• Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • Deux frères vivent avec leur père, un flic, le "monoparental", dans un pavillon ordinaire avec un jardin pas terrible. Pour tenir, ils se tapent des somnifères, une canette ou un pétard, comme des grands.
    En fait, ils rêvent d'une famille très précise, "celle qui trempe des tartines en attendant l'ami Ricoré". Une voisine, assistante maternelle, passe parfois chez eux et laisse un parfum de femme.
    Cavales loufoques, bêtises diverses, au cours d'une fugue les gamins sont pris en stop par un jeune couple grunge. Ils croient enfin avoir trouvé une cellule familiale de substitution, mais c'est à eux de jouer les parents...
    Désintoxication, repas à heures fixes, coupe de cheveux de rigueur, tout leur est bon. Réussiront-ils là où ,avec eux, on a échoué ?
    C'est l'enjeu paradoxal de ce roman cousu main. Les digressions s'y mélangent pour dessiner un portrait criant de vérité de la "France d'en bas". En disciple déjanté de Diderot, Serge Joncour invente deux neveux de Rameau qui se font la malle, explosent les lieux communs et multiplient les fariboles.

    ©Pierre Ferbos

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