• Pourquoi notre cerveau a invente le bien et le mal Nouv.

    « C'est la seule chose morale à faire. » D'où viennent ces jugements moraux qui, de nombreuses fois par jour, contraignent nos comportements et nous poussent à agir contre nos intérêts ? Serions-nous tous prédisposés à la naissance à devenir des êtres moraux, équipés d'un « sens moral » ? Si oui, à quoi aurait pu servir ce sens au cours de l'évolution ? Et alors, comment expliquer que les jugements moraux varient tellement d'une société à l'autre et que l'on observe encore tant de comportements immoraux autour de nous ? Et les animaux, sont-ils « moraux » eux aussi ? Un biologiste de l'évolution et vulgarisateur hors pair s'empare de toutes ces questions fascinantes pour y apporter des réponses qui le sont tout autant.

  • Dans ce texte fulgurant, Friederich rétablit les origines de la doctrine transhumaniste au sein de l'histoire des idées, afin de désamorcer la "coupure historique" que celle-ci tente d'initier. Ce faisant, il dénonce cette idéologie nouvelle qui tente d'améliorer grâce aux sciences la condition humaine mais ne fait que relever à ses yeux d'une profonde inhumanité. Il débusque notamment les procédés invisibles auxquels les "technoprophètes", comme il les qualifie, ont recours pour parvenir à leur fin. Sa critique se double par conséquent d'une dénonciation du capitalisme, dont le transhumanisme est entièrement tributaire. En s'attachant au corps seul, en niant l'esprit, le transhumanisme apparaît comme une dégénérescence du projet philosophique d'émancipation de l'homme.

    Alexandre Friederich a vécu vingt ans à l'étranger avant d'entreprendre des études de philosophie à l'université de Genève. Colleur d'affiches et cycliste, il vit actuellement entre Fribourg, l'Italie, l'Espagne et Mexico. Il a publié aux éditions Allia easyJet en 2014 puis Fordetroiten 2015.

  • Savez-vous ce qu'est la Zététique ? L'art du doute nourri par la méthode scientifique. Le refus de toute affirmation dogmatique, mais aussi une autodéfense contre les idées reçues, les fausses évidences, les illusions sensorielles, les duperies du langage, les raisonnements erronés..., tous ces pièges que nous tend notre cerveau.
    L'intelligence n'immunise pas contre l'erreur. Quand nos neurones sont biaisés nous n'avons aucun moyen objectif de le savoir. Alors, il faut apprendre à douter.
    Une méthode mise en scène avec humour dans des dialogues entre deux personnages attachants, la marionnette Mendax, incarnation de notre cerveau avide de réponses simples et définitives, et Vled Tapas, professeur d'esprit critique.
    Du paradoxe de l'oeuf et de la poule, à Descartes et aux théories du complot, nos raisonnements sont passés à la moulinette.

  • Comment expliquer la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme ? Gérald Bronner défait un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, à travers l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur. En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, son texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines : la radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.

  • Souvenirs pour le futur. projets et utopies en physiologie de la perc eption et de l'action Nouv.

    Les sens, mais aussi le mouvement, le système vestibulaire ou encore la mémoire spatiale, recouvrent des fonctions à la fois perceptives et cognitives, qui sollicitent et révèlent toute la complexité du cerveau. Ils jouent un rôle essentiel dans la construction de soi et dans l'interaction avec autrui et le monde. Fruits d'un dialogue interdisciplinaire cher à Alain Berthoz, ces découvertes ont renouvelé notre conception de la perception et de l'action, comme du cerveau et des neurosciences. Dans sa leçon de clôture, le neurophysiologiste revient sur les projets qui ont nourri ses réflexions et lui ont permis, grâce à des dispositifs technologiques inédits, de mettre au jour l'incidence de la perception non seulement sur le développement de certaines maladies, mais aussi sur des problématiques sociétales et culturelles. Ces travaux trouvent aujourd'hui des applications en psychiatrie de l'enfant, et inspirent la robotique, les mondes virtuels et la pédagogie.

