyse historique d'ampleur pour la France et ses colonies, afin éclairer d'un nouveau regard, et l'histoire de nos sociétés et leurs futurs possibles.

    Fabien Locher est historien au CNRS. Il travaille sur l'histoire environnementale des mondes contemporains, et notamment sur l'histoire longue du changement climatique, sur les liens entre écologie et propriété et sur l'exploitation des océans. Il a récemment publié Posséder la nature. Environnement et propriété dans l'histoire (2018) (avec F. Graber) et il prépare un livre à paraître au Seuil sous le titre Les révoltes du ciel. Une autre histoire du changement climatique (avec J.B. Fressoz).

  • Inlassablement, à rebours de toutes les déconstructions modernes de sa longue tradition bucolique, la poésie continue d'évoquer la nature. Elle nous rappelle ainsi que nous en sommes partie intégrante.Au plus intime de la parole du poème, une note pastorale souvent continue son murmure. En son ostinato, elle témoigne du pacte pastoral immémorial qui lie poésie et nature et fait de la première une « éco-logie » au sens fort.Hantée toujours par le vieux rêve d'un Âge d'or, la poésie demeure porteuse d'une indéconstructible promesse d'habitation poétique de la Terre. S'inquiétant de l'apocalypse qui menace, elle invite à imaginer des formes de vie alternatives en même temps qu'elle cherche à inventer ces chants pastoraux nouveaux dont nous avons aujourd'hui grand besoin.
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    Jean-Claude Pinson est né en 1947. Après, en 1995, un premier essai sur la poésie contemporaine, Habiter en poète, suivront plusieurs livres de poésie (Fado [avec flocons et fantômes]) (Champ Vallon, 2001), Alphabet cyrillique (Champ Vallon, 2016), et, en 2018, aux éditions Joca seria, un récit en prose à caractère autobiographique intitulé Là (L.-A., Loire-Atlantique), variations autobiographiques et départementales.

  • Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La " cause animale " est à l'ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu'humain. Cela s'appelle un zoocentrisme : au centre de notre humanité, l'animalité.
    En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l'homme. Elle nous vient de la biologie de l'évolution, qui nous a situés, quelque part dans l'ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d'autant mieux qui nous ressemble. Enfin l'animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d'antan. Bref : c'est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d'en finir avec la différence homme-animal ne soient qu'un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d'un progressisme stérile.
    Pouvons-nous échapper au " complexe des trois singes ", ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ?
    Étienne Bimbenet est professeur de philosophie contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne. Il est notamment l'auteur de L'Animal que je ne suis plus (Gallimard, 2011), et de L'Invention du réalisme (Cerf, 2015).

  • Il n'y a pas d'alternative aux politiques libérales ? Réveillez-vous, le monde a changé ! Si vous plongez dans les travaux de recherche des économistes, dans les gros rapports des institutions internationales, voici ce qui ressort : il y a trop d'inégalités, trop de finance, les salaires ne progressent pas assez, il faut plus d'investissements publics, lutter contre les paradis fiscaux et promouvoir la lutte contre le changement climatique !
    Le libéralisme économique a perdu la bataille intellectuelle. Il peut perdre la bataille politique. Une mondialisation régulée, c'est possible, une finance au service de l'économie aussi. L'Europe n'empêche pas les politiques nationales : la France peut développer sa propre politique industrielle, faire reculer le chômage, réduire les inégalités, sortir du " tout croissance ". Et pas besoin d'en passer par le rejet de l'autre, comme Trump, ou par le rejet de l'Europe, comme avec le Brexit. On peut, aujourd'hui, suivre une voie progressiste et écologique sans sortir de la mondialisation ou de l'Europe.
    Un corpus impressionnant de travaux donne désormais les armes intellectuelles pour définir en France, en Europe, une autre politique économique. Il fallait en faire la synthèse, organisée, pédagogique, accessible. C'est fait.

  • L'humanité doit-elle se préparer à vivre sur une planète de moins en moins habitable ? Comment adapter l'équipement intellectuel collectif pour éviter cette situation ? Et pourquoi pas en recourant à la science-fiction et à son potentiel imaginaire ?
    Dans la masse de récits et de représentations qu'elle offre, on peut trouver des ouvertures inspirantes, aidant à réfléchir, éthiquement et politiquement, sur les manières pour une collectivité de prendre en charge les défis écologiques.
    La science-fiction, au-delà du découragement ou du sursaut de conscience qu'elle est censée susciter, offre à la réflexion , en plus d'un réservoir imaginaire, un support de connaissance qui est susceptible de nous aider à habiter les mondes en préparation. Et à avancer vers une autre éthique du futur...

