• Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • L'Occident s'est construit sur le rêve, devenu cauchemar, d'une rationalité capable de congédier définitivement les pulsions, de contrôler les affects et de domestiquer les corps. De ce geste est née la modernité, à partir de laquelle l'homme s'est séparé de l'ensemble auquel il appartient. Bref, le rationalisme nous a conduits à une vision virile et conquérante de ce continent noir que nous avons nommé « nature ». L'époque qui s'ouvre marque le retour de l'exil. Après avoir écrasé et ignoré la fragilité du vivant, nous la voyons faire irruption dans notre quotidien sous les traits d'une pandémie et d'un écocide. Nous sommes liés et ne pouvons plus prétendre, en toute impunité, exister depuis un point de vue abstrait, de nulle part. La fragilité est expérience, non savoir hors-sol. À nous d'en tirer les leçons, d'inaugurer une pensée et un agir qui intègrent cet autre de la rationalité, qui est non pas l'irrationnel des relativismes identitaires ni l'hyper-rationalité de la machine algorithmique, mais un savoir qui se tisse au plus proche de nos sensations, de nos émotions et du vécu du corps : le sens commun.     

  • Logique du sens

    Gilles Deleuze

    À travers des séries de paradoxes antiques et modernes, ce livre cherche à déterminer le statut du sens et du non-sens, et d'abord leur lieu. Où se passe exactement ce qu'on appelle un « événement » ? La profondeur, la hauteur et la surface entrent dans des rapports complexes constitutifs de la vie. Les stoïciens furent un nouveau type de philosophes, Lewis Carroll fut un nouveau type d'écrivain, parce qu'ils partaient à la conquête des surfaces. Il se peut que cette conquête soit le plus grand effort de la vie psychique, dans la sexualité comme dans la pensée. Et que, dans le sens et dans le non-sens, « le plus profond, c'est la peau ».

    Logique du sens est paru en 1969.

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Comment se (re)mettre en mouvement quand on se sent dépassé, en quête ou en panne de sens, de motivation, d'énergie, de moteur, d'engagement, d'idées ?

    Voici une démarche inédite de développement personnel.

    Accessible à tous, cette méthode vous invite à mieux vous connaître à travers un voyage introspectif, guidé par ces trois questions : qui suis-je ? où vais-je ? comment ?

    L'auteur vous accompagne pas à pas et vous propose des activités guidées pour renouer avec vos valeurs et atteindre vos objectifs.

    Sérieux, inspirant, amusant et complet, cet ouvrage se révèle une formidable promesse de bien-être et de liberté !

  • La pandémie de COVID-19 a secoué le monde entier, mais elle a aussi été une crise personnelle, intime pour plusieurs d'entre nous.

    Rupture abrupte du fil de nos vies, solitude, confrontation à nous-mêmes, conscience soudaine de notre fragilité et de notre finitude, autant d'expériences qui nous laissent ébranlés, en quête de sens et de nouveaux repères. En sortirons-nous diminués ou plus humains ?

    Alors que nous sommes privés autant des richesses du monde extérieur que de ses artifices, ce livre nous propose de renouer avec notre vie intérieure, terreau des valeurs sûres qui nous aideront à reprendre notre route. Il nous invite du même souffle à un dialogue avec l'histoire, la philosophie et la spiritualité, pour élargir nos perspectives et retrouver ainsi un regard confiant sur l'avenir.
    Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir transformateur d'une crise. Une parole intérieure l'habite et cache en elle un trésor à découvrir, un élan de vie à saisir. L'épreuve peut alors devenir un « moment d'éternité » qui transcende les circonstances particulières que nous vivons et nous relance vers de nouveaux horizons.

    Jean-François Gosselin, marié et père de famille, mathématicien de formation, a connu une riche carrière dans le monde de la statistique. La découverte de la théologie a profondément changé son regard sur la vie. Professeur auxiliaire à l'Université Saint-Paul d'Ottawa, il détient un doctorat en théologie qui lui a valu la Médaille du Gouverneur général du Canada. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'éternité, rêve ou réalité ? (Médiaspaul 2018).