  • Difficulté à gérer ses émotions, sautes d'humeur, mauvaise estime de soi, peur de l'abandon, anxiété et dépendances affectives... ces symptômes conjugués peuvent être les signes d'une personnalité limite. En général bien adaptées socialement,

  • Avec l'élection de Donald Trump, le monde a découvert avec stupéfaction le phénomène de post-vérité, ou « vérité alternative ». Or les « fake news » ne sont que l'arbre qui cache la forêt. On peut en effet parler de banalisation de la malhonnêteté. Car, ainsi que le prouve Dan Ariely, on ment à tout le monde, à commencer par soi-même. En s'appuyant sur des expériences ayant impliqué 50 000 individus, il nous éclaire sur les mécanismes fondamentaux qui nous conduisent à nous arranger en permanence avec la réalité. Depuis la salle de classe jusqu'à son lieu de travail, dans le monde politique comme dans le champ économique, personne n'est indemne : du pieux mensonge pour s'éviter une discussion houleuse avec son conjoint aux notes de frais gonfl ées... Dan Ariely démontre qu'il est plus facile de mentir sur certains sujets que sur d'autres, que le fait d'être démasqué compte fi nalement assez peu face à la possibilité de tirer le meilleur parti d'une situation, que le fonctionnement des entreprises favorise les comportements déloyaux. Tout cela nous affecte car, quel que soit le degré d'exigence éthique que l'on se fi xe, la malhonnêteté est contagieuse : en devenant insensibles aux petits mensonges et en les multipliant, nous contribuons tous à l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons.

  • Dans ses Questions romaines, Plutarque convie son lecteur à une promenade à travers Rome, chaque station étant à la fois l'occasion d'observer des éléments d'architecture et d'aborder un thème en lien avec la vie, la culture, la politique ou la religion. C'est du moins à partir de cette lecture « topographique » élaborée par John Scheid que s'est noué un dialogue entre l'historien et son collègue, le biologiste Alain Berthoz, dialogue étendu à un vaste parcours pluridisciplinaire autour des arts de la mémoire et des images mentales. Couramment pratiquée dès l'Antiquité, la méthode des arts de la mémoire prend différentes formes au cours du temps, du théâtre de mémoire de la Renaissance à la poésie classique et contemporaine, des sciences sociales à l'architecture et à l'urbanisme, ou encore dans les neurosciences et les sciences cognitives, avec la mise en évidence des bases neurales de l'orientation. L'itinéraire proposé par ce livre nous révèle une dimension fascinante de notre histoire culturelle, toujours vivante à l'ère du numérique.

  • La cognition humaine obéit à de strictes lois, qui n'épargnent pas même les aspects les plus subjectifs de notre perception consciente. Je crois profondément à un renouveau du programme psychophysique de Fechner, Wundt, Ribot ou Piéron, qui, devenu « neuro-physique », viendrait s'ancrer au niveau neuronal. Nous avons l'immense chance de vivre un temps où les avancées conjointes de la psychologie et de la neuro-imagerie cognitives laissent entrevoir de rendre enfin visible, comme à crâne ouvert, l'invisible de la pensée.

