• 1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s'occupent d'une bande d'enfants abandonnés et défendent farouchement leur "foyer" - une usine désaffectée - face aux clochards des alentours. Lors de l'une de ces attaques, un colosse défiguré leur apporte une aide inespérée, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l'homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l'adolescent dans l'univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l'éloigner insidieusement de Cora.

  • Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

  • Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des moeurs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l'action d'éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l'une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la bande à Bonnot.

    Yves Pagès est auteur et éditeur chez Verticales (Gallimard).

  • Le tueur parfait n´a pas d´amis, il n´a que des cibles.
    Pour Durzo Blint, l´assassinat est un art et il est l´artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps.
    Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d´un seul coup d´oeil et à prendre des risques - comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti.
    Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d´identité, aborder un monde d´intrigues politiques, d´effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux...

  • Le tueur parfait n´a pas de nom, il a plusieurs visages.
      Kylar Stern a renoncé à sa vie d´assassin. Il a laissé derrière lui son maître Durzo et son ami Logan Gyre, laissés pour morts dans l´invasion brutale du pays par les armées du Roi-dieu. Kylar est parti s´installer une autre ville et a changé de métier.
    Mais lorsqu´il apprend que Logan est toujours vivant et qu´il est retenu prisonnier, Kylar est confronté à un terrible dilemme : abandonner la voie des ombres à tout jamais et vivre heureux avec sa famille, ou bien replonger dans la violence pour sauver son pays et son ami... au risque de tout perdre.

  • Le tueur parfait n´a pas de conscience, il a une mission.
    Cénaria est un royaume brisé où règnent la famine et le désespoir. Il n´est plus défendu que par une armée misérable. Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C´est de la pure démence mais, s´il parvient à le mener à bien, personne ne pourra plus l´arrêter. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, Kylar doit accomplir l´impossible : assassiner une déesse. S´il échoue, il condamnera la moitié d´un continent. S´il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient.

  • Deux petites filles de trois et quatre ans sont enlevées en plein jour ; l'une d'elles est retrouvée morte, atrocement mutilée, l'autre est portée disparue. Enceinte jusqu'aux dents, Victoria González, journaliste et détective, reçoit un chèque anonyme de 30 000 euros avec l'ordre d'enquêter sur l'enlèvement, et surtout de retrouver au plus vite la deuxième petite fille.
    Flanquée parfois d'un adjoint accro à la bière brune, Victoria plonge alors au coeur de l'enfer. Elle écume les bas-fonds de Barcelone, du Raval, peuplé de prostituées, d'alcooliques et de tous les immigrés échoués là en attendant l'avenir, jusqu'aux Viviendas Nuevas, cité semi périphérique sinistrée, ghetto de pauvres où tout s'achète et se vend à ciel ouvert, y compris les pires perversions. Entre les toxicos qui divaguent, les clodos passifs, les tueurs à gages sentimentaux, les mères folles, toute la ville semble avoir un penchant pour l'horreur et personne ne sera sauvé. Victoria elle-même a bien du mal à échapper à ses vieux démons, à son passé de petite frappe bourrée d'addictions. Seul moyen de se calmer les nerfs : la haine systématique contre d'innocents petits animaux domestiques.
    Féroce et sans concession, Cristina Fallarás nous entraîne bien loin du Barrio Gótico et de la Sagrada Família : ici la famille est un précipité de haine et les décors sont sordides, on est à l'envers de la ville. Une écriture coup de poing qui n'épargne personne.

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