• Lorsque la Révolution de 1917 contraignit Rachmaninov à quitter la Russie, le compositeur se lança dans une carrière de concertiste à plein temps. Universellement admiré par ses confrères, exceptionnel dans Chopin, Liszt, Beethoven Schumann et dans sa propre musique, son jeu a marqué tous ceux qui l'ont entendu.
    André Lischke revient dans cet ouvrage sur le parcours et l'art d'un musicien qui aura été à parts égales compositeur, pianiste interprète de ses oeuvres autant que du grand répertoire, ainsi que chef d'orchestre charismatique.
    Il replace sa formation dans le cadre de la vie musicale et culturelle en Russie, montrant la place du piano dans son oeuvre et dans sa vie, et en mettant l'accent sur sa carrière d'interprète et ses choix de répertoire avant et après son émigration. Est également étudié le legs discographique considérable de Rachmaninov pianiste.
    L'ensemble constitue un essai biographique passionnant sur ce phénomène unique dans l'histoire du piano, dont l'écriture pianistique et l'interprétation se répondent, comme les cloches des églises russes dans la mémoire sonore de l'émigré.

    Né à Paris dans une famille de musiciens russes émigrés, André Lischke est maître de conférences à l'Université d'Évry. Il est l'auteur d'ouvrages sur Tchaïkovski, Borodine et Rimski-Korsakov, ainsi que de l'Histoire de la musique russe des origines à la Révolution (Fayard). Son Guide de l'Opéra russe (2017) a reçu plusieurs prix littéraires.

  • Dans ses quatuors, le génie de Beethoven apparaît dans ce qu'il a de plus visionnaire. Le compositeur multiplie les innovations compositionnelles et stylistiques, avec un registre sans précédent de sentiments et d'émotions.
    Bernard Fournier invite le lecteur à l'ascension de cet « Himalaya musical », aux contrastes extrêmes, avec ses sommets vertigineux, ses à-pics profonds et ses vastes points de vue.
    Dans un parcours en seize stations, quatuor par quatuor, suivant l'ordre chronologique de leur composition, l'auteur rend compte de l'esprit de chaque oeuvre, de l'inventivité de l'écriture et de la diversité expressive de chaque mouvement, de chaque grande section.
    Un compagnon précieux pour découvrir toute la beauté de ce chef-d'oeuvre.
    Ingénieur de formation, Bernard Fournier a enseigné la musicologie à l'université Paris-VIII. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire du quatuor à cordes ainsi que sur l'oeuvre de Beethoven.

  • « Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.

  • Nouvelle édition augmentée
    Aretha Franklin a surgi dans notre quotidien, au coeur d'un été 1967 empreint de violence dans les ghettos de l'Amérique noire, en exigeant le RESPECT alors que résonnaient les premiers échos de la Black Pride et du féminisme. La suite de sa carrière l'a vue se métamorphoser en diva internationale tout en conservant sa couronne de Queen of Soul.
    Déjà mère lorsqu'elle se trouve jetée dans l'arène du spectacle à l'âge de douze ans avant d'accéder au rang de superstar à vingt-cinq, Aretha Franklin est bien davantage qu'une grande chanteuse. Son histoire illustre l'évolution de la société afro-américaine dont elle restera une figure historique et politique, aux côtés de Martin Luther King et de Rosa Parks.
    Cette biographie de Sebastian Danchin retrace le parcours en ligne brisée d'une artiste engagée et fière, d'une natural woman qui a fait du culte de la simplicité et du naturel l'instrument de l'émancipation sociale de sa communauté.

  • Trois ans après la publication du premier tome des Grands Violonistes du XXe siècle, ce second volume est consacré aux interprètes nés au cours de la deuxième moitié du siècle (entre 1948 et 1985).
    Dans chacun des trente portraits qui composent cet ouvrage sont retracés la vie et la carrière du violoniste, en même temps que son répertoire, la spécificité de son jeu et les principaux éléments de sa discographie. Parfois, un entretien avec l'artiste est intégré au portrait, permettant au mélomane de se faire une idée précise de la personnalité et de l'art de chacun.
    Le portrait est à chaque fois accompagné d'une photographie, et un CD offert avec le livre, contenant plus de cinq heures de musique, donne à entendre chaque violoniste dans une oeuvre particulièrement représentative de son art.

