• Pour que Jim, chauffeur Uber de soixante ans, voie la vie du bon côté, que faudrait-il? Une petite cure d'antidépresseurs? Non, c'est plus grave, docteur. De l'argent? Jim en a suffisamment. Au fond, ce qu'il veut, c'est qu'on lui fiche la paix dans ce monde déglingué. Et avoir affaire le moins possible a? son prochain, voire pas du tout. Alors, quand sa nouvelle voisine, flanquée d'un mari militaire et d'un fils de quatre ans, lui adresse la parole, un grain de sable se glisse dans les rouages bien huilés de sa vie solitaire et monotone. De quoi faire exploser son quota de relations sociales...
    En entremêlant les destins de ses personnages dans un roman plein de surprises, Levison donne le meilleur de lui-même, et nous livre sa vision du monde, drôle et désabusée.

  • Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime. D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants.
    L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer parcours de lecture groupements de textes quatre poèmes d'amour et de guerre la littérature engagée : écrire contre la guerre culture artistique cahier photos : histoire des arts Un livre, un film : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet éducation aux nouveaux médias

  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

    Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.

  • C'est l'histoire de Paul, Blaise, Éloïse, Charlène et Grégoire, Martine ou Jacques, et finalement de tous ceux que l'addiction au jeu rassemble autour de la roulette des casinos, ici de la côte atlantique. C'est l'histoire de ce défi répété à la face du destin où chaque fois on rejoue sa vie, une manière, pour peu qu'on s'y penche, de mieux s'explorer. C'est l'histoire de la souffrance humaine, qu'on croit un temps dissipée par le vertige du jeu.

  • John Cage rencontre Marcel Duchamp en 1941. Trente après, il confie les souvenirs qu'il conserve de cet homme aussi simple qu'énigmatique. Et d'abord il salue en lui la beauté de son indifférence. En 1913, Duchamp a composé un Erratum musical de manière aléatoire. Raison pour laquelle John Cage le hisse en précurseur de ses propres recherches. Il rapporte aussi quelques anecdotes, et notamment la rare fois où Duchamp a perdu son sang-froid, lui d'ordinaire si magnanime : une mémorable partie d'échecs, que Cage aurait dû gagner mais qu'il a perdue, mettant Duchamp dans une colère noire. Le compositeur rend aussi compte avec sa simplicité coutumière des grandes problématiques soulevées par Marcel Duchamp, et notamment le rapport entre l'oeuvre et le spectateur, préoccupation partagée entre les deux hommes. Les deux oeuvres s'offrent d'ailleurs l'une l'autre dans un miroir inversé : Cage explique avec une grande clarté avoir voulu développer la dimension physique de l'écoute quand Duchamp voulait réduire cette dimension dans la peinture. Pédago­gique, drôle, émouvant, un témoignage inédit en français sur celui qui "prenait le fait de s'amuser très au sérieux".

  • Mine de propositions subversives, ce manifeste dans le plus beau style des avant-gardes fait de son titre l'étendard d'un projet d'envergure : la destruction en règle des mass media au moyen de leurs possibilités mêmes. Entre répandre de fausses nouvelles à l'aide d'enregistrements diffusés aux heures de pointe, procéder par contagion sonore - les bruits d'une émeute peuvent la stimuler dans la réalité - ou encore introduire dans le discours d'un politicien bredouillements et autres incongruités, Burroughs applique la technique du cut-up au monde sonore, arme à même de contrer cette autre arme de destruction massive, la médiatisation à outrance, moyen féroce de manipulation des consciences. Brouillons les pistes, aux sens propre et figuré. C'est piquant, stimulant et hautement explosif !

  • Qu'est-ce que la technique ? Pour répondre à cette question simple, Ortega Y Gasset revient à ce qui, fondamentalement, s'impose à tout homme : la nécessité de vivre. Or, pour satisfaire ses besoins vitaux, l'homme développe un répertoire de techniques et, au contraire de l'animal, parvient à produire ce qui n'existe pas dans la nature. Mais ces actes le démarquent de l'état naturel et démontrent sa capacité à se détacher des stricts besoins vitaux. Là réside aussi sa particularité : sa promptitude à pourvoir à son bien-être mais, par là même, à lui-même créer ses besoins. Ce à quoi répond la technique. Par une succession de raisonnements limpides, le philosophe madrilène en vient à évoquer une "crise des désirs" engendrée par la technique.