    Yannick Rumpala, maître de conférences (HDR) à l'Université de Nice, est membre de l'Equipe de Recherche sur les Mutations de l'Europe et de ses Sociétés (ERMES).Il appartient au comité scientifique de Res Futurae, revue d'études sur la science-fiction. Il a publié notamment Développement durable ou le gouvernement du changement total, Le Bord de l'eau, collection « Diagnostics », 2010. Il est l'auteur de nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages collectifs.

  • Le carbone est bien plus qu'un élément chimique : un être multiple, à la fois naturel, social et culturel. Le charbon, le graphite, le diamant, le graphène, autant d'avatars du carbone que nous rencontrons quotidiennement, tant dans les phénomènes de la nature que dans les aventures humaines. L'impact du dioxyde de carbone sur le changement climatique est loin d'épuiser son rôle et le carbone n'est pas un démon extrait du sous-sol par l'humanité et qui se retournerait contre elle. Il inspire bien d'autres histoires, à commencer par celle de la vie, dont il constitue un élément essentiel grâce à sa versatilité chimique. Les nombreux modes d'existence du carbone se déploient sur diverses échelles de temps, depuis les éphémères réactions nucléaires jusqu'à l'âge de l'Univers en passant par des durées dont certaines coïncident avec celle de l'histoire humaine. Ainsi, les vies du carbone nous invitent à repenser la nôtre.
    Ce livre singulier, qui traite de phénomènes tantôt quotidiens et familiers, tantôt méconnus et mystérieux, combine avec originalité le style narratif de la biographie avec celui de la meilleure vulgarisation scientifique.
    Bernadette Bensaude-Vincent est professeure émérite à l'UFR de philosophie à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Elle est membre de l'Académie des technologies et de plusieurs comités d'éthique. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages.
    Sacha Loeve est maître de conférences à l'université Jean-Moulin-Lyon 3. Ses travaux de recherche concernent la philosophie des techniques et la technologie.

  • C'est désormais un fait incontestable, le désastre écologique nous guette. D'aucuns attribuent ces convulsions planétaires à notre ­insatiable appétit de progrès technique et affirment qu'il n'y aurait d'autre choix, pour nous sauver de nous-mêmes, que de faire marche arrière. Pour d'autres, il faut faire marche avant et décupler l'efficacité des machines. Inlassablement, dans les discours, progrès technique et écologie s'opposent. Notre salut se trouve-t-il vraiment dans un renoncement à l'un ou à l'autre ? Ni contempteur ni adorateur de la technique, le philosophe Andrew Feenberg s'attelle depuis vingt ans à dégager une troisième voie. S'appuyant sur de nombreux exemples et discutant les thèses de quelques grandes figures de la philosophie contemporaine (Heidegger, Marcuse, Nishida, Habermas et Latour), il précise les contours d'une véritable théorie critique de la technique, qui en ­révèle les possibles usages démocratiques. Clair et stimulant, «Pour une théorie critique de la technique» s'adresse non seulement aux philosophes, mais à tout citoyen désireux de mieux comprendre nos évolutions sociotechniques.

  • Le propos central du livre est de montrer comment la Walt Disney Company, depuis sa création en 1987, et plus particulièrement depuis l'arrivée de Robert Iger comme PDG en 2005, invite la jeunesse à retrouver le sens de l'histoire et la foi dans le progrès pour sortir du piège de la postmodernité, qui l'enferme dans un éternel présent déceptif. Elle le fait en valorisant, à travers les productions de l'ensemble de ses filiales, les dynamiques qui portent l'opinion publique au féminisme, à l'inclusivité, au multiculturalisme, à la tolérance envers toutes les identités, au respect des différences.

    Le nouvel univers Disney - le Disneyverse - n'occulte pas la réalité de notre monde. Résolument optimiste, il fait confiance aux femmes, aux princesses, pour renouveler un patriarcat défaillant.

    Christian Chelebourg est Professeur de littérature à l'Université de Lorraine, où il dirige le laboratoire LIS (Littératures, Imaginaire, Sociétés). Après avoir consacré une thèse à Jules Verne, il s'intéresse désormais aux productions contemporaines grand public, dans une perspective d'études culturelles. Il est entre autres l'auteur de Le Surnaturel : poétique et écriture (Armand Colin, 2006), Les Écofictions (Les Impressions Nouvelles, 2012) et Les Fictions de jeunesse (PUF, 2013).

  • Dans l'ombre de la finance et du profit court terme, une poigne de multinationales aux pouvoirs tentaculaires ont mis la main sur tous les chelons du systme agroalimentaire mondial. De la graine plante en terre la grande distribution, des OGM la slection gntique animale, du ngoce la transformation, rien ne leur chappe. Les ressources s'puisent, les ingalits se creusent, le paysan est dpossd de son mtier, le consommateur bern. Une seule rponse possible face la superpuissance industrielle mondialise : exercer chacun et ensemble, en toute conscience, le droit de choisir ce que nous mangeons.