  • Pour quoi est-ce que je me battais au juste ? Je n'en suis toujours pas certaine aujourd'hui. C'est si profond, si ancien, que ça n'a pas de mots, pas de forme, pas de logique.
    Nous sommes en 2012, Viv Albertine prépare le lancement de De fringues, de musique et de mecs. Assagie - les années punk sont loin derrière -, elle se consacre désormais à sa fille, à sa mère malade, à l'écriture et, presque à regret, à des mecs qui en valent rarement la peine. Pourtant elle n'a rien perdu de sa rage, ni de sa soif de vérité : Viv est une femme en colère, prête à en découdre, y compris avec elle-même.
    Lorsque de douloureuses circonstances la replongent dans les blessures de l'enfance et la complexe dynamique familiale, elle n'hésite pas : elle prend à bras-le-corps les chagrins et les secrets enfouis, les triture, les confronte.
    C'est cette plongée à vif et par à-coups dans la mémoire qui tisse la trame d'À jeter sans ouvrir. Un texte profond et terrible qui mêle une riche réflexion sur la place des femmes grandies dans les années soixante-dix à un récit passionnant, truffé d'anecdotes et d'une ironie mordante.
    « Féroce, direct, sans retenue. Viv ne nous épargne rien... elle fait voler en éclats les mythes, les détours, les fioritures pour atteindre les histoires riches et souvent assez différentes qui se cachent derrière les apparences. »
    The Sunday Times
    « Une chronique de la marginalité... déconcertant d'honnêteté... une dissection minutieuse et douloureuse d'un naufrage familial. »
    The Observer
    « À jeter, sans ouvrir est joyeusement chaotique... »
    The New York Times
    Viv Albertine est une musicienne et parolière britannique, figure du mouvement punk auquel elle participe activement avec son groupe, The Slits. Dans les années 1980, elle mène également une carrière de productrice et de réalisatrice. En 2012, après 25 ans de silence, elle remonte sur scène et sort un album solo. Elle vit aujourd'hui à Londres où elle se consacre à l'écriture.

  • Avec ses carrières courtes et ses créations multiples, l´univers de la danse est à la fois éphémère et extraordinairement intense. Tout se joue dans le moment précis où le corps du danseur bouge, l´interprète ayant ce double rôle d´héritier et de créateur permanent.
    De l´époque des ballets Russes aux créations les plus contemporaines, Gérard Mannoni campe les portraits de cinquante étoiles qui ont fait l´histoire de la danse au XXe siècle. Pour chacune, il retrace les principales étapes de sa vie et de sa carrière, tout en analysant les spécificités de son art.
    Une formidable introduction à l'histoire de la danse, illustrée par une sélection de photographies originales.


    Gérard Mannoni est critique musical et chorégraphique depuis plus de quarante ans, pour la presse écrite et pour la radio. Il a publié un certain nombre d´ouvrages de référence sur la danse et les danseurs.

  • Barytons, basses, ténors, contre-ténors : toutes les voix masculines sont rassemblées dans l'ouvrage de Richard Martet, qui présente cinquante chanteurs lyriques parmi les plus marquants du XXe siècle.
    Pour chacun, un long portrait retrace les étapes de sa carrière, analyse les spécificités de son art, et permet de connaître les caractères de son répertoire et de sa discographie.
    Remarquablement documenté et accompagné d'une iconographie riche et originale, l'ensemble constitue une précieuse introduction à l'intelligence de l'art lyrique.
    D'Enrico Caruso à José Carreras et de Fiodor Chaliapine à Samuel Ramey, près de huit heures de musique donne à entendre chaque interprète dans un ou plusieurs airs particulièrement représentatifs de son art.
    100 morceaux de musique sont inclus dans ce livre numérique enrichi
    Les Grands Chanteurs du XXe siècle. Version enrichie lisible exclusivement sur iPhone et iPad