    Le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955) a été professeur de métaphysique à l'université de Madrid, avant de parcourir l'Europe, l'Amérique du Sud et les États-Unis. Il est le fondateur en 1923 de la Revue de l'Occident. Au rayonnement considérable, sa métaphysique est à l'origine d'un renouveau de la philosophie espagnole, faisant de la métaphore un outil de la pensée. Il est l'auteur du Thème de notre temps (1923), de L'Espagne invertébrée (1921) et de La Révolte des masses (1930).

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Voici venu le temps de l'Éthique à Eudème.
    Comme l'Éthique à Nicomaque, cette autre Éthique attribuée à Aristote a pour objet l'achèvement de l'humanité dans l'homme, achèvement qui se confond avec le bonheur. Mais tandis que le premier traité est expressément lié à un projet politique, le second insiste sur la dimension intime - et néanmoins universelle - de l'éthique : « Si la beauté d'une vie réside dans des choses obtenues par hasard ou par nature, beaucoup de gens ne pourraient l'espérer : leur effort ne permettrait pas de l'obtenir, elle ne dépendrait pas d'eux et ne pourrait être leur objet d'étude. En revanche, s'il consiste en une certaine qualité qu'ont une personne et ses actes, le bien de la vie pourrait être plus commun et plus divin. » Cette affirmation du choix individuel comme principe de la conduite éthique est à la source de la longue réflexion occidentale sur la responsabilité morale et juridique. C'est ainsi que l'Éthique à Eudème, longtemps restée dans l'ombre de l'Éthique à Nicomaque, fait l'objet aujourd'hui d'une véritable redécouverte, à laquelle entend contribuer la présente édition.

    Virginie Berthemet, © Flammarion (d'après la mosaïque dite d'Alexandre, musée national archéologique de Naples).
    © Flammarion, Paris, 2013.

  • Ce recueil est une ode à ce qui est d'ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, le sordide, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur et au lugubre du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent. Si l'humanité est en débris, le langage est au diapason. De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un lyrisme de la désolation. Le vers libre et le brouillage des genres confirment ce monde éclaté, déchiré, qui surgit, nu, dans ces pages. Tel un château de cartes qui s'effondre. La vie ne serait-elle qu'un jeu ? Les mots sont placés­ tels des pions, lancés à l'attaque d'une réalité toujours fuyante. Seuls certains parviendront à la mettre en Échec et Mat. À moins que le lecteur ne soit la cible de cette stratégie ? Lui reste alors à trouver le bon Joker à sortir afin de contrer la déroute !

  • En 1806, à vingt-six ans, Clausewitz, officier prussien, assista à la défaite dIéna. Il tira de cette expérience lidée maîtresse de son traité De la guerre (1832), dont il nacheva que le livre I : « La guerre est un acte de violence à lemploi de laquelle

  • En s'inspirant des dessins d'André Rouveyre, Golberg écrit un véritable traité d'esthétique de portée générale. Sa Morale retrace une sorte de généalogie intellectuelle de la ligne qui annonce les recherches formelles du cubisme. Golberg réclame un langage visuel nouveau et défend la simplification des formes. De ce processus d'abstraction avant l'heure, il souhaite un renouvellement de l'art. Résolument moderne, sa pensée dialogue volontiers avec la tradition, poursuivant un raisonnement dialectique qui fait tout l'intérêt de son ouvrage. Et les artistes ne s'y sont pas trompés, tant ils sont nombreux, Picasso en tête, à se réclamer de cette pensée. Précurseur et inspirateur, Golberg aborde là la déformation par simplification, le rire, la géométrie, la spiritualité même de la ligne.

    En 1932, Gide se souvient encore de Mecislas Golberg (1868-1907), le qualifiant d'"étrange bohème d'aspect famélique, une sorte d'illuminé de grande intelligence, d'un don littéraire indéniable". Un être énigmatique dont le visage fut sculpté par Zadkine et Bourdelle. Poète et critique d'art, Golberg fut aussi une figure singulière de l'anarchie et l'ami de Guillaume Apollinaire, Henri Matisse, Max Jacob, Henri-Pierre Roché, Auguste Rodin, Pablo Picasso, Henri Matisse ou encore Jules Romain.