  • Pourquoi l'odorat, ce sens primordial d'adaptation au danger comme de repérage du meilleur partenaire sexuel, demeure-t-il si méconnu ? Son histoire paradoxale, pour peu qu'on s'y attache, est des plus captivantes. Dans cette synthèse sans équivalent, Robert Muchembled mène l'enquête et présente les extraordinaires mutations de l'odorat en Occident, de la Renaissance au début du XIXe siècle. Les sources utilisées sont multiples et riches : manuels de physiognomonie ; oeuvres de médecins, philosophes, poètes, conteurs, théologiens, polémistes, moralistes ; traités de civilité, traités de « Secrets pour dames » ; édits royaux ; règlements du métier de gantier parfumeur, inventaires après-décès (apothicaires, gantiers parfumeurs) ; iconographie du sens olfactif... Muchembled s'empare de cet extraordinaire ensemble et dresse l'histoire du puissant refoulement qui, depuis un demi-millénaire, nous a fait considérer l'odorat comme le plus méprisable des sens avant que de le hisser récemment au rang du plus affûté. Des miasmes exhalés par les concentrations humaines aux émanations intimes nauséabondes, des senteurs « excrémentielles » (musc, civette et ambre) prétendument protectrices de la peste aux condamnations des moralistes, de la révolution olfactive du XVIIIe siècle, qui transforme la goutte de parfum floral ou fruité en vecteur d'hédonisme jusqu'aux dernières découvertes scientifiques, c'est à un extraordinaire voyage olfactif dans la civilisation des moeurs que Muchembled convie son lecteur.

  • Ce livre rassemble les textes sur la musique écrits par Philippe Lacoue-Labarthe entre 1969 et 2005. Par-delà leur diversité de ton ou d'accroche, leur préoccupation commune est de chercher à comprendre l'existence même de la musique : pourquoi existe-t-elle et de quoi est-elle en nous la déposition active, sans fin recommencée ? On retrouvera au fil du livre les motifs qui hantèrent la pensée de l'auteur : l'écoute, le rythme, la voix, l'écho - c'est aussi d'une puissance d'émotion qu'il est continûment question dans ces pages. « J'aimerais en somme saisir, si cela peut se savoir, ce qui arrive lorsqu'on remonte de Narcisse à Écho - me posant cette simple question : qu'est-ce qu'un retentissement ou une résonance ? » Édition établie par Aristide Bianchi et Léonide Kharlamov Collection « Détroits ».

  • Trente années de travail, à peu près trente livres (récits, romans, essais), ici pensés à deux voix, Michel Surya répondant aux interrogations exigeantes de Mathilde Girard. Comment s'engage-t-on à écrire, ou dans l'écriture ? Revenant d'où (enfance, formation), allant où (rencontres, livres, vies) ? S'opposant à qui et à quoi (à la glu des origines, à la violence des choses et du monde ; à soi, aussi bien) ? Fort de quelles affirmations folles et fragiles, comme tenues au-dessus du vide ? Accompagné de quelles amitiés intellectuelles, qui les inspirent et les secondent ? En somme : qu'est-ce qu'écrire encore et comment et pourquoi, quand écrire est tout ce qu'il reste ? Le titre : Défense d'écrire ne dit pas ce qu'il semble dire, qui joue de l'ambivalence d'un mot. Qui dit tout le contraire d'une invitation à interdire. Qui forme l'affirmation d'une liberté sans condition. Parce que c'est de la littérature qu'est venue toute liberté, c'est de la littérature que toute liberté dépend.
    Michel Surya est, entre autres, l'auteur de Georges Bataille, La mort à l'oeuvre (Gallimard) et L'Éternel retour (Lignes/ éditions Léo Scheer). Derniers titres parus : L'Autre Blanchot (Tel/Gallimard, 2015), Capitalisme et djihadisme (Lignes, 2016) et Le Mort-né (Al dante, 2016). En 1987, il fonde la revue Lignes, qu'il dirige depuis ; il anime une collection du même nom.
    Mathilde Girard est philosophe et psychanalyste. Membre du comité de la revue Lignes, et auteure (avec Jean-Luc Nancy) de Proprement dit. Entretien sur le mythe et de L'Art de la faute (Lignes, 2015 et 2017)

  • Qu'est-ce que la traduction ? À cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous « raconter » la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.