  • Ce livre a pour sujet la harsh noise. Cet art sonore actuel, bruitiste, généralement indépendant interroge l'esthétique à plusieurs égards. Réputé intense, voire violent (harsh signifie abrasif), proposant à l'auditeur un phénomène non structuré, particulièrement complexe et erratique, dans une mise en question des gestes de contrôle de la composition, il confronte la pensée aux limites de l'expérience musicale et à l'indiscernabilité du genre. Cependant, de nombreux performers de cette scène très active ont un discours réflexif et construit sur leur pratique. De Merzbow à Zbigniew Karkowski, la noise se décrit, se pense, voire se théorise. Et il en va de même pour ses auditeurs, souvent enclins à réfléchir leur expérience, dans sa singularité et son ambiguïté.
    S'appuyant sur ces discours d'auditeurs et de performers, cet ouvrage envisage ainsi la noise du côté de ses écoutes, en deux moments : 1) un essai d'esthétique qui s'interroge sur l'écoute engagée dans ce type de pratique sonore et de son rôle constitutif pour ce genre ; 2) les réponses à un questionnaire d'écoute et des entretiens qui permettent de comprendre comment une telle esthétisation du bruit s'avère possible. Ils mettent au jour les stratégies développées à cet effet, de manière plus ou moins consciente : éducation du sens, gestion de l'inconfort, imaginaires corporels, dans des termes qui singularisent la noise par rapport aux musiques expérimentales qui peuvent également ouvrir l'écoute au bruit du monde.
    L'enjeu de cet ouvrage est alors, également, de montrer en quoi un art sonore actuel et marginal peut engager des questionnements traditionnels en philosophie : question de l'ambiguïté du plaisir esthétique, de la venue à la forme, de l'éducation des sens...
    Cet ouvrage a reçu le soutien du Centre National du Livre.

  • Le livre L´opéra est sexuel de part en part. La voix définit un rôle dans la scénographie du désir et de l´amour, et les quatre tessitures (basse, contralto, ténor, soprano) inscrivent la scène du complexe d´OEdipe aussi sûrement que le jeu des familles : le père, la mère, le fils et la fille.
    En suivant Michel Schneider dans l´analyse d´une quinzaine d´opéras, nous découvrons ces jeux archaïques de l´inconscient entre le sens et le son.
    Parmi les ombres inquiétantes où se cherche le désir masculin, avec Carmen, Orphée ou Vanessa, c´est une voix des origines que font entendre sur la scène de l´opéra les trois figures que Freud avait mises en lumière dans les mythes et les tragédies : la mère, l´amante et la mort. Dans le deuil éclatant de son destin, à chacune sa voix. Toujours « étrangère, incompréhensible, inaccessible », comme Freud disait de la musique.
      L'auteur Psychanalyste et écrivain, Michel Schneider a notamment publié Glenn Gould piano solo (1988), Musiques de nuit (2001), Schumann, les voix intérieures (2006) et Prima Donna (2001).

  • Un demi-siècle après la disparition de Francis Poulenc, sa musique n'a jamais été aussi présente, jouée, enregistrée et aimée du public. La mélodie y tient une part très importante, et le chanteur Pierre Bernac en étudie ici l'interprétation. Avec Francis Poulenc, ils avaient formé une équipe : chanteur et pianiste, qui a donné des centaines de récitals, en Europe et en Amérique et pour laquelle plus du tiers des cent cinquante mélodies ont été composées. Les conseils que Pierre Bernac donne pour leur exécution et leur interprétation sont un reflet parfait des désirs du compositeur.
    On trouvera également dans ce livre une biographie complète de Poulenc et l'esquisse d'un portrait, qui aidera le lecteur à découvrir, un peu, la personnalité d'un des plus grands musiciens du siècle.

