• En 2012, Thésée quitte "la ville de l'Ouest" et part vers une vie nouvelle pour fuir le souvenir des siens. Il emporte trois cartons d'archives, laisse tout en vrac et s'embarque dans le dernier train de nuit vers l'Est avec ses enfants. Il va, croit-il, vers la lumière, vers une réinvention. Mais très vite, le passé le rattrape. Thésée s'obstine. Il refuse, en moderne, l'enquête à laquelle son corps le contraint, jusqu'à finalement rouvrir "les fenêtres du temps"...

  • Gerda Cadostin, femme d'origine paysanne, raconte grandeurs et malheurs d'Haïti, avec un premier roman percutant, qui relate avec force et dans une langue flamboyante, la vie de trois générations de femmes au village de Guérot.

    Résumé
    Écriture du corps. Humour corrosif. Narration nouvelle. Mémoire ancrée dans l'imaginaire créole. Gerda Cadostin campe avec brio une galerie de personnages hauts en couleur : la vieille Sang Cochon, le clan des Estimé, les Esprits du vaudou, les pères invisibles, et les soeurs jumelles, Joséphine et Aline, qui prennent pour époux le même homme. Laisse folie courir fait entendre les crépitements et odeurs du pays d'enfance. Ces visages et univers singuliers sont servis par une langue belle et audacieuse.

    Extrait
    Ses yeux épiant l'entourage et les clôtures. Bien en chair dans sa vieille dodine sur la galerie, tante Mézine admet sans surprise l'impossibilité des jumelles à dormir séparées et la possibilité de se placer toutes les deux ensemble avec le même homme.
    - Oui, le même homme ! s'enflamment les jumelles habillées en nuances de rose dedans dehors de la tête aux pieds du devant-jour à l'angélus.
    - En 60 ans de vie religieuse dans le département de l'Artibonite, chuchote-t-elle, tant de vies s'échinent entre impossible et surnaturel.
    Les deux soeurs réconfortées par tante Mézine se hasardent. De bébés en gestation à ceux dans les bras des femmes. Célibat avancé. La trentaine devant leur porte. Joséphine et Aline ont envie d'accoucher elles aussi. Sans rien changer dans leurs habitudes. Sans autre souffle dans leur souffle. Un accroc aux usages. Un seul mari pour deux soeurs. Un mari chez elles. Dans leur maison à elles. Héritée de leurs parents Sidieu et Mirasia.

    L'auteure
    Née en Haïti en 1958, Gerda Cadostin vit en France. Laisse folie courir est son premier roman.

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • Qu'est-ce que l'écologie ? Qu'implique le fait de se dire écologiste ? Faut-il lier croissance écologique et décroissance économique ? Que penser des OGM ? Quel rapport entre science et religion ? La pertinence des questions de l'adolescent amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original et accessible, souligné ici par le trait incisif de Pascal Lemaître.

    Jean-Marie Pelt (1933-2015), biologiste, fonda l'Institut européen d'écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.Il dialogue dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien.Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Millefeuille

    Leslie Kaplan

    Quand je l'ai connu, Jean-Pierre Millefeuille habitait déjà depuis longtemps rue Antoine-Bourdelle, une petite rue à côté de la gare Montparnasse. Conversations, échanges. Séduction réciproque. Pas du tout le vieux crispé sur ses acquis de pensée, ses habitudes. Une fois j'allai chez lui avec Zoé, la fille d'une amie. Après Zoé me dit, Je ne sais pas si je l'aime, non vraiment je ne sais pas.
    Pourtant elle retourna le voir, et emmena même Léo, un amoureux. C'est là que tout a commencé.

  • Jean Viard dresse un portrait de la France bien différent des images courantes. La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont "discontinues", la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes...
    La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner.

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • Dans La Musique engloutie, Christian Haller explore un pan mythique de son histoire familiale, l'enfance de sa mère dans le Bucarest florissant des années 1910-1920, brutalement arrêtée par l'exil politique des années 1930. Pour soulager sa mère vieillissante, prisonnière des souvenirs de son enfance, Haller décide de partir pour Bucarest, où il rencontre un passé plus récent, celui de l'ère Ceaucescu, à travers deux personnages qui l'ont vécue de façon contrastée, docile ou victime.

    Voyage dans le temps et roman familial, La Musique engloutie réinvestit de manière chatoyante les grands bouleversements qui ont secoué l'Europe du XXe siècle, en mariant la petite histoire à la grande.

    Né en 1943 à Brugg en Suisse, Christian Haller est un biologiste et un écrivain. Considéré aujourd'hui comme l'une des voix majeures de la scène littéraire suisse alémanique, il a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Schiller 2007 et le Prix des arts du Canton d'Argovie en 2015. Christian Haller a écrit trois romans avant La Musique engloutie, dans les années 90, puis deux autres après, qui forment avec celui-ci une trilogie.