  • Comment prenez-vous vos décisions ?

    Si la logique rationnelle a longtemps été considérée comme seul fondement de la décision, on assiste aujourd'hui à un retour de balancier. "Oubliez la raison, misez tout sur l'intuition !" semble être la nouvelle donne. Cependant, face à la complexité, l'intuition sans discernement ne suffit pas pour guider le décideur et donner du sens à ses décisions.

    Faire des choix libres, cohérents et éclairés nécessite un processus plaçant la finalité au coeur de la décision, qui dépasse la simple analyse rationnelle. À partir des fondements du discernement, de l'apport des neurosciences, des principes de la Communication NonViolente (CNV), et de son expérience de coach, l'auteure guide le lecteur dans un processus inspirant et pragmatique pour prendre des décisions individuelles et collectives alignées avec sa raison d'être.

    Face au phénomène du brown-out qui touche un salarié sur trois, ce livre accompagne les personnes en quête de sens dans un processus en 7 étapes pour discerner et faire des choix personnels ou professionnels courageux et cohérents avec leurs aspirations profondes, en conjuguant raison, émotion, intuition et sensation.

    Préface de Sébastien Henry.

  • L'extraordinaire prospérité matérielle qu'a connue notre monde au cours des deux derniers siècles s'est construite sur l'idéal d'un homme libre, doté d'une Raison absolue. Un progrès indéniable. Mais cette promesse d'une souveraineté individuelle a accouché d'un monde de plus en plus marqué par la dilution des cultures, l'affaiblissement des nations, l'interdépendance économique et politique. Un monde où chacun ne serait qu'un rouage interchangeable d'une mécanique globale qui ne servirait qu'elle-même.
    Inévitablement, les questions d'identité, de liberté et de sens se posent donc à nouveau - la résurgence des nationalismes, le retour de l'obscurantisme religieux, l'essor de l'idéologie transhumaniste apparaissent de fait comme des réactions extrêmes à cette globalisation du monde, héritage de l'esprit des Lumières.
    Pour l'économiste Pierre Bentata, face à ces désillusions de la liberté, une nouvelle sagesse est à construire, qui réconcilie racines et Raison, pluralisme et universalisme, avant que le monde ne se défasse.

  • Combien de fois avons-nous entendu dire que les jeunes d'aujourd'hui étaient individualistes, apolitiques et désintéressés des grandes questions de société ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'importante contestation étudiante du printemps 2012 est venue battre en brèche cette idée reçue.

    Les jeunes du Québec n'ont jamais cessé de s'intéresser à la chose politique, ni de mener des réflexions d'ordre plus philosophique. C'est d'ailleurs le pari qu'avaient fait la Fondation Charles-Gagnon et les Éditions Écosociété en organisant en 2010 le concours d'essais Bernard-Mergler.

    Sont ici réunis cinq des meilleurs textes ayant été soumis au concours : regard sur la mort à l'aune de l'anthropologie économique, engagement des jeunes, lieux de sociabilité des classes populaires, responsabilité sociale des entreprises ou perte de sens, voilà autant de problématiques témoignant de la richesse de la réflexion qui anime la jeunesse québécoise.

    Et si, comme l'affirme Gabriel Nadeau-Dubois dans la postface, cette jeunesse a été mise « au monde comme génération politique » avec la grève étudiante, ces textes sont la démonstration que le réveil du « printemps érable » promet d'avoir le souffle long...

  • "Voir, goûter, toucher, sentir, entendre et enregistrer, grâce aux neurones qui captent et transmettent les signaux du monde, et au cerveau qui informe le corps et mémorise les sensations, voilà ce dont il est question dans ce livre. Car, que l´on soit mollusque, insecte, reptile, oiseau, mammifère ou Homo dit sapiens, c´est à l´aide de ces sens que l´on va se nourrir, se reproduire, exploiter sa niche écologique, aménager son environnement, transformer sa planète.
    Cette histoire prend son temps, trois milliards six cent millions d´années, ce qui permet à l´auteur de sauter allègrement du règne végétal au règne animal, du monde microscopique au monde macroscopique, ainsi que l´a fait l´évolution elle-même. Comme elle, l´auteur ne se refuse pas à aller parfois dans tous les... sens, brouillant les frontières entre nature et culture, mêlant humour et science."