  • Trop distrait par sa vie parisienne et sa petite amie Annabelle, un étudiant s'exile à Berlin pour finir sa thèse. Très vite, il se montre réceptif à tout ce qui peut différer le moment de s'adonner à la tâche. S'en remettant au hasard et au désir, notre jeune héros prend la vie comme elle vient, persuadé qu'il finit toujours par se passer quelque chose. Et, effectivement, grâce à son chat et à une laverie automatique, il va rencontrer Dora. « Pour se déplacer en ville, elle utilisait la marche. Pour tout le reste, Dora était invivable. » Il cherchera à aller plus loin que ce déroutant constat, quitte à troubler sa relation avec Annabelle.
    Clément Bénech, avec ce deuxième livre, a écrit un singulier roman d'apprentissage, où les atermoiements amoureux et les déboires de la vie adulte ne sont pas des rites de passage mais plutôt des expériences parmi d'autres. Ce qui compte, c'est de rester curieux et de toujours se dire « Lève-toi et charme ». Et le charme opère.

  • Sommes-nous vraiment capables de distinguer le génie visionnaire de l'imbécile chanceux?

    Pourquoi nous obstinons-nous à vouloir trouver des messages sensés dans des évènements dus au seul hasard?

    Et n'aurions-nous pas une fâcheuse tendance à ordonner le réel selon une routine mentale biaisée, plutôt que de le voir tel qu'il est, avec toute son incertitude?

    S'inspirant de disciplines aussi diverses que la littérature, la philosophie, la théorie des probabilités, la science cognitive et la finance, Nassim Nicholas Taleb montre comment notre esprit nous conduit à voir le monde, et en particulier les mécanismes de la Bourse, comme beaucoup plus prévisible qu'il ne l'est...

    Nassim Nicholas Taleb étaye sa démonstration sur maintes anecdotes significatives et analyse la pensée et les actes d'individus qui ont su, chacun à sa manière, comprendre la chance: Karl Popper, le philosophe du savoir, Solon, l'homme le plus sage de la Grèce, le financier George Soros ou le voyageur Ulysse, nous emmenant de la cour de Crésus à la salle des marchés de Wall Street via la méthode de Monte-Carlo et la roulette russe...

    Réflexion essentielle, mais écrite avec un humour constant, ce livre remet en cause nos idées reçues sur nos représentations du monde et nous montre comment, malgré notre ignorance du hasard sauvage qui gouverne l'univers, nous pouvons quand même y vivre bien.

    Vendu à plusieurs milliers d'exemplaires en France et traduit en 27 langues, Le Hasard sauvage constitue la pierre d'angle de la pensée de Nassim Nicholas Taleb, l'auteur du Cygne Noir, best-seller mondial (plus de deux millions d'exemplaires vendus). Aujourd'hui plus que jamais cet opus I est d'une pertinence admirable.

  • À travers une fine brume, la lumière oscille sur la lagune de Venise. Un homme fait les cent pas devant le débarcadère du vaporetto. Une femme en descend. Un rendez-vous pour deux, mais ce sont quatre destins qui s'entrecroisent...
    En plusieurs temps et plusieurs lieux, la trame d'une histoire plurielle se tisse dans ce roman chatoyant. Certains personnages se connaissent, s'aiment parfois. Quelques-uns se manquent de peu. D'autres ne se croiseront jamais. Chacun nous touche dans sa vérité.
    Toutes les disparitions ne se valent pas. Cependant, toutes se répondent dans les harmoniques d'un vaste concerto silencieux recouvrant le temps humain comme un édredon de plumes.
    Un voyage initiatique de France en Argentine où, d'amour en amitié, entre quête et nostalgie, le lecteur apprendra que les sentiments, comme les ondes, peuvent résonner entre le fini et l'infini.

    Gérald Tenenbaum est mathématicien et écrivain. Il a déjà publié plusieurs romans dont, chez Héloïse d'Ormesson, Souffles couplés, L'Affinité des traces et L'Ordre des jours (L'Aube, 2017).