  • Dans la famille Jo, trois générations se côtoient : le grand-père, patriarche enrichi, conservateur et autoritaire, le père, homme moderne mais faible qui a embrassé le christianisme en même temps que la boisson et les femmes, et le fils, étudiant déjà marié et père de famille, qui sympathise avec des «istes» d'obédience étrangère. Nous sommes à la fin des années 1920, dans une Corée sous domination nippone. Ces trois hommes et leurs proches se cherchent, se heurtent et se querellent. Lorsque la santé du grand-père se détériore, les intrigues d'alcôve se déchaînent. Qui sera l'héritier ? Ce récit, paru en 1931 sous forme de feuilleton, est un classique de la littérature coréenne, passionnant par ses rebondissements autant que par son réalisme, d'une grande modernité littéraire.

    Après ses études au Japon, Yom Sang-Seop (1897-1963) retourne en Corée où il travaille comme journaliste et défend l'idée d'une littérature nationale. Auteur de récits et de romans, il devient le pionnier du réalisme et du naturalisme coréen. En 1928, après deux nouvelles années au Japon, il entre au quotidien Chosun Ilbo, où Trois Générations paraîtra sous forme de feuilleton en 1931. Yom Sang-seop est couronné de nombreux prix littéraires, dont le Prix de la Paix de l'Asie.

  • Jean-François Bouthors s'est rendu aux quatre coins de notre pays pour entamer une conversation avec ceux qui l'habitent et faire revivre les silences, les colères et les espoirs de toutes ses générations.
    De ces rencontres s'élèvent des voix singulières : Mariette, petit bout de femme nostalgique d'une cité idéale où tous cohabitaient ; Saïd, né au Maroc, mais fidèle à cette terre qui le nourrit depuis plus de 30 ans ; Henri, offrant en héritage son optimisme mêlé à un souffle de révolte, ou Vinciane, en partance pour l'Australie, nouvel eldorado de tous les possibles...
    Ces « portraits émotionnels » redonnent la parole à ces hommes et ces femmes ordinaires et recomposent notre imaginaire collectif. L'instantané d'une mémoire plurielle qui nous permet de nous réunir autour de nos convictions, de nos divergences et de nos émotions.

  • Châlons-sur-Saône, un groupe de jeunes en précarité, un prêtre. Au-delà des réussites et des échecs de ces jeunes, de leur insertion sociale possible, l'auteur propose un témoignage sur la présence de l'Eglise auprès des plus pauvres.


  • De la naissance à la mort, les existences individuelles suivent des cheminements qui, loin d'être déterminés par la seule volonté ou le hasard, s'inscrivent dans des causalités sociales et psychologiques fortes. Les auteurs, psychologues et sociol

  • Depuis la fin du XXe siècle, le domaine culturel a connu une série de mutations auxquelles doivent s'adapter ses usagers et ses artisans : change­ments technologiques, industrialisation, mondialisation. Sommes-nous si différents, sur le plan culturel, de ceux qui nous précèdent et de ceux qui nous suivront ? Si oui, en quoi et pourquoi ?

    C'est à ces questions que tente de répondre le présent ouvrage. Il vise à mieux cerner et comprendre la relation entre la culture, les prati­ques culturelles et les générations. Pour ce faire, il réunit des textes de chercheurs québécois et français qui présentent les résultats de recherches portant sur différents objets culturels en lien avec divers groupes d'âge.

    Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs et aux étudiants, aux ges­tionnaires et professionnels des secteurs public et parapublic, aux acteurs du milieu culturel ainsi qu'à toute personne intéressée par la question de l'évolution des générations et des pratiques culturelles.

  • Une première enquête montre que la crise de la masculinité est fondée sur la difficulté à définir ce que doit être un homme à partir d'une profusion de normes souvent contradictoires et variables selon le milieu social. Une seconde enquête relie ces représentations collectives et les applications dans les pratiques privées des jeunes.

  • L'adolescence, concept occidental ou expérience universelle? Pour les ethnologues des sociétés non occidentales les repères traditionnels pour définir la maturité sociale varient selon les cultures. S'il n'y a pas de coïncidence universelle entre l'âge et le statut d'adulte, le devenir adulte se construit toujours culturellement.

  • Tous les aspects de la vie des vieilles personnes : point de vue juridique, médical, économique, pratique, psychologique.

