• Depuis sa thèse sur Les Paysans du Languedoc (1966), jusqu'à sa monumentale Histoire des paysans français publiée au Seuil en 2002, en passant par l'Histoire de la France rurale, Emmanuel Le Roy Ladurie est le grand historien du monde paysan de l'Ancien Régime.Il se fait ici conteur et livre au grand public la synthèse très accessible du travail de toute une vie. Cette histoire rurale est une histoire totale qui relie la terre et les hommes, fait toute leur place à la vie économique et sociale et à l'histoire des mentalités paysannes, de l'époque de la Peste noire à celle de la Révolution française. Elle révèle les singularités régionales, dessine les régularités et les changements sur le temps long, jusqu'à l'aube de l'époque contemporaine.Professeur honoraire au Collège de France, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), Emmanuel le Roy Ladurie fut administrateur général de la Bibliothèque nationale de France.Avec une postface de Jean-Marc Moriceau, professeur à l'université de Caen, membre de l'Institut universitaire de France et président de l'Association d'histoire des sociétés rurales.

  • Philippe d'Orléans, le Régent, n'a guère connu l'indulgence de la postérité. Philippe Erlanger essaie de comprendre la vérité humaine d'un prince trahi par son destin. Il nous fait découvrir comment, voué de force à la débauche, Philippe d'Orléans se trouva de même contraint de suivre une politique qu'il n'avait pas choisie. Il avait "reçu de la nature tous les dons propres à faire un grand souverain et un grand homme. Son malheur fut de naître dans une condition telle qu'on trembla de le voir devenir l'un ou l'autre"

  • A l'heure où notre système démocratique semble avoir perdu la maîtrise de lui-même et s'interroge sur le sens même du pouvoir, Richelieu, homme d'Eglise et d'Etat, nous instruit sur l'origine et la signification de l'aventure politique française.

  • Jean-Frédéric Schaub, né à Paris en 1963, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École des hautes études hispaniques-Casa de Velázquez, est actuellement maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales;Quand Lavisse affirme "Louis XIV fut un roi plus espagnol que français...", il reprend un thème élaboré dans le Refuge protestant et illustré au XIXe siècle par les historiens de tendance républicaine. S'agit-il simplement de l'enregistrement d'un argument pamphlétaire? On peut penser, au contraire, que la dette de la monarchie française à l'égard de l'espagnole fut bien réelle. Les textes français du Grand Siècle témoignent de la réception d'un héritage espagnol que Versailles et l'affirmation nationale postérieure ont fini par gommer. Retrouver les traces de cette reconnaissance, c'est critiquer les fondements de l'"exception française" tout autant que de la "différence espagnole".

  • Finance et calomnie. l'abbe terray, ministre de louis xiv Nouv.

    L'abbé Terray, conseiller au parlement de Paris, Contrôleur général des finances et directeur des Bâtiments du roi, a laissé derrière lui une image exécrable construite dès 1776 par un libelle infamant, un véritable bestseller écrit par deux pamphlétaires virulents.

    Perçu comme ambitieux, avide et libertin, le ministre déchaîne les passions à une époque où la calomnie est une puissante arme politique pour dénoncer en vrac les arrêts du Conseil, la favorite du Barry, les dépenses de cour ou les financiers, en bref le despotisme ministériel. Derrière cette colère se cache la rancœur tenace des puissants dont le ministre a réduit les pensions, taxé les domaines, augmenté les charges... La rigueur du Grand houssoir dérange la haute noblesse comme la bourgeoisie, dont les contrats de rentes font craquer les armoires des notaires.

    Ce ministre est pourtant doté d'un esprit de modération, d'une grande capacité de travail et, n'en déplaise à ses détracteurs, d'une sensibilité raisonnée pour le peuple, dont il défendit les intérêts dans la guerre des grains. Père d'une fille naturelle qu'il tente de protéger, il a quelques amis auxquels il reste fidèle, sans appartenir néanmoins à aucun clan. Il fait montre d'un goût sûr pour les arts et la nature qu'il met en scène dans son château de La Motte-Tilly.

    Dans cette biographie, la première sur ce personnage, Marie-Laure Legay brosse le portrait d'un homme méprisé, avec en toile de fond les dernières années du règne de Louis XV, entre relâchement des mœurs et triomphe de la spéculation.

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