• Stanislaus Kaicel (1886-1910), alias Stanley Ketchel, est considéré comme l'un des meilleurs boxeurs poids moyens de l'histoire. D'origine polonaise, il fuit un père alcoolique et violent, vagabonde à travers l'Amérique misérable et trouve une place de videur de saloon dans le Montana. Un monde de mineurs violents, de capitalistes impitoyables et de prostituées au grand coeur, qui va lui donner sa chance. Dur, agressif et sans scrupule, Ketchel monte sur le ring pour vivre une carrière aussi fulgurante que tragique. Surnommé "l'assassin du Michigan", il battra par K.-O. tous les adversaires de sa catégorie pour oser affronter, en 1909, le champion des poids lourds, Jack Johnson, lors d'un combat féroce qui deviendra mythique et changera son destin.
    Entre les derniers saloons de l'Ouest sauvage et les grands hôtels de New York, sa destinée de champion maudit, flamboyant et charismatique revêt les accents d'une authentique épopée américaine.

  • De retour de la guerre de Corée, Tucker, jeune vétéran de dix-huit ans, traverse à pied ses Appalaches natales pour rentrer chez lui. Sur son chemin, il croise Rhonda, quinze ans à peine, et la sauve des griffes de son oncle. Immédiatement amoureux, tous deux décident de se marier pour ne plus jamais se quitter. Tucker trouve un boulot auprès d'un trafiquant d'alcool de la région. Au cours des années qui suivent, cinq enfants naissent, qui deviennent leur raison de vivre. Mais quand une enquête des services sociaux menace la famille, les réflexes de combattant de Tucker se réveillent. Acculé, il découvrira le prix à payer pour défendre les siens.

  • « Ce livre concis et poétique sent la morille et le bois calciné. C'est une fable transpercée par les hurlements des loups et les jappements des coyotes en délire, un hymne à l'odeur âcre des épicéas géants que des bûcherons loqueteux débitent en billes, là-bas, au fin fond de l'Ouest américain, pour construire, au péril de leur vie, des ponts de chemin de fer en équilibre au-dessus des canyons. [...] Un roman qui vous emporte loin dans le silence et dans l'azur. »
    Florence Noiville, Le Monde des livres
    Au début du XXe siècle, Robert Grainier travaille à la construction des chemins de fer qui, très vite, parcourront l'Amérique. Un combat de l'homme contre la nature dans des paysages à l'immensité sauvage. Mais ce n'est pas le seul combat que mène Grainier : ébranlé par un drame personnel, il tente de donner un sens à un monde qui en a perdu, alors que son pays connaît des années décisives qui transforment profondément son identité.

  • Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime. D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants.
    L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer parcours de lecture groupements de textes quatre poèmes d'amour et de guerre la littérature engagée : écrire contre la guerre culture artistique cahier photos : histoire des arts Un livre, un film : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet éducation aux nouveaux médias

  • Alors âgée de 26 ans, Shiori Ito est journaliste. Un soir, elle rejoint Noriyuki Yamaguchi - biographe du premier ministre Shinzo Abe - au restaurant pour un dîner d'affaires. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans une chambre d'hôtel, en train de se faire violer. Commence alors un véritable parcours du combattant. Son obstination finit pourtant par payer, et la justice inculpe le violeur. Mais un coup de théâtre vient tout remettre en cause : l'arrestation est annulée après un appel téléphonique du chef de la brigade criminelle, proche du premier ministre. La justice prononce finalement un non-lieu. #MeToo est devenu #WeToo dans un Japon où la prise de parole individuelle, à visage découvert, est synonyme pour les femmes de véritable suicide social.

    Shiori Ito est journaliste et réalisatrice de documentaires. "La Boîte Noire", son livre témoignage dénonçant les violences sexuelles au Japon en enquêtant sur son propre viol, reçoit en 2018 le Best Journalism Award. La presse internationale lui a consacré de nombreux articles et interviews, en particulier le documentaire de la BBC "Japan Secret Shame" diffusé au printemps 2018. Shiori Ito sera présente en France pour la promotion de "La Boîte Noire" la semaine du 13 au 17 mai 2019.