    Pierre Bernac est né à Paris en 1899. À partir de l´âge de dix-huit ans, il travailla le chant avec différents professeurs. En 1934, avec le compositeur Francis Poulenc, qui était aussi pianiste, ils décidèrent de former une équipe, afin d´apporter à l´interprétation de cette forme musicale pour chant et piano qu´est la mélodie la même perfection d´ensemble que l´on peut trouver dans les formations de musique de chambre. C´est alors que Pierre Bernac décida d´interrompre sa carrière de chanteur et de consacrer toute son activité à l´enseignement.

  • Pascal Dusapin est aujourd'hui le compositeur français vivant le plus célèbre. Il a composé, depuis quatre décennies, selon diverses manières, toutes atonales et néanmoins de plus en plus « accessibles » au public.
    La plus récente (son « troisième style »), empreinte de lyrisme, ne s'interdit plus les envoutantes textures de cordes, et serait en quelque sorte néo-romantique mais dans le strict cadre du timbre. La première, encore xénakienne, hérissée de quarts de tons et de tremoli néo-expressionnistes, était celle des années 1980. La seconde occupe cet ouvrage. C'est ce qu'on appelle « l'intonation ». Dusapin, durant les années 1990, assoie une « modalité restreinte » qui semble imiter, à l'instrument, les prosodies de la voix parlée. Il en résulte une permanence incantatoire, qui parle littéralement à l'auditeur.
    Ce livre commence par examiner comment la linguistique pourrait admettre de petits modes musicaux dans la parole. Puis on tente de présenter, techniquement, « l'intonationnisme » de Dusapin, qui culmine peut-être dans Watt (1994), le concerto pour trombone. Enfin on dégage une esthétique, l'écho. C'est une approche du tréfonds commun à l'homme et à l'animal, « sale », archaïque, prosaïque, en réaction historique aux scientismes sériels puis spectraux, et qui replace la voix, en tant qu'affect brut, au coeur de la musique contemporaine.
    Cet ouvrage est une réédition de Pascal Dusapin. L'intonation ou le secret (éditions mf, 2002), réaménagée et actualisée en son introduction.

  • Révélée en 1957 au Festival d´Aix-en-Provence, Teresa Berganza est l´une des cantatrices les plus universellement aimées et respectées. Baptisée « la Carmen du siècle » par Herbert von Karajan, idéale dans Mozart et Rossini, la mezzo-soprano espagnole a bâti une carrière exemplaire dans les plus grands opéras du monde.

    À l´occasion de ses quatre-vingts ans, elle livre sa vérité avec un humour décapant et beaucoup de sensibilité : son enfance dans l´Espagne franquiste, ses rencontres avec Otto Klemperer, Carlo Maria Giulini ou Claudio Abbado, sa relation forte avec Maria Callas, ses partenaires favoris comme Alfredo Kraus, Luigi Alva ou Plácido Domingo, mais aussi tout ce qui fait l´amour et la vie d´une femme.

    Au fil de ses souvenirs et de ses passions, nous découvrons une personnalité étonnante où se rejoignent l´idéal de Don Quichotte et la fraîcheur d´âme de Sancho Panza.

  • Célèbres et mal connues, Katia et Marielle Labèque constituent, depuis plus de quarante-cinq ans, le duo de pianos le plus éminent de la vie musicale internationale. D'abord interprètes fétiches d'Olivier Messiaen, Luciano Berio et György Ligeti notamment, elles sont devenues familières du grand public depuis leur Disque d'or George Gershwin (Philips), en 1981. En 1997, elles se sont mises aux claviers d'instruments historiques. Dix ans plus tard, elles fondent leur propre label, KML, enregistrent des répertoires divers, « à la croisée des chemins », et continuent de créer de nombreuses nouvelles compositions pour deux pianos. Katia, depuis ses débuts, joue aussi du jazz et du rock ; Marielle l'accompagne sur les terres de la musique néo-minimaliste. Les deux soeurs, invitées aux quatre coins du monde par les plus grandes orchestres et institutions, jouent toujours les concertos de Mozart et Poulenc, mais aussi ceux Philip Glass et Bryce Dessner, écrits à leur intention. Ce livre, constitué pour l'essentiel d'entretiens avec le journaliste Renaud Machart, qui les suit et les connaît depuis de nombreuses années, est la première publication à retracer la vie et la carrière de ces deux artistes exceptionnelles, autant rock que baroques.