  • Cet ouvrage de recherche fondamentale et appliquée intéressera non seulement les chercheurs et étudiants avancés de plusieurs disciplines situées au sein ou aux frontières des sciences cognitives (psychologie cognitive, psycholinguistique, neuropsychologie, neurosciences, musicologie...), mais aussi tous ceux qui aiment la musique. Il illustre le foisonnement récent des connaissances neuroscientifiques au sujet de la musique - art et jouissance de plus en plus présents dans notre vie quotidienne - et de ses relations avec le langage et les émotions. Les spécialistes les plus renommés y abordent la perception des structures musicales dans ses relations avec le langage (Barbara Tillmann et coll. ; Emmanuel Bigand et coll.), le rôle et l'importance des émotions dans la musique ainsi que les éventuels dysfonctionnements du traitement de ces émotions (Oliver Grewe et coll. ; Séverine Samson et coll. ; Régine Kolinsky et coll.), et, enfin, les troubles profonds d'origine congénitale des capacités musicales (Isabelle Peretz et coll.). Les principaux moyens d'investigation scientifique dans le domaine de la cognition musicale (comportemental, électrophysiologique, étude de patients et des activations cérébrales, simulation par « réseaux neuronaux ») y sont aussi représentés. Comme l'écrivent les organisateurs, dans le domaine de la musique, « en matière de connaissances scientifiques, que ce soit par le brassage des techniques ou par le métissage des domaines, notre défi pour le futur sera de chanter en choeur ».

  • « Un premier roman incroyablement abouti. Rahman apparaît d'emblée comme un raconteur d'histoires puissant et subtil, témoignant d'un sens du détail dramatique. Il sait exprimer les blessures, le surgissement de la honte, par le biais de paraboles saisissantes. À la lumière de ce que nous savons peut être qualifié de ce que Salman Rushdie a un jour appelé "roman total" : accueillant, chaleureux, polémique, expérimenté, cérébral. » James Wood, The New Yorker « Une sorte de roman d'aventures, où l'on trouve des échos d'oeuvres majeures telles que Au coeur des ténèbres de Conrad ou Gastby le magnifique de Fitzgerald, des romans d'enquête et de déconstruction de Graham Greene et de W. G. Sebald, mais aussi des romans d'espionnage de John le Carré, tant Rahman parvient à créer et maintenir du suspense. À la lumière de ce que nous savons est un roman ambitieux à tous égards, un travail de fiction qui rend compte de l'indicible dans les relations humaines comme dans les relations internationales. » Joyce Carol Oates, The New York Review of Books « Ce roman formidable et captivant offre aux lecteurs des plaisirs rarement proposés au sein d'un même volume. L'audace avec laquelle Rahman convoque des éléments de notre crise contemporaine est vivifiante. À travers ses différents personnages, il propose des lectures extraordinaires des moeurs et des rapports de classe. Un premier roman qui doit être salué. » Norman Rush

  • Les sciences cognitives se sont emparées du débat inné-acquis au sujet du langage. La théorie du linguiste américain Noam Chomsky repose sur la thèse selon laquelle la faculté de langage est déterminée par la biologie humaine. Cette thèse a suscité de vifs débats depuis 60 ans. L'ouvrage examine ces débats, en passant en revue les données empiriques pertinentes, notamment sur l'acquisition du langage chez l'enfant, les sourds-muets, les troubles du langage et, dans une perspective évolutionniste, la communication chez les grands singes. Il propose ainsi un examen critique de la théorie de Chomsky et développe à partir de là une réflexion philosophique autour de la notion d'innéité.

  • Comment prenons-nous conscience de ce qui occupera dans un instant la scène de notre esprit ? A partir de données neuroscientifiques récentes, et surtout de l'observation de patients qui présentent des pathologies de la « prise de conscience », Lionel Naccache nous entraîne dans une fascinante exploration de la construction de la signification qui caractérise notre vie mentale, construction complexe qui fait appel à des processus non conscients et conscients, et qui ne cesse d'évoluer à travers un processus de « révision éditoriale » subtil et le plus souvent très discret.