  • Oubliez vos marque-pages. Vous serez happé comme dans un zapping télévisuel par une suite haletante de flashs sur des images poétiques, des pensées philosophiques, des passages de Marelle de Julio Cortazar, de Ghost Dog de Jim Jarmush, sur une interview de PJ Harvey ou une oeuvre controversée de Damien Hirst. Entre les pages se faufilent autant de personnages déjantés : Marc, fin lecteur du Guide Agricole Philips, égrène les formules mathématiques sur des feuilles A4 étendues sur un fil à linge, Ji colore les chewing-gums écrasés sur les trottoirs de Londres, phénomène qu'il perçoit comme le cancer de la ville, Ernesto conçoit dans la solitude une Tour pour suicidaires, tandis que Harold avale toutes les boîtes de Corn Flakes dont la date de péremption correspond à l'anniversaire de son ex-femme. Ce livre parle autant d'individus interlopes et attachants, que de lieux étranges et symboliques, tel cet édifice imaginé sur le modèle géométrique du parchís, version catalane du jeu des petits chevaux.
    Agustín Fernández Mallo campe des atmosphères à faire pâlir les plus grands cinéastes et dessine une cartographie occulte du monde contemporain. Car des liens mystérieux relient les personnages les uns aux autres et ne tardent pas à se révéler au lecteur éberlué. La magie embaume ce livre, où arts et sciences se côtoient de manière inédite, où l'auteur confie au lecteur les fils de ses marionnettes. Car l'évocation poétique d'un monde où domine la désolation ne va jamais sans son pendant : un humour grandiose. Peut-être faudrait-il inventer un nouveau concept pour parler de ce roman cinématographique, en écho au titre d'Umberto Eco : la littérature ouverte. Du moins sommes-nous à coup sûr en présence d'une oeuvre totale.

  • Ce livre relate l´histoire de la découverte fortuite de nombreux médicaments et, à travers ces aventures, tente de cerner le concept de sérendipité, la science des découvertes dues au hasard. Pourtant cette science est mal maîtrisée puisqu´elle fait intervenir des évènements improbables, aléatoires ou fortuits. Vu le nombre et l´importance des médicaments ainsi découverts, les auteurs font une approche empirique et passionnante des processus de recherche qui ont abouti aux découvertes de ces produits.


    Les chemins qui mènent à la découverte de médicaments ne sont pas tous gravés dans le marbre de la science ou de l´orthodoxie des procédures, loin s´en faut : un fabuleux hasard est souvent intervenu, servi par l´intuition ou l´attention de chercheurs ; l´étude et l´exploitation de ce hasard a donné naissance à la « sérendipité », science initiée par les anglo-saxons. Cet ouvrage retrace les chemins parcourus pour mener à la découverte d´une trentaine de médicaments qui ont tous en commun ce parcours original. Il en est ainsi d´histoires illustres comme celles de la découverte de la pénicilline par Fleming ou de l´insuline par Banting et Best mais aussi d´autres moins connues, révélées par l´enquête des auteurs, comme le modafinil (lutte contre le sommeil) ou la cyclosporine (greffe d´organes). La sérendipité a contribué également au renouveau de larges secteurs thérapeutiques, comme la psychiatrie dans les années 50, lorsque des médicaments comme le Largactil®, le Valium® ou les benzodiazépines ont fait leur apparition, ou la cancérologie, avec le cis-platine, la navelbine ou le taxotère. Hasard toujours présent dans ce qui a constitué l´un des éléments de la libération de la femme, la découverte de la pilule. Au-delà de la simple histoire de la découverte de nouveaux médicaments, cet ouvrage met également en exergue la persévérance de certains chercheurs comme Henri Laborit dont le nom est lié à celui du Largactil®, Frank Berger à celui de l´Equanil®, Roland Kuhn à celui de l´imipramine (Tofranil®) et Ernest Fourneau et Auguste-Louis Loubatières à celui des sulfamides antibactériens et hypoglycémiants. Ces nombreux exemples valorisent le travail des chercheurs qui, parfois au péril de leur vie comme pour Roger Althounyan (antihistaminique) ou John Cade (lithium), ont su faire triompher leurs recherches ; car comme l´affirmait Pasteur, le hasard ne favorise que des esprits préparés...