  • "Outside. Outside of society. That's where I want to be. If you're looking, that's where you'll find me." This is what Patti Smith sang back in 1978. Where is she in 2015? With all the fame and recognition. With thirteen original albums released, her poetry regularly reprinted, her paintings and photographs on show in galleries around the world, an induction in the Rock and Roll Hall of Fame, a National Book Award for her first prose work, Just Kids. Is she still outside? Is she still the iconic, rebellious, rock'n'roll figure of her youth? Patti Smith has lived a rock'n'roll life, a life of words and sounds, of poetry and images. She has slept on doorsteps, on park benches. But perhaps she never meant to be outside. Perhaps she did not want to be a rebel. Perhaps being outside is only a price she had to pay. These are the issues addressed in this collection of essays, not from a historical or sociological angle, but through her artistry. An attempt at locating Patti Smith by assessing her trajectory, her complex, unpredictable moves. "Oh I just move in another dimension," she sings on "Ain't It Strange", before inviting us to come and join her. We have tried and followed her.

  • Au soir d'une carrière internationale exemplaire, la plus passionnante des sopranos anglaises a choisi de se raconter à Olivier Bellamy. Maréchale chérie par Carlos Kleiber dans un Chevalier à la rose de légende, Comtesse de rêve chez Mozart et Strauss, époustouflante Belle Hélène au théâtre du Châtelet, Felicity Lott retrace ainsi le chemin de sa vie professionnelle et intime avec une liberté de ton, une sensibilité à vif et un humour irrésistible. Rarement personnalité du monde de l'opéra se sera exprimée sur son métier avec autant d'intelligence et d'humilité. Olivier Bellamy anime chaque jour l'émission « Passion classique » sur Radio Classique. Grand reporter à Classica, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique, parmi lesquels la biographie de Martha Argerich, traduite dans de nombreux pays, et le Dictionnaire amoureux du Piano (Prix Pelléas).


  • Ceci n'est pas l'histoire définitive d'Allez Allez. Ce ne sont que mes souvenirs de ce qu'on a vécu pendant 16 mois. Ce n'est aussi que mon humble analyse de qui nous étions et comment nous réagissions. Si j'ai omis un truc, c'est que ma mémoire me fait défaut ou que j'étais tout simplement absent. Et si je vexe quelqu'un, c'est parce que je suis et resterai toujours une grosse klette...


    En fait, je voulais saluer et remercier ceux et celle qui m'ont permis de vivre cette courte aventure qui a orienté ma vie.


    Love You Guys.