  • Jacques Testart pousse ici un cri de colère : quand les plantes génétiquement modifiées ne tiennent pas leurs promesses, quand leurs risques ne sont pas sérieusement évalués, quand les critiques sont systématiquement discréditées, que reste-t-il de la science ? Quand les entreprises qui diffusent les innovations pèsent fortement sur les commissions d´experts et les décideurs politiques, quand sont proposés des simulacres de concertation alors que tout est déjà décidé, que reste-t-il de la démocratie ? Il n´empêche, les innovations s´accélèrent, au nom de la modernité (« on n´arrête pas le progrès »), de la science (« tout est sous contrôle »), et de l´urgence (« on risque d´être en retard »). Et, le plus souvent, contre l´avis des populations. Il est pourtant possible de donner aux citoyens les moyens de produire un jugement éclairé, à l´exemple de la conférence de citoyens : un groupe de personnes, neutres, accepte de recevoir une formation complète et contradictoire avant d´élaborer ensemble un avis. Ainsi, la population pourrait-elle influer sur le choix des grandes orientations, notamment scientifiques. Légaliser cette procédure est la meilleure voie pour échapper au destin qu´imposent les forces économiques dominantes et ainsi appuyer sur les freins du vélo de la croissance tous azimuts. Avant qu´il ne soit dans le mur.

  • Face à la catastrophe écologique, nous nous montrons souvent fatalistes. Pourtant, quelque part loin d'ici, un autre avenir s'invente. En Inde, une société civile ingénieuse et lucide apporte chaque jour de nouvelles solutions à l'un des pays les plus pollués du monde. Reforestations citoyennes, zones sans plastique, villages éclairés au solaire, innovations low-tech, réseaux de soins aux plus démunis, déserts convertis en oasis... Des initiatives écologiques et sociales d'une simplicité souvent déconcertante, déjà partagées avec d'autres pays et transposables au monde entier. Bénédicte Manier nous emmène à la rencontre de ces artisans de demain. Ils font de l'Inde un laboratoire écologique grandeur nature où, sur fond d'industrialisation accélérée, se dessine un enjeu planétaire : trouver un mode de développement résilient. Ce livre nous ouvre les yeux sur ceux qui, sans rien attendre des grandes conférences environnementales, façonnent sans bruit notre futur.

  • Face à la mondialisation libérale et au repli nationaliste, le projet écologique est le seul qui fasse monde, durablement. Ce dossier, coordonné par Lucile Schmid, en présente diverses facettes, appelle à un approfondissement de la solidarité et souligne l'urgence d'une transformation radicale de l'Etat, de nos sociétés, de nos concepts politiques et de nos imaginaires.

  • Vous trouverez dans ce livre citoyen une information de première main : des extraits choisis de discours et de programmes des candidats à l´élection présidentielle sur le thème de l´écologie. À droite, à gauche, au centre et aux extrêmes, chacun défend son point de vue. Faut-il sortir du nucléaire ? Comment lutter efficacement contre le réchauffement climatique ? Quels sont les efforts à faire pour gérer des ressources qui s´épuisent et préserver notre environnement ?
    Un tour d´horizon indispensable pour s´informer, comprendre et comparer avant d´aller voter.

  • Ce livre rassemble les connaisances scientifiques les plus actuelles sur les habitations saines d'un point de vue écologique et dresse un inventaire complet des questions de santé liées à tous les éléments de l'habitat (produits de construction, de finition et de décoration, équipements ménagers...) Pour tout savoir des nouveaux matériaux de construction et de l'architecture bioclimatique. L'auteur propose aussi plusieurs solutions pour vivre dans une maison écologique. Tous les concepts développés dans ce livre touchent la santé, l'écologie, le développement durable, les changements climatiques et la baubiologie (biologie de l'habitat).
    Ecrit avec clarté et précision, ce livre s'adresse à un large public. Il sera aussi utile aux professionnels de la construction, aux architectes, aux entrepreneurs et aux designers d'intérieurs.

  • Tout l'humour de Guy Gilbert qui fait du bien dans la vie quotidienne ! " Humour et amour, dans ma vie, se rejoignent sans cesse. Donner ma peau pour ce peuple des rues de Paris est mon exigence première, quotidienne. La donner en riant est, pour moi, la deuxième exigence. Il y a tant de situations cocasses parmi mes jeunes, les anciens que je connais, les familles où je vais, les journalistes qui me reçoivent à des émissions, les flics que je côtoie, mes confrères les curés, mes patrons, les évêques... Même Jésus était drôle, il y a des passages de sa vie où son humour me touche. Je ne l'ai jamais vu sourire sur nos statues... C'est dommage. Lui, l'homme parfait, devait avoir un sacré humour... J'ai voulu dans ce livre montrer à quel point Dieu nous gratifie de ses sourires au quotidien. Puissent ces pages t'aider à les reconnaître, et à mettre de la joie dans ta vie. " Guy Gilbert

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