• Comme il y a des poètes maudits, il y eut des penseurs maudits, et ce furent les sophistes. Le nom même de « sophiste », qui signifie « savant », détourné de son sens originel, est devenu synonyme de possesseur d'un savoir faux et trompeur. Aristote, en suivant le verdict de son maître Platon, désigna le sophiste comme « celui qui a de la sagesse l'apparence, non la réalité ». Ne convient-il pas aujourd'hui, avec un simple désir de vérité historique et scientifique, de plaider pour les sophistes ? À travers les figures de Protagoras, Gorgias, Thrasymaque, Critias..., cet ouvrage s'attache à faire revivre la vie et l'oeuvre de ces penseurs itinérants qui inaugurèrent le statut social de l'intellectuel moderne. À lire également en Que sais-je ?...
    Les scepticismes, Carlos Lévy
    Le stoïcisme, Jean-Baptiste Gourinat

  • Pourquoi l'homme se trompe-t-il aussi souvent ? Certaines de nos erreurs sont fascinantes parce qu'elles sont universelles, récurrentes et d'une certaine façon prévisibles. En présentant de façon claire les recherches les plus récentes, l'auteur se propose d'apporter quelques éclaircissements sur l'énigme de l'erreur qui a des conséquences sociales incalculables, ce que montrent les nombreux exemples, parfois amusants, parfois dramatiques, cités dans cet ouvrage.

  • L'importance des débats publics dans la société d'aujourd'hui n'est plus à démontrer. Dans la presse, à la télévision et à la radio, les questions qu'on ne peut pas forcément résoudre entre soi sont exposées à l'appréciation de tous. Mais n'y a-t-il pas de règle spécifique à ce genre de confrontation ? Et que signifie alors le terme de « résolution » dans un tel contexte ? Il fallait prendre ces questions à bras-le-corps et c'est ce qu'a accompli Constantin Salavastru dans un livre qui fera date pour tous ceux qui ­s'intéressent au problème de savoir comment se jouent la décision et le jugement de l'opinion publique. Un grand livre, donc, fouillé et riche de multiples exemples, qui ne laisse aucun paramètre de côté.

  • « Je suis le seul parmi nos contemporains à faire de la politique » affirme Socrate dans le Gorgias, dialogue qui l'oppose à trois de ses contemporains, Gorgias, Polos et Calliclès. Pourtant Socrate est un philosophe, il n'a que faire du pouvoir, contrairement aux sophistes ou aux fougueux arrivistes qu'incarne Calliclès. La philosophie aurait-elle donc quelque chose à nous apprendre sur la dimension politique de notre condition ? C'est ce que ce riche débat entre trois personnages ambitieux et charismatiques et un homme simple et avisé permet d'élucider.

    Le bonheur, la sagesse, la vérité, le droit, la justice font ici l'objet de discussions vives et souvent déstabilisantes.

    Le dossier - L'architecture de l'oeuvre - L'auteur et le contexte - Thèmes et problématiques de l'oeuvre - Glossaire

  • Le Portrait de Dorian Gray, c'est une sorte de Dracula, mais sans hémoglobine. Un « roman d'horreur » que le chef d'oeuvre de Bram Stoker rejouera à sa manière, quelques sept ans plus tard, en 1897, comme finale d'une époque, celle de la reine Victoria. Si les auteurs se connaissent bien, tous deux irlandais, il faut souligner que la femme dont il est amoureux, Florence Malcombe, lui préférera Stoker... Voilà le genre d'hapax existentiel qui vous donne à écrire un roman. Ainsi, pourrait-on comprendre que Wilde, blessé par cette déception amoureuse, se soit alors tourné vers une sorte de dandysme hédoniste, tout en solipsisme, dont Le Portrait de Dorian Gray se fait l'écho. Et ce n'est pas à Lord Henri que Wilde ressemble - il lui sert à exposer ses réflexions sur l'esthétisme - mais plutôt à Dorian lui-même, obsédé par sa propre personne, dévoré par sa beauté physique. A tel point que le réel s'en trouve bouleversé, que les lois de notre monde se transforment peu à peu, à l'insu de tous. Dorian est une beauté éternelle (comme Dracula) qui prend des vies pour survivre. Et Wilde de se servir de ce monstre pour donner au lecteur de brillantes saillies d'observation sur l'être et l'apparence. L'impossibilité absolue pour Gray de se dissocier de Dorian, l'être en chair de l'être de peinture, réactive le débat antique où Platon et les Sophistes se livreront des guerres sans merci. Pour Wilde, comme pour Gorgias de Léontium, l'être n'est que l'apparence et réciproquement. La volonté de cacher ce que l'on est se trouve vaine et absurde, puisqu'elle finira toujours par éclater au grand jour. Cette critique de l'idéalisme, assez conventionnelle, s'accompagne d'une distance prise avec l'hédonisme, si fashion aujourd'hui en France : la recherche du plaisir n'est pas une mince affaire et les abîmes qui le bornent, une véritable ruine. Reste à l'individu, pour se construire, à faire de sa vie une oeuvre d'art, sans démesure et prétention.   Cette traduction est celle de la version traditionnelle, quelque peu censurée, du Lippincott's Monthly Magazine en 1890 : Craig Lippincott, l'édtieur de Wilde, avait en effet supprimé toute allusion à la « décadence » des personnages... Kinoscript & Stvpress prépare une traduction inédite à partir de l'édition anglaise non-censurée, parue aux Presses Universitaires de Harvard en 2011.

  • Apologie de Socrate

    Platon

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.






    «




    Tout ce qu'on m'a enseigné, toutes les sciences humaines que j'ai étudiées et approfondies, toutes les recherches enfin que j'ai faites sur le principe et l'essence des choses, ne m'ont servi qu'à savoir que je ne sais rien. » - Socrate




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    Platon utilise le procès puis la mort de Socrate pour nous livrer le mythe fondateur de la figure du philosophe dans la tradition occidentale. Socrate accusé à Athènes, doit répondre à trois chefs d'accusation : corruption de la jeunesse,
    non-reconnaissance de l'existence des dieux traditionnels athéniens, et introduction de nouvelles divinités dans la cité.
    Platon sous forme d'un dialogue, nous livre les points clés de sa défense.


    Cette oeuvre littéraire d'une grande portée tente de dresser le portrait idéal du philosophe, Socrate devenant l'incarnation même de la philosophie mais également de l'humanité. Cet image du sage méprisé et incompris par la société fait écho avec l'Allégorie de la Caverne.




    EXTRAIT : «


    I. Quelle impression mes accusateurs ont faite sur vous, Athéniens, je l'ignore. Pour moi, en les écoutant, j'ai presque oublié qui je suis, tant leurs discours étaient persuasifs. Et cependant, je puis l'assurer, ils n'ont pas dit un seul mot de vrai. Mais ce qui m'a le plus étonné parmi tant de mensonges, c'est quand ils ont dit que vous deviez prendre garde de vous laisser tromper par moi, parce que je suis habile à parler. Qu'ils n'aient point rougi à la pensée du démenti formel que je vais à l'instant leur donner, cela m'a paru de leur part le comble de l'impudence, à moins qu'ils n'appellent habile à parler celui qui dit la vérité. Si c'est là ce qu'ils veulent dire, j'avouerai que je suis orateur, mais non à leur manière. Quoi qu'il en soit, je vous répète qu'ils n'ont rien dit ou presque rien qui soit vrai. Moi, au contraire, je ne vous dirai que l'exacte vérité. »

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