  • L'histoire de Rome est inséparable de l'histoire de ses guerres. De 509 à 338 avant J.-C., la cité fut en permanence menacée de disparaître : elle combattit parfois plusieurs ennemis à la fois, souvent des voisins, qui ne supportaient pas l'âpreté au gain de ses soldats et l'arrogance de ses dirigeants. Ce fut un dur « struggle for life » qui forgea les bases de sa future puissance. Car ne reconnaissant jamais aucune défaite, sans plan préétabli, elle s'empara, de 338 avant J.-C. à 106 après J.-C., pays après pays, de tout le bassin méditerranéen, et elle fi nit par contrôler un domaine immense, de l'Écosse au Sahara, de l'Atlantique à la Mésopotamie. Et puis, en 406/410 après J.-C., elle le perdit. Ce livre présente l'anatomie des guerres de Rome gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, à de grands capitaines, et à des règles sociales originales et fortes. Mais il présente aussi les guerres peu à peu perdues, les débâcles et les redditions. Il montre, à cet effet, comment la supériorité des techniques de combat, de l'armement, de l'organisation et d'un art du commandement sans faille s'est peu à peu usée, délitée, éteinte au sein d'un empire devenu trop vaste, confronté à de nouveaux ennemis, venus de très loin, plus féroces que jamais et inassimilables. Fidèle à sa méthode, Yann Le Bohec ramène le lecteur aux sources : par les textes des grands auteurs de l'Antiquité, mais aussi par l'épigraphie, et grâce aux dernières découvertes de l'archéologie, il exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées. L'Histoire des guerres romaines, qui évoque la mort de tant de soldats et de grands chefs militaires qui les menèrent au combat, devient ainsi, par cette approche inédite, un texte vivant et passionnant. C'est l'histoire d'une milice de paysans qui a fi ni par dominer le monde.

  • Les défenses Nouv.

    Sujet à une psychose brutale et non identifiée, le neurologue Camilo Escobedo est interné dans un hôpital psychiatrique. Du jour au lendemain, il se retrouve le patient de ses propres collègues et internes. Jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il souffre d'une maladie auto-immune récemment découverte. Celle-là même qu'il a longtemps étudiée et qui l'a toujours fasciné : la maladie dont est atteinte la jeune fille dans L'Exorciste.
    Cette histoire, c'est celle, véridique, du docteur Escudero. En relatant la vie de ce neurologue, Gabi Martínez donne à lire le système de santé et la réalité sociale de Barcelone. C'est le combat singulier, dans un monde globalement corrompu, d'un personnage inoubliable.

  • 14 juillet 1919. Le défilé militaire le plus impressionnant qui ait jamais existé consacre l'armée française victorieuse. Quelques jours après la signature de la paix, le 28 juin, la cérémonie est à la fois un hommage aux 1 400 000 hommes tombés en quatre ans et une célébration de la victoire, celle de la France.
    L'armée française a joué un rôle capital dans la victoire sur l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale. Si elle fut toujours l'armée principale des Alliés - sur la Marne en 1914 ou à Verdun en 1916 -, c'est lors des combats gigantesques de 1918 qu'elle a été la plus grande, la plus moderne et, à partir de l'effondrement allemand, la plus puissante du monde grâce à une industrie de guerre aussi imaginative que performante. Arsenal des nations et force majeure des Alliés injustement oubliée de l'historiographie anglo-saxonne et française, la France de 1918 est pourtant l'équivalent de ce que seront les États-Unis en 1944 sur le front Ouest.
    Grâce à son approche originale de la Grande Guerre, Michel Goya dresse le portrait de cette armée française depuis la préparation des combats du printemps 1918 jusqu'au traité de paix de Versailles et la démobilisation. Il nous éclaire sur la manière dont cette armée s'est transformée jusqu'à la victoire finale et revient sur le processus qui l'a conduite de la gloire au déclin dans les années qui ont suivi.
    Un vibrant hommage aux soldats français, grands vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

  • Boston, 1642. Hester, dont le mari est porté disparu, est mise au pilori car elle a commis l´adultère. Condamnée par la colonie puritaine à porter jusqu´à la fin de sa vie sur la poitrine un A écarlate, elle part vivre à la périphérie de la ville, seule avec sa fille, car elle a refusé de livrer le nom de son amant... Considéré comme le premier grand roman du continent américain, cet ouvrage connut à sa publication en 1850 un immense succès, mais par sa peinture d´une société intégriste et d´une femme éprise de liberté, il n´a rien perdu aujourd´hui de sa force et de son attrait. « Un roman admirable, extraordinaire [...] il possède le charme et le mystère des grandes oeuvres d´art » (Henry James).

  • Coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. Simon a pris un homme pour une bête, son ami Luzi avec qui il avait eu une dispute la veille. De retour au village après ses trois années d'enfermement, il doit affronter les regards, il faut être endurant comme un âne pour vivre avec. Pour retrouver une dignité et éprouver sa force et sa solitude, Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et le plus difficile de la région.

    Une histoire de grandeur humaine dans la nature, d'obstination et de fureur, dans une écriture elliptique et dense.

    Oscar Peer, né le 23 avril 1928 à Lavin et mort le 22 décembre 2013 à Coire, est un romancier, dramaturge et philologue suisse qui écrit en romanche et en allemand.

  • Défenseur de la cause kurde depuis longtemps, l'écrivain Olivier Weber, ancien reporter de guerre, s'est à nouveau rendu sur le terrain à la rencontre de ces militants de la liberté et des peshmergas, « les combattants de la mort ». En Syrie et en Irak, il a vu des partisans et partisanes, prompts à se battre encore, dans l'attente de l'aide internationale ou de volontaires comme lors de la guerre d'Espagne. Désireux de bâtir un Moyen-Orient en paix. Impatients de reconstruire la mémoire de la Mésopotamie. Fiers de montrer leur expérience démocratique avec le respect des minorités, l'égalité entre hommes et femmes, un modèle de société qui représente un véritable laboratoire des droits de l'homme au Moyen-Orient.

    Olivier Weber est écrivain, auteur notamment de L'Enchantement du monde, La Confession de Massoud, Le Barbaresque et L'Arrière-pays. Ses romans et essais ont remporté plusieurs prix, notamment le Prix Joseph Kessel, le Prix du Livre Européen et Méditerranéen, le Prix de l'Aventure, le Prix Albert Londres et le Prix des Romancières.

  • Joe est boxeur. Il s'apprête à se marier. Mais avant, il doit encore livrer combat, le dernier promet-il à sa fiancée, qui lui permettra de gagner les cent dollars, nécessaires à leur installation. Il doit affronter une brute épaisse, à la force terrifiante. Joe, plus fluet, compte sur son intelligence du "jeu". Tout se jouera au dernier round. C'est ce combat de David contre Goliath, de la finesse contre la force, que raconte London, lui-même grand amateur de boxe, dans ce récit peu connu mais tout à fait emblématique de son oeuvre.

  • Mutismes Nouv.

    « Mutismes, pour tous ces silences qui ont miné l'âme polynésienne... »Tabous et non-dits, frustrations et conflits, zones d'ombre et de silences. Autant de maux qui gangrènent la société polynésienne des années 1980 à 2000.Face aux drames qui bouleversent sa vie, depuis son enfance exposée à la violence du père, jusqu'à l'adolescence marquée par les départs et les arrachements, tandis que des atolls se font souiller par les tirs nucléaires d'une mère patrie dont elle ignore tout, cette jeune fille doute de sa foi en l'humanité. Seule son admiration pour Rori, activiste politique indépendantiste au charisme incontestable, parvient à lui redonner le sourire et à insuffler un sens à sa vie. Mais l'amour ne peut aveugler éperdument : il lui faudra s'exiler à 22 000 kilomètres, sur cette terre française étrangère, pour trouver la force de mettre des mots sur l'indicible. Et tenter de (ré)écrire l'histoire de son pays.Avec ce roman social et initiatique, Titaua Peu s'attelle à poser des mots sur les silences, à créer de la parole là où elle a été confisquée, oubliée.L'auteure de Pina (Prix Eugène Dabit en 2017) n'a jamais eu des termes aussi justes que lorsqu'elle évoque les silences, soulignant les non-dits et les interdits d'une société en perdition.Mu, n.c. tahitien : silence de quelqu'un qui a quelque chose à dire mais qui se tait. (Dictionnaire de l'Académie tahitienne - Fare Vana'a)