  • Comment les pensées créatives émergent-elles dans le champ de notre conscience ? Qu'est-ce qui pousse un individu à s'engager dans une activité ou à changer de comportement ? Notre style de vie peut-il ralentir les effets délétères du vieillissement cérébral ? Une vingtaine de cognitivistes français, belges et allemands tentent de répondre à ces questions et apportent ainsi un nouvel éclairage sur la créativité, la motivation et le vieillissement cognitif. La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude des idées créatives, des facteurs qui peuvent faciliter leur émergence, et de la façon dont elles sont générées par l'esprit et le cerveau humain. La deuxième partie de l'ouvrage s'intéresse davantage aux processus motivationnels qui sont à l'origine de la production des comportements humains et déterminent leur intensité et leur direction. Les auteurs illustrent leurs propos dans différents domaines de la vie sociale tels que le choix des formations et des professions ou la pratique des activités physiques et sportives. Enfin, la troisième partie de l'ouvrage fait le point sur l'état actuel des connaissances sur le vieillissement cognitif. Il est notamment démontré que les habitudes de vie sont des facteurs déterminants du bien vieillir qui peuvent prolonger la préservation de l'autonomie des seniors et améliorer leur qualité de vie. L'approche qui a été choisie pour avancer sur ces trois questions sociétales est résolument pluridisciplinaire puisqu'elle s'appuie sur différentes sciences telles que la philosophie, les neurosciences cognitives, la psychologie cognitive et la psychologie sociale.

  • Les apprentissages sont au coeur des préoccupations et des pratiques de l'institution scolaire et sont l'un des enjeux fondamentaux pour notre société. Ils sont aussi l'un des objets privilégiés de la recherche en sciences cognitives.

  • Au Québec, le nombre d'élèves en difficulté est passé de 20 000 en 1964 à 200 000 en 2016. Les diagnostics se sont multipliés, créant une école complexe, peuplée d'une myriade de nouveaux métiers cliniques ou pédagogiques. Que penser de ces mutations ? Faut-il y voir un progrès, un risque de médicalisation abusive, ou les deux à la fois ? Comment les décideurs, le public et les professionnels peuvent-ils s'y retrouver ? Un retour s'impose sur les origines et sur les mécanismes - professionnels, politiques et scientifiques - qui façonnent cette ­évolution de l'école québécoise.

    Le présent ouvrage raconte l'histoire des orthopédagogues du Québec. Ce corps de métier largement féminin, né de la Révolution tranquille, consacré aux élèves en difficulté d'apprentissage, présente un parcours atypique et franchit aujourd'hui des étapes décisives sur le chemin de la reconnaissance professionnelle. L'histoire de l'orthopédagogie embrasse celle de la difficulté scolaire et de ses ambiguïtés. Elle s'écrit autant dans les salles de classe que dans les sphères politique et scientifique. En retraçant le parcours d'un corps de métier, cette histoire nous aide à comprendre le passé, le présent et l'avenir de l'école québécoise.

  • « Comme toutes les sciences, les sciences cognitives sont confrontées à la variabilité des phénomènes qu'elles étudient, et cherchent à dégager de cette variabilité un ensemble de régularités, d'invariants, sur lesquels ancrer les connaissances. Cette quête d'invariance implique des choix quant aux formes de variabilité à prendre en considération. Certaines, jugées pertinentes pour l'objet d'étude, sont utilisées ou manipulées pour en extraire des invariants, tandis que d'autres, jugées sans importance, sont négligées ou neutralisées. Concernant ces choix, les opinions et les pratiques sont changeantes selon les époques, l'état d'avancement des disciplines ou les courants théoriques au sein d'une même discipline. Des formes de variabilité ignorées à une époque peuvent devenir intéressantes un peu plus tard. Il semble précisément que nous soyons à une époque où le regard porté sur la variabilité évolue, notamment dans les sciences cognitives. La recherche d'universaux a souvent conduit à centrer l'analyse sur les tendances moyennes et à attribuer la variabilité observée autour de ces tendances aux erreurs de mesure ou à des bruits parasites sans grande importance. Or, dans beaucoup de disciplines concernées par la cognition, le rôle reconnu à la variabilité dans les mécanismes adaptatifs et, plus particulièrement, dans les processus d'auto-organisation, conduit à reconsidérer son statut. Cette évolution des idées suscite un regain d'intérêt pour l'étude des différentes formes de variabilité - intra-individuelle, interindividuelle, intergroupes, inter-langues, interculturelles, etc. - et conduit souvent à questionner, repenser, les invariants dans le domaine de la cognition. La recherche de nouvelles formes d'articulation entre les variabilités et les invariants apparaît donc comme un des thèmes émergents autour desquels peuvent se nouer - entre les sciences cognitives - des échanges fructueux aux plans épistémologique, théorique et méthodologique. »