  • Il a fallu attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour que, dans la totalité des pays réputés avancés, la femme soit socialement reconnue comme un être humain à part entière. On éprouva même le besoin, il n'y a pas 20 ans, de créer en France un ministère pour elle, tant il apparut que cette reconnaissance n'allait pas de soi. Pourtant, surtout après la Seconde Guerre mondiale, les femmes sont entrées en masse sinon en force sur le marché du travail. Puis la pilule leur a donné la maîtrise de la maternité, tandis qu'une propagande féministe bien orchestrée les hissait sur le podium. La femme est ainsi devenue, théoriquement, l'égale de l'homme. Cependant, elle n'est là qu'en filigrane et sa personne, en réalité, n'occupe qu'un strapontin. Résistance sourde, mais ferme, des sociétés machistes où les leviers de commande, qu'ils soient politiques, économiques, syndicaux ou universitaires, sont dans la main des hommes. C'est finalement le volontarisme qui, à la force du poignet, dévoile l'évidence : la femme est un être digne et responsable. Mais le volontarisme peut-il changer les comportements fondamentaux ? Peut-il vraiment transformer la sexualité ? Tout ou presque, dans notre vie, passe par ce filtre biologique. Dès lors, l'homme et la femme apparaissent comme essentiellement complémentaires donc, ipso facto, différents. Le reconnaître permet de donner à l'un et à l'autre une place correspondant, sans jugements de valeurs ni vanités, à leurs différences. Car ce sont elles, ces différences complémentaires, qui fondent la féminité et la masculinité, c'est-à-dire le dialogue sexuel. Vouloir les réduire ou les opposer n'a pas de sens : nous sommes comme la serrure et la clé.

  • Elles sont filles de parents maghrébins immigrés en France. Leurs pères sont ouvriers, artisans, chômeurs ou retraités, l'un fut officier de gendarmerie. Elles sont nées à Nanterre, à Bobigny, Sartrouville, à Paris dans le vingtième, dans la banlieue nantaise ou à Roubaix et y ont grandi. Elles ont de dix-huit à vingt-sept ans, sont lycéennes, étudiantes, animatrice, secrétaires, restauratrice ou "au chômage". Quelques-unes ont un compagnon, l'une est mariée, une autre divorcée, la plupart sont célibataires. Toutes ont parlé sans réticence, contentes d'être écoutées par une auditrice attentive, française, ethnologue, spécialiste de la culture de leurs parents, ainsi à même de comprendre leurs difficiles et douloureux problèmes. En effet, elles sont partagées, parfois déchirées entre leurs aspirations personnelles de jeunes femmes en France et le désir, bien différent, de leurs parents, qui auraient voulu les voir devenir ces "femmes bien", modèle de femme maghrébine. Diverses ont été leurs conditions de vie, divers leurs rapports avec parents et frères, leurs connaissances de la religion, du Maghreb, leurs scolarités, leurs activités et relations éventuelles hors de la maison paternelle, leurs attitudes envers l'autre sexe, leurs propres désirs de famille et d'enfant, leurs problèmes d'identité et de nationalité, enfin, pour certaines d'entres elles déjà, leur participation à la vie active en France. A travers leurs discours sur toutes ces questions - une centaine d'heures d'entretiens -, sont analysées les conditions et les circonstances, les constantes et les variables susceptibles de freiner ou de favoriser leurs dispositions à l'intégration.

  • Aujourd'hui, trouver une place dans la société passe obligatoirement par une scolarité réussie. Ce qui ne veut pas dire être le « premier de la classe » mais faire le bon choix au moment opportun vers une des multiples voies qu'offre le système scolaire. Ce livre constitue l'outil indispensable aux parents et aux enfants confrontés à la grande aventure de la scolarité. Ouvrage d'information, de conseils, il répond à toutes les questions que pose le parcours de l'élève depuis la maternelle jusqu'à l'après-bac. Tous les obstacles à franchir, les pièges à déjouer, les filières et les adresses à connaître y sont inventoriés.

  • L'auteur aborde et analyse les problèmes et les embûches liés aux débuts de la vie à deux. Un ouvrage destiné aux jeunes et à leurs parents.

  • Le temps de l'adolescence ne pourrait-il être le temps d'une reconsidération des conduites parentales où la famille devrait aider patiemment l'adolescent à effectuer cet indispensable passage en répondant à son manque par une confiance accrue et en gérant le repli sur soi par des interventions ajustées, judicieuses et valorisantes ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On a parfois l'impression que les vingt ans portent en eux les fêlures qui les paralysent. Une génération Bonsaï, aux racines coupées, aux bourgeons pincés, aux terreaux appauvris. L'absence de père, de mère, de repères et l'absence d'autorité à défier : autant de carcans qui ont nanifié les vingt ans. Des bonsaï. Des arbres identiques aux vrais, aussi beaux, parfois plus, en aussi bonne santé apparente, mais des arbres miniatures et fragiles. Le moindre courant d'air, le moindre excès d'eau peut les tuer, aussi préfèrent-ils se calfeutrer dans des cocons et adopter les références de leurs grands-parents, une vie conjugale fidèle et paisible.

  • Pour djouer le complexe de Chronos qui fait s'opposer les gnrations au pouvoir, accroches leurs privilges, une jeunesse souvent infantilise et dconsidre, il faut oser la jeunesse .Autrement dit, tout faire pour que la nouvelle gnration rgnre les anciennes. condition bien sr de retrouver nos merveilleuses vertus juvniles : notre inexprience, qui engage la transmission ; notre got pour la provocation, qui frappe notre bonne conscience et nos vrits ; notre passion du questionnement, qui nous relance vers l'avant.Vibrant plaidoyer pour un nouveau pacte entre gnrations, ce livre anti-crise est un hymne au dsir d'entreprendre et la soif de vivre.

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