    Auteure à l'engagement éminemment politique, Titaua Peu, auteure incontournable du paysage intellectuel et artistique polynésien, donne à voir une société bien éloignée des clichés illusoires.Mutismes, paru initialement en 2003, est un manifeste indépendantiste qui (re)donne voix aux oubliés des années fastes du CEP.Avec Pina, son second roman lauréat du Prix Eugène Dabit en 2017, elle réalise un tour de force salué par la critique qui scelle son combat littéraire tout autant que social.

  • «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • Guerrier mi-homme mi-bête, Tool a été créé pour le combat dans un futur dévasté par le changement climatique et les conflits.
    Échappant aux impulsions de soumission génétiquement implantées, pourchassé avec acharnement, il a quitté sa meute d'esclaves de guerre modifiés pour devenir le leader d'une bande d'enfants-soldats.
    Mais le temps est venu de se révolter contre ceux qui l'ont asservi.

  • Ils sont neuf officiers de la Légion étrangère à avoir pris la plume pour raconter la dernière décennie de combat de cette unité de légende. Pour la première fois, le lecteur accompagne les hommes au képi blanc en Afghanistan, en Guyane, en République centrafricaine, au Mali. « Monsieur légionnaire » était partout où la France a décidé de se battre. De l'entraînement aux combats les plus âpres, c'est le quotidien de ces hommes venus du monde entier pour servir une autre patrie que la leur qui est retracé ici, au plus près du terrain. Durant ces dix dernières années, certains d'entre eux ont eu rendez-vous avec la mort. Ils venaient du Népal, de Serbie, d'Afrique du Sud, de Slovaquie souvent avec une certaine idée de la France mais surtout attirés par le mythe de cette troupe unique au monde, sa devise - honneur et fidélité - et aussi le « baroud » que célèbre leur chant « La lune est claire ». C'est à eux que leurs camarades légionnaires ont voulu rendre hommage en écrivant ce livre.

  • Au début des années 70 la lutte pour l'égalité des droits est loin d'être terminée pour les Noirs américains. Pour certains c'est même le combat de chaque instant. Le révérend Phillip Martin, leader du mouvement dans une petite ville de Louisiane, est de ceux-là; il a bâti autour de ce combat une vie solide et respectable. Jusqu'au jour où un mystérieux jeune homme vient rôder sans but apparent autour de sa maison...
    Gaines, avec son immense talent, nous entraîne dans une histoire où tension et suspense vont crescendo. Ernest J. Gaines, né en 1933, a été surnommé «le Faulkner noir» aux États-Unis où le National Book Critic Award lui a été décerné en 1994 pour Dites-leur que je suis un homme.

  • Jean Cavaillès, philosophe des mathématiques et spinoziste convaincu, a été co-fondateur du mouvement Libération et du réseau Cohors. Arrêté par la police française en août 1942, évadé en décembre, arrêté une nouvelle fois par le contre-espionnage allemand en août 1943, il fut fusillé en février 1944.
    Cet intellectuel de combat mena une guerre sans merci face aux nazis. Interrogé par la police, il expliqua que ses actes étaient fidèles aux valeurs des grands esprits allemands comme Kant, Hegel ou Beethoven. Rigoureux, logique et droit, Cavaillès prônait avant tout un engagement personne total et un refus absolu de rester les bras croisés face aux problèmes et aux situations.
    Dans ce portrait émouvant, Georges Canguilhem redonne vie à cet homme de conviction et de courage.

    Philosophe, histoiren des sciences et médecin français (1904-199), Georges Canguilhem fut résistant aux côtés de Jean Cavaillès sous l'occupation. Il fut aussi le directeur de thèse de Michel Foucault et est considéré comme l'un des pionniers de la philosophie de la médecine.