    Claude Monneret est médecin, pharmacien, et directeur de recherche émérite au CNRS ; il fut président de la Société de Chimie Thérapeutique.
    Claude Bohuon est Professeur émérite des Universités, membre de l´Académie nationale de pharmacie.

  • Deux jeunes gens se rencontrent, s'aiment, décident de vivre ensemble. Histoire banale. Pourtant y a-t-il des histoires banales ? Les maisons comme les mémoires sont pleines d'histoires que l'on ignore mais le passé ne s'efface pas d'un coup d'éponge ou d'un revers de main. Nos ancêtres traversent le temps et soudain, c'est l'inimaginable ou l'incompréhensible qui bouleverse le cours que l'on croyait complaisant et serein. Alors, le destin, la fatalité existent-ils ? Tout est-il possible ? Pierre Troquereau nous emmène au coeur d'un conflit venu de nulle part, au coeur d'une famille qui se croyait à l'abri de l'imprévu, de l'impossible ; et pourtant ! Il est des situations qui n'ont, a priori, aucune solution. L'auteur s'est perdu dans ces écheveaux familiaux. Emporté par les événements il lui a fallu aller au bout du récit pour imaginer que le hasard existe.

    DIDIM Un temps sans mesure est le 4ème ouvrage de l'auteur.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Parenthèses

    Francis Dolmani

    Francis est né de l'union hasardeuse d'un maçon corse illettré et d'une ouvrière timorée. Tétanisé par ce couple dysfonctionnel, il développera très tôt une hypersensibilité à l'amour, à la féminité et à la vie en général, qu'il ne peut concevoir que comme une suite ininterrompue d'expériences toujours plus exaltantes. Les joies comme les souffrances n'en seront que plus fortes, exacerbées par un quotidien trop morne qu'il s'efforce de magnifier en poursuivant ses velléités de notoriété artistique. Des chimères difficilement compatibles avec l'univers formaté de l'Éducation nationale qu'il a rejoint un peu par inadvertance. Courant inlassablement après sa conception du bonheur pour « trouver sa place », réelle ou fantasmée, il négligera au passage les faveurs du hasard. On dit parfois que la résilience est au bout du chemin... ou pas. Mais après tout, un destin est un destin, aussi piètre ou glorieux soit-il. Comme le disait un condisciple de Coubertin : « L'important, c'est moins de gagner que de prendre part. »

    De l'enfance à l'âge adulte, « Parenthèses » retrace le parcours touchant d'un homme lambda, sensible et idéaliste, qui se bat pour réussir sa vie et croire en la magie de l'amour. Bien qu'il ne soit pas à plaindre, sa relative inaptitude au bonheur le fait régulièrement souffrir. Beaucoup de thèmes sont abordés avec justesse et émotion : l'héritage familial, les ruptures douloureuses, la sexualité, les voyages, l'amitié, la solitude... Un oeuvre dense et nostalgique.

  • 'Le hasard n'existe pas, il n'y a que des rendez-vous' a écrit Paul Eluard. Peut-être ou peut-être pas ! En écrivant ce recueil de nouvelles, j'ai aimé partir à la découverte des hasards heureux ou malheureux au fil des rencontres de la vie qui passe. En vous promenant avec moi sur mes Sentiers du Hasard, vous partagerez des récits très différents les uns des autres, mêlant le fantastique, l'insolite, l'étrange, l'amour, les énigmes, les voyages ,, les univers parallèles... et le hasard... ou pas ! Plongez au coeur d'une Egypte envoûtante en essayant d'éviter les malédictions qui rôdent. Faites un détour par l'île de Pâques à la rencontre des Moaï et de leurs captivants mystères. Découvrez l'Ecosse pour une aventure intimiste où l'insolite côtoie le fantastique. Affrontez en montagne un terrible orage venu de nulle part avec une incroyable et maléfique créature et revenez à Paris pour résoudre une énigme policière dans les méandres du 'secret défense'. Vivez les premiers pas d'un amour naissant à l'automne de la vie. Empruntez un train à grande vitesse qui réserve des surprises et découvrez un drôle de panier qui a la bougeotte et n'en finira pas de vous surprendre. Venez avec moi pour une escapade sur les Chemins du Hasard, parce que la lecture est un plaisir, un partage, une évasion. Un mot, une phrase et un monde enchanté vous appartient. C'est une porte ouverte vers des chemins inconnus. Immergez vous dans les mots, voyagez, rêvez et libérez votre imaginaire.