    Marcassou a.k.a Marka
    Préface de Bernard Dobbeleer, Chef éditorial de PURE FM
    /> Paul Simonon, le bassiste de The Clash, n'était pas tendre avec les années 80. « Pour moi », disait-il à l'aube de la décennie suivante, « elles ne laisseront aucune trace. Elles étaient affligeantes et placées sous le signe du matérialisme. C'était un long tunnel sans vie ».
    Je ne suis pas loin de souscrire à cette analyse tranchée : en dehors des triomphes du hip-hop et la musique électronique underground, il reste peu de choses à sauver de la seconde moitié de cette décennie. En revanche son début reste un moment de bouillonnement artistique rare, un de ces instants miraculeux où l'on sent que tout est possible, où de nouvelles icones et une nouvelle esthétique s'imposent et définissent de nouveaux codes. Pour preuve, la reine de l'époque est Grace Jones et son album « Nightclubbing » définit mieux que n'importe quel autre l'attitude et l'éclectisme du début des années 80.
    Kraftwerk, Fela, The Stooges, Lee Scratch Perry, Brian Eno ou James Brown ? L'époque refuse de choisir et les jeunes gens qui ont découvert la musique avec le punk absorbent avec gourmandise tous ces sons alors en marge. Paris et Berlin rivalisent d'inventivité alors que New York, l'Angleterre et Bruxelles inventent le White Funk avec Material, Liquid Liquid, A Certain Ratio, Medium Medium, Gang Of Four, Marine et Allez Allez.
    C'est Gilles Verlant qui, le premier, m'a parlé d'Allez Allez. Il venait de signer le groupe sur son petit label Scalp aux cotés de Chabada ou Marc Dixon. C'était fin 81, début 82. Une période de créativité intense pour l'underground belge bien décidé à exploser les frontières entre reggae, électro-pop, soul, chanson, jazz et punk. Ce premier contact avec Allez Allez reste pour moi un moment de pure délectation. Et, trente-cinq ans plus tard, le contraste saisissant entre la voix haut perchée de Sarah Osborne et les groove funky décomplexés du groupe garde la même puissance évocatrice. Le feu et la glace réunis façon brusseleir en somme.
    C'était aussi une des premières fois qu'un groupe outrageusement belge devenait un acteur crédible d'un mouvement musical naissant. Avec la même intuition visionnaire que Telex, Allez Allez a revendiqué haut et fort une belgitude pourtant encore loin d'être über cool. L'envoûtant African Queen, dédié à Grace Jones, le nerveux She's Stirring Up et surtout le triomphal Allez Allez, sorte de 7 Nation Army avant l'heure pour son improbable côté hymne de football, comptent parmi les réussites décisives de l'époque.
    Après une carrière éclair marquée par un passage à Torhout/Werchter, quelques articles dans la presse britannique et un second album produit par Martyn Ware de Heaven 17, Allez Allez est devenu ce qu'on appelle un groupe culte. Samplé dans les 90's par Kruder & Dorfmeister, il a eu les honneurs d'une réédition augmentée de remixes en 2008. Mais l'été 2017 fait plus fort et marque le retour inespéré de ce groupe précurseur. Le bouquin que vous tenez entre les mains vous en détaille l'épopée. Merci merci.
    Bernard Dobbeleer

  • A la suite de l'ouvrage « Regards sur le mariage traditionnel en Gascogne », Georgette Laporte-Castède complète son travail de mémoire sur le mariage en Gascogne.
    Reprenant le même principe de raconter le déroulement d'une noce dans les Landes de Gascogne, l'auteur s'attache à donner les textes (et les partitions musicales) des chants traditionnels - en gascon - et des "nouveautés" qui, elles, étaient en français : de Au barricot dou nòvi, au Temps des cerises, de Tant que haram atau au Credo du paysan.
    Une plongée "bilingue" donc dans une noce sans date mais qui aurait pu se dérouler entre la fin du XIXe siècle et les années 1930. Un document nostalgique et quasi ethnographique.
    (Les textes en gascon sont présentés en graphie classique modernisée).
    Georgette Laporte-Castède a écrit, de façon magistrale, sur ce qu'était la vie quotidienne dans les Landes de Gascogne, au début du XXe siècle, dans son évocation "pain de seigle et vin de grives". A une connaissance naturelle du parler gascon, elle ajoute des talents de conteuse et d'historienne de la mémoire du passé. On lui doit notamment Contes populaires des Petites landes, La Lande de « dautscops » : l'élevage des moutons, Autrefois dans la Lande, Regards sur le mariage traditionnel en Gascogne.
    Nouvelle édition qui remplace la précédente, épuisée, datant de 2005.

  • Depuis la séparation des Beatles, Paul McCartney a composé, enregistré et publié près de 500 morceaux de musique ! Comment s'y retrouver dans ce « chaos de création » ?
    (Re)découvrez la carrière solo de l'ex-Beatle dans cette mise en perspective complète, construite à partir d'une sélection inédite de 50 titres. Une analyse critique, quoique toujours bienveillante, de la totalité de la discographie de Paul McCartney, dans l'ordre chronologique et sur... près d'un demi-siècle ! L'auteur vous invite à une lecture qui peut aussi être effectuée « en écoutant » chacune des chansons étudiées. Cette édition numérique a été mise à jour avec une analyse du dernier album paru, Egypt Station. (photo de couverture de Dominique Grandfils)

  • Ne pas briser le cercle Nouv.