  • Voici une nouvelle édition de Jours de sable, premier récit d'un triptyque que complètent L'étreinte des vents et Recommencements. L'écrivaine Hélène Dorion nous émeut profondément avec sa prose lumineuse, alors qu'elle explore les méandres de l'enfance, le sens de l'existence et le pouvoir de l'écriture.

    Qu'est-ce qu'une vie sinon une somme d'aventures immenses et minuscules où l'intime interpelle l'universel ? Comment la mémoire de l'enfance se constitue-t-elle et imprègne-t-elle le présent ? Des berges du Saint-Laurent aux plages du Maine, voici l'histoire d'une enfance où les fragments se croisent et se recoupent, en même temps que dialoguent John F. Kennedy et Beethoven. Un récit méditatif sur le sens de l'existence et le pouvoir de l'écriture, qui nous rappelle que nous sommes des êtres de passage et de quête.

  • Ce livre est une incitation à la tendresse. Un éloge de l'étreinte. Tous les corps y sont beaux. Leur intimité résonne sur toute la surface du globe. Ils font l'amour, les mots s'enlacent et l'univers devient une caresse. Ils font l'amour comme à l'origine du monde. Parce que nous venons de là : du contact entre les êtres. Ils font l'amour qui n'arrête jamais. Comme un acte de résistance contre ce qui ronge notre rapport au corps et à la sexualité. Une célébration de l'érotisme revendiquant la part féminine et la part masculine en chacun et chacune de nous. Un appel au plaisir. Au consentement. À la douceur et à l'euphorie du désir. La joie nommée des mains, des peaux, des bouches et des sexes.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Un jour, il y a plus de quatre décennies de cela, un étudiant à qui je tentais désespérément d'enseigner à peu près les raisons de la poésie, du moins quelques paramètres de la chose, me dit, comme ça, sans scrupule ni heureusement aucune culpabilité : « La poésie, pour moi, ce n'est que du vent...» L'idée n'était pas si fausse, non plus que sa formulation, sans aucune agressivité d'ailleurs.
    Depuis plus de quatre décennies, aussi, je ne cesse d'imaginer cette histoire du vent qu'est, à sa façon toute particulière, la poésie. Aussi bien ce qui échappe, que ce qui décoiffe et recommence le monde... sans que nous y soyons toujours convié. J'ai amorcé cette quête du vent, sans jamais vraiment m'en désoler non plus que sans m'en réjouir. Chaque matin, à l'aube le vent et chaque matin, à l'aube, les mots qui peut-être conviendraient à cette incessante histoire du vent.

  • Et si après l'amour, enfin je respirais ?
    Et si après la colère, quand même je m'apaisais ?
    Et si après avoir tout perdu, je me découvrais si riche ?
    Douze moments clefs voulus, choisis ou de hasard,Douze "Passages" vers un autre état d'humeur, d'humour ou d'âme, Quand nos existences basculent vers un ailleurs joyeux. Ou pas.
    Douze aventures humaines qui parlent des moments où tout ce qu'on a vécu se désagrège, pour se redéployer pour le pire. Ou pour le meilleur.

  • S'il n'y avait absolument aucun sens possible à notre existence l'idée même de ce sens ne nous aurait jamais effleurés notait F. Cheng.
    Pour rechercher ce sens partons de ce que nous savons. Que nous disent les sciences actuelles ? Quelles inférences philosophiques induisent-elles ? Comment ces nouvelles manières d'appréhender le Réel éclairent-elles les propositions religieuses ? Nous disposons en quelque sorte d'une fusée à trois étages : sciences, philosophie, théologie pour tenter d'atteindre la vérité / sens.
    Les sciences, celles qui couvrent les trois infinis : petit, grand, complexe, établissent que tout ce qui existe découle de l'information. Cette dernière provient d'un autre niveau de réalité non atteignable par la démarche rationnelle. Il est alors nécessaire de chercher une autre voie de compréhension.
    L'approche de cette réalité ultime passe par l'analyse des deux vecteurs vers le transcendant : l'esprit et le sacré. Il en résulte que le problème de Dieu est incontournable. L'unité paradoxale du Dieu de la foi et du Dieu des philosophes conduit à se tourner vers les propositions religieuses.
    L'approche religieuse, opérée dans le cadre du christianisme, relie l'homme à un au-delà de lui- même qui le dépasse. Il le fonde et lui donne le sens qu'il ne peut se donner lui-même.