  • Adieu Babel

    Michael Erard

    • Assimil
    • 22 Septembre 2016

    Le multilinguisme progresse partout. En Afrique, en Asie et dans d'autres parties du monde, le multilinguisme est la règle, et non une exception. En marge de ce phénomène culturel, certains font le choix d'apprendre plusieurs langues étrangères. Adieu Babel est le premier livre consacré à ces super-apprenants, également nommés hyperpolyglottes (des polyglottes qui parlent plus de 6 langues). Avec cet essai, Michael Erard part à la recherche des plus grands apprenants en langues étrangères. A Bologne, il enquête sur le cardinal Mezzofanti, censé parler 72 langues au début du xixe siècle. Mythe ou réalité ? peut-on parler autant de langues ? et à quel niveau ? Au Mexique, en Inde, en Californie et en Belgique il rencontre des spécialistes de l'apprentissage des langues, des locuteurs multilingues et des hyperpolyglottes. Quelles sont les qualités requises pour parler de nombreuses langues ? Sommes-nous égaux devant l'apprentissage ? Faut-il commencer tôt ? La mémoire est-elle si importante ? Quelles méthodes utiliser ? Convoquant les neurosciences, la didactique, la linguistique et la psychologie, Adieu Babel tente de répondre à ces questions et bien d'autres, au fil de la plus grande enquête jamais menée sur le phénomène des hyperpolyglottes. Ouvrage traduit de l'anglais (américain) par Naïma Carthew

  • Depuis ses origines, l'économie est définie au sens large comme la discipline qui étudie les processus de coordination entre les actions d'un certain nombre d'acteurs supposés rationnels. Apparue dans la dernière décennie, l'économie cognitive a pour objet plus spécifique d'étudier les croyances et les raisonnements des acteurs placés dans un contexte d'interaction dynamique. Au niveau individuel, elle entre dans la boîte noire du cerveau humain afin d'examiner comment les acteurs s'appuient sur les informations qu'ils reçoivent pour réviser leurs croyances, adapter leurs préférences et délibérer en combinant ces deux éléments. Au niveau collectif, elle précise les raisons et les modalités des processus de diffusion d'information entre les acteurs, lesquels sont susceptibles d'aboutir asymptotiquement à une homogénéisation des croyances et à une compatibilité des actions. L'économie cognitive se développe simultanément aux deux niveaux de spécification habituels considérés par la théorie économique. Dans la théorie des jeux, des acteurs indifférenciés, pourvus de préférences et de croyances génériques, interagissent de façon stratégique à travers des actions quelconques, sans médiation d'institutions extérieures. Dans la théorie des échanges, les acteurs sont des producteurs et des consommateurs de biens, dotés de croyances et de préférences plus spécifiques, et interagissent par l'intermédiaire d'institutions, l'institution centrale étant le marché qui coordonne les agents par des prix. Ce sont les théories de la communication et du raisonnement interactif entre acteurs présents dans ces jeux et échanges que cet ouvrage propose de décrire et d'expliquer.