    Après une brutale rupture sentimentale, Cyril Alaric, guitariste en herbe, abandonne sa famille, sa ville et ses études de lettres pour traverser l'Atlantique. Il y puisera la liberté et la maîtrise de son art. De retour en France, l'amour surgira au coin d'un couloir du métro parisien, la notoriété dans la cabine d'un studio d'enregistrement. Mais le destin, sera-t-il toujours aussi généreux ?
    Des sixties à nos jours, de la Provence à Greenwich Village, du Tennessee à la Californie, de Paris à la Côte basque, autour d'une guitare acoustique de valeur, Vince un américain exilé sur la Côte d'Azur, Randy un vieux chanteur country, Fabien un luthier ex-maoïste, Marie une jeune écrivaine entremêlent leurs trajectoires autour de celle de Cyril.

  • So suspicious

    Un rocker inconnu passe une audition au Havre. Mais d´où il sort, ce mec ?








    SUR QUE ÇA VENAIT DE LOIN, du tréfonds, des bas fonds, d´un coin de derrière l´enfer, ça sortait en rangs serrés, entre ses chicots clairsemés, astiqués au goudron de cigarette, ça giclait pour casser les certitudes des indigents, des malheureux aux oreilles mortes ou aseptisées, des orphelins du génie. Parce que les daubes, ça rend sourd. Soudain ce fut le silence, bourdonnant comme une ruche gavée du miel sauvage, du nectar de ces paroles rocailleuses. Du rauque, man !







    Un balèze dépressif, rocker génial mais méconnu, traverse cette histoire que Max Obione nous brosse avec les couleurs, les sons, les odeurs... de son style apprécié des connaisseurs.

  • L´appel de Londres est à la fois géographique et musical : au prétexte d´une visite de quelques jours, Philippe Castelneau élabore un journal de ses déambulations londoniennes. Mais les villes que l´on arpente sont, comme souvent, nappées de souvenirs, et l´écriture se mélange aux récits de l´enfance, de l´adolescence, au saut dans le vide de l´âge adulte.
    À l´instar d´un certain Docteur bien connu des amateurs de séries télé britanniques, Philippe Castelneau sonde le temps et l´espace, invoque Dylan Thomas et Sid Vicious, croise Alan Moore et les Beatles, se souvient d´Oscar Wilde et des Smiths. La ville elle-même est une errance : arpenter Londres et c´est Tokyo qu´on revoit, c´est Paris qu´on respire, Manchester qu´on fredonne. Philippe Castelneau s´approprie les codes de Publie.rock et se sert à son tour de la musique et de la culture pop comme d´une langue pour se raconter lui, en creux, avec pudeur et élégance, dans un voyage sincère, vivant.

  • MK (Mark Knopfler), guitare héros venu de la terrificque mer du Nord, est un Perceval rock. Sa table ronde à lui s'appelle la dèche : Dire Straits est son nom. Comme son aïeul avant lui, il a aperçu le Graal et n'a rien su en faire, (non) geste qui le condamne à l'entre-deux.

  • Moloch Baal est un groupe de heavy metal à la réputation sulfureuse qui fascine des milliers de fans à travers le monde. On dit que certains adolescents vont jusqu'à s'immoler pour prouver leur dévotion à la sculpturale chanteuse Sharon Devilia, dont la voix est puissante et envoûtante...
    Lorsque sa fille manque de mourir suite à une tentative de suicide par le feu, Kelly Bélanger décide de découvrir ce qui se cache derrière Moloch Baal, du nom d'un dieu sauvage de l'Antiquité. Au cours de sa quête, elle va peu à peu remettre en cause tout ce qui constituait son existence jusque-là. Succombera-t-elle au charme pervers de la mystérieuse Sharon Devilia ?
    Elle aurait dû savoir que flirter avec le démon n'est pas sans danger et que personne n'en sort jamais indemne.

empty