  • Au Caire en 1948, la vieille Om Hassan lutte pendant six jours pour sauver son petit-fils du choléra. Elle décide de l'emmener loin du village où les dénonciateurs pullulent. Car pour mettre fin à l'épidémie on éloigne de force les malades. La grand-mère veut tout tenter pour sauver son petit-fils et souhaite rejoindre la mer purificatrice. Le courage de la vieille femme est immense. Mais la route est longue, et les obstacles innombrables. Son chemin va croiser celui d'Okkasionne, un montreur de singe. L'enfant mourra, mais aura vu la mer.

  • Ecrit sous la dictée et publié à titre posthume, cet ouvrage est le fruit des dernières réflexions de l'empereur Napoléon Bonaparte en exil à Sainte-Hélène, une analyse avertie d'un chef de guerre par un autre chef de guerre. Entouré de ses derniers fidèles, Napoléon aborde un sujet qu'il connaît depuis l'enfance et maîtrise à la perfection, s'attachant à restituer les combats décisifs de la guerre des Gaules puis de la guerre civile et à les commenter en stratégie éclairé. L'étude comparée des conflits antiques et modernes fait apparaitre l'influence durable du génie césarien auant que les boulversements tactiques liés à l'émergence de l'artillerie, dans une fresque vivante et synthétique de l'art de la guerre romaine.

  • Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n'hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s'emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d'une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l'emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l'entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l'aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du "parti populaire", Salluste écrit l'une des toutes premières luttes des classes de l'Histoire.

    Né en - 86, Salluste fut un homme politique, militaire et historien proche de Jules César et de Clodius. Après une courte carrière au Sénat, il accompagna César en campagne et franchit avec lui le Rubicon en - 49. Après l'assassinat de ce dernier, il se consacra au récit complet des épisodes les plus mémorables de l'histoire romaine. Son souhait novateur d'expliquer les causes des événements et de comprendre les motivations des protagonistes le consacrèrent "premier des historiens de Rome".

  • Nagasaki Oni et Hiroshima Oni, deux chefs de clans yakuzas, deux démons que tout oppose comme les deux faces d'une même pièce, se livrent une lutte fratricide depuis leur naissance en août 1945. Tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins : que ce soit l'Oni No Shi, l'épée mythique, tueuse de démons, les armes automatiques les plus perfectionnées ou la belle Sadako, femme-panthère devenue maîtresse dans l'art de tuer.
    Deux conceptions du monde s'affrontent et ce combat ne pourra se résoudre que dans la violence et dans le sang.
    Roman où la lave des sentiments et la mythologie asiatique aiguisent une intrigue implacable, La maison aux fenêtres de papier rend un brillant hommage aux grands films de yakuzas et au cinéma excessif de Quentin Tarantino.

  • Pina

    Titau Peu

    Livre « coup de poing » qui dit les misères contemporaines à Tahiti, où Pina brosse le portrait dune Polynésie déchirée où deux mondes parallèles se côtoient sans se voir. Tahiti, île des différences qui séparent.
    Prix Eugène Dabit 2017

  • Nous connaissons déjà l'issue du combat de Mohamed Ali contre George Foreman au Zaïre en 1974. Cependant, nous ignorons en totalité les dessous du « combat du siècle », qui sous-tendent cette improbable saga en terre africaine. Le roman de Blaise Ndala nous fait pénétrer avec une grande perspicacité, quarante ans plus tard, dans les dimensions sociopolitiques d'un univers aussi cauchemardesque que fantasmagorique. Musique, magouilles et magie traversent la vie de Modéro, héros malgré lui, depuis son village natal de Banza jusqu'à New York, en passant par Kinshasa.

    J'irai danser sur la tombe de Senghor est un texte puissant qui vogue entre pittoresque et gravité. Le passé d'une Afrique postcoloniale en pleine tourmente dans un monde en mutation y est interrogé avec acuité. Toutefois, il est permis de penser que les « vieux démons » qui parcourent ce récit n'ont pas fini de hanter un continent qui oscille entre leurres et lueurs, d'où l'actualité et la force de l'oeuvre.

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