  • Pourquoi faut-il étudier la variabilité intra-individuelle lorsqu'on s'intéresse aux différences individuelles dans le développement cognitif ? Quelle compréhension avons nous aujourd'hui de la déficience intellectuelle ? Quelles explications évolutionnistes sont proposées à propos des dimensions psychologiques comme les aptitudes ou les traits de personnalité ? À quels modèles statistiques peut-on faire appel pour analyser les différences psychologiques entre individus ? Quelle(s) conception(s) de la cause privilégier dans l'interprétation psychologique des différences individuelles ? C'est à ces questions - et à d'autres - que tentent de répondre des psychologues invités à faire le point sur les avancées théoriques et méthodologiques en psychologie différentielle, apportant ainsi un éclairage actuel à quelques-uns des grands thèmes explorés par cette discipline. La première partie du volume regroupe des textes portant sur l'étude des différences entre individus dans le domaine de l'intelligence, de la personnalité et des émotions. La deuxième partie de l'ouvrage s'intéresse plus spécifiquement aux différentes formes de variabilité intra-individuelle et aux différences entre individus qui en résultent dans le fonctionnement et le développement psychologiques. La troisième et dernière partie du livre présente des développements méthodologiques récents qui enrichissent le catalogue des méthodes dont dispose la psychologie différentielle pour étudier la structure des variations psychologiques et l'évolution de leur organisation au cours du temps. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants, enseignants et chercheurs en psychologie et en sciences humaines et sociales, ainsi qu'aux psychologues praticiens et professionnels de terrain concernés par les différences individuelles et la variabilité des conduites humaines.

  • La complétude constituant un enjeu central, quel que soit le cadre théorique dans lequel on s'inscrit, il s'agit ici d'une réflexion sur la syntaxe et la sémantique de phénomènes tels que l'actance, la préposition, la détermination verbale, etc. Il s'agit également d'une ouverture vers la cognition dans la mesure où se retrouve posée la question des connaissances présidant aux choix fondamentaux qui déterminent l'analyse Dans cette perspective, la cognition n'est pas seulement un mot à la mode, elle devient ici un concept particulièrement pertinent et novateur.

  • Les évolutions actuelles de la recherche en psychologie du développement privilégient une réflexion sur la singularité des trajectoires de développement. Ces évolutions ont amené notre discipline à se centrer sur la prise en compte des différences individuelles dans le développement humain typique et atypique. À travers cet ouvrage, le lecteur découvrira la diversité de la recherche dans notre discipline ainsi que les avancées théoriques et méthodologiques récentes issues, en partie, de la collaboration avec la psychologie différentielle. Le présent ouvrage, issu du colloque du Réseau interuniversitaire de psychologie du développement et de l'éducation (Rennes, mai 2011), propose des contributions scientifiques récentes centrées sur l'analyse fonctionnelle, organisationnelle ou développementale des variabilités (inter ou intra-individuelles) dans différents domaines du développement, tout au long de la vie. La structuration de l'ouvrage comprend deux parties : la première, intitulée « Cognition, cognition sociale et variabilités », regroupe les contributions portant sur l'étude des variabilités intra-individuelles ou interindividuelles dans le développement typique ; la seconde, intitulée « Handicaps, apprentissage et variabilités », regroupe les recherches portant sur le développement atypique ou les apprentissages (langagiers, scolaires etc.)

  • Qu'appelle-t-on aujourd'hui « neurospsychiatrie » ou « neurosciences cliniques » ? Que recouvre encore le vocable de « psychiatrie », redessiné par les mutations profondes de ce que l'on nomme la santé mentale, et par la révolution neuroscientifique qui vise à transformer ses méthodologies de recherche aussi bien que ses champs d'application clinique ? L'essor des neurosciences cognitives a rendu particulièrement mouvantes les frontières de la psychiatrie et la neurologie, exigeant de rouvrir la question de leurs points de dialogue, de chevauchement ou d'incompatibilité.
    Les contributions de cet ouvrage adoptent une méthode pluridisciplinaire, au croisement de la philosophie et de l'histoire des sciences, de la neurologie, de la psychiatrie et des sciences sociales. Replaçant l'accent sur la construction historique de la psychiatrie et de la neurologie, elles proposent de contextualiser et de circonscrire les enjeux actuels de leur mutation, en ses diverses implications : épistémologiques - dans les perspectives de recherche qu'elle rend possible, cliniques - dans ses points d'application ou de butée thérapeutiques - et sociétales - dans le changement de regard induit sur la pathologie mentale, entre maladie de l'esprit et maladie du cerveau.

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