  • Emy, Titi, Ted et Blaise forment la bande des Oizofilos. Ces drôles de volatiles aux nez en forme de carotte se posent quotidiennement une foule de questions: «Se tromper, c'est grave ou non?» «C'est quoi, le respect?» «Le sens des mots peut-il nous mélanger?» Pause philo regroupe 10 histoires parues dans le magazine Les Explorateurs entre novembre 2018 et avril 2020. Entre chaque planche, une double page permet d'approfondir la réflexion, seul ou en groupe.

  • Élaine Audet poursuit le parcours amorcé en 2014 avec les quatrains de L'épreuve du coeur. Voyage au bout de la langue, où les mots jettent les dés du sens, de la connaissance de soi, de l'autre, et du monde. Une poésie envoûtante par sa musicalité et l'éclat de ses images. Au fil des mots, au fil de l'eau, Au fil de l'impossible dessine une quête insatiable d'infini, seule capable de faire reculer les limites.

  • Langue. Identité. Souveraineté. Indépendance. Pays. 

    Voilà des mots gommés du vocabulaire alors que les partis s'affrontent pour le pouvoir et l'avenir du Québec.

    Pourquoi l'idée de l'indépendance du Québec a-t-elle été
    progressivement rejetée de notre vie politique ?

    Les Québécois se sont-ils réellement affranchis de la question nationale afin de s'attacher à d'autres thèmes de la vie en société pour devenir davantage des usagers que des citoyens, transformant au passage l'État en succursale rendant des services ? Le Québec ne rêve plus et ne prend plus de risques.

    Le détachement face à la question nationale ne serait-il pas plutôt le symptôme de l'engourdissement/l'affaissement/l'endormissement global de la société québécoise ou de son anesthésie générale ? Désormais incapable d'imaginer son destin, l'État québécois est condamné à la gestion efficace de l'existence quotidienne. Est-ce le prélude à une triste dissolution tranquille ?

    Voilà l'hypothèse que formule l'auteur David Leroux dans ANESTHÉSIE GÉNÉRALE, un premier essai aussi courageux que percutant, qui vient briser mille tabous, en nous proposant de réfléchir plus librement que jamais sur le Québec.

    L'essayiste inscrit sa pensée sur la question nationale dans une exploration plus large des grands courants qui traversent la vie occidentale et qui partout suscitent un malaise démocratique croissant et un désir de révolte.

    La mondialisation libérale-libertaire, qui agit comme un agent paralysant lorsqu'il est question de réfléchir autrement, est en crise. C'est en misant sur le pouvoir de désobéissance des peuples et des nations qu'il sera possible de donner un nouveau souffle à la démocratie.

    À l'ère de l'ultramondialisme, l'expérience du Québec au sein des nations est inédite. Se pourrait-il que le combat des Québécois devienne le symbole de la capacité des peuples à résister à l'esprit du temps et à se dresser contre les forces qui les écrasent ?

  • La mort ne constitue pas le terme de notre existence mais bien plutôt le portail vers sa continuation sur un autre plan. Le portail vers une existence qui sera d'autant plus lumineuse que l'homme aura maîtrisé consciemment les devoirs de sa vie terrestre. La mort est donc une station sur le parcours de notre âme vers une vie parfaite. Si nous comprenons le sens véritable de notre vie sur terre, la mort perdra son visage terrifiant. Après la mort, notre vie se poursuit. C'est nous-mêmes qui déterminons comment. Cet ouvrage livre des connaissances transmises par le monde spirituel divin sur des questions préoccupant l'humanité depuis toujours. C'est avec précision qu'il répond à 75 questions sur le thème de la vie et de la mort, comme par exemple :

    Le sens de la vie sur Terre
    La vie après la mort
    L'aide aux personnes en fin de vie
    Comment enterrer les morts
    Le contact avec des personnes décédées
    Le suicide
    Le karma
    La réincarnation, et plus encore...

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