  • Dans les nouvelles de ce recueil, les thèmes abordés sont classiques et universels : lamour et la mort, dont les pas complexes sentremêlent dans un tango déchirant dansé sur la piste souvent trop étroite du quotidien.

    Les rencontres, quelles soient persistantes ou furtives, sont toujours décisives. Car les personnages, aussi différents soient-ils (commis de banque, serveuse, clochard ou écrivain), sont tous à la recherche dune même chose : eux-mêmes ! Mais il leur faudra bien admettre quils ny parviendront jamais sans faire un détour par le chemin, souvent inquiétant et déroutant, de laltérité.

    Écrire ou aimer, voilà peut-être deux façons de retrouver une pureté dont la vie veut nous dépouiller en nous tirant du paradis de lenfance. Il faudrait donc écrire avec le même plaisir et la même obstination que lenfant met à construire des royaumes imaginaires sur le tapis de sa chambre ; aimer avec la même intensité que lenfant qui, en sabsorbant dans la vérité inventée de son jeu, échappe à la grisaille dune réalité qui nest peut-être pas plus vraie que son jeu, qui nest peut-être quun rêve moins bien réussi. [extrait] "Il y a des livres difficiles à résumer et ce recueil de nouvelles en fait partie. On sattarde aux phrases profondes et lumineuses en écoutant Lester Young, Duke Ellington ou Bessie Smith, qui les accompagnent, on les relit pour bien sen imprégner. [...] Expérience de pensée, expérience de vie, plaisir des mots lancés comme des bouées ou comme des perches, LEscalier et autres amours de secours, cest lenfance enfin retrouvée." Suzanne Giguère, Le Devoir.

  • Dans les vingt récits de ce recueil, Salah Benlabed suit la piste des humbles et des naïfs, des patients et des résignés, des sages aussi ; de ceux, en fait, qui se fondent dans la foule, ici et ailleurs, et dont on ne raconte pas les histoires.

    Leurs chemins s'entrecroisent de façon fortuite : indifférents, curieux ou stupéfaits, ils se retrouvent dans une même ville, prennent un même taxi, regardent passer un même avion et partagent, parfois sans se le dire, des peines et des rêves identiques...

    C'est peut-être cette part d'humanité présente chez tous ces personnages, d'où qu'ils viennent, qui peut expliquer le miracle de la survie de notre espèce, si encline au mensonge et à l'aveuglement.
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    Salah Benlabed cherche à réconcilier [...] son combat humaniste et l'oeuvre littéraire. Il ne redoute pas un lyrisme certain, cadence ses phrases,
    tendant de plus en plus vers une écriture qui devient voix.
    Suzanne Giguère, Le Devoir

  • Histoire de migrants... Un garçon, presque jeune homme, quitte sa famille, le Maroc son pays, pour découvrir à coup sûr 'le Monde' ou ce qu'il en espère. Nous sommes dans la fin des années soixante-dix. De ses aventures en France, naîtront d'autres aventures, assez éloignées, c'est vrai, de celles qu'il avait prévu... Qu'importe... Un jour, moi, je ne sais plus trop quand, j'ai trouvé par terre une clé toute seule. Toute petite, elle était dorée et ciselée comme celle d'un coffre-fort de jardin secret. Je me suis alors demandé à quoi pourrait bien me servir cette clé, ne sachant pas ce qu'elle était censée ouvrir... Et puis, je me suis demandé sérieusement si, à mon avis, il valait mieux trouver une clé sans savoir ce qu'elle ouvre... ou un coffre-fort sans la clé pour l'ouvrir. On peut défendre facilement les deux positions. Sauf que moi, devant le coffre-fort interdit, j'aurais surtout ressenti la frustration alors que devant cette mystérieuse clé... j'y ai vu du rêve, de l'avenir, de l'espérance... Alors, je l'ai couchée dans le creux de ma main, je l'ai regardé longuement et j'ai refermé mes doigts dessus. Il n y a rien de plus beau que l'espérance... Mais qu'importe... Cette histoire est une histoire de migrations, de rencontres, de mélanges... Et toi ? Comment ton père et ta mère se sont rencontrés ?

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