• Si le syndrome d'Asperger est connu, le parcours du psychiatre autrichien dont cette forme d'autisme porte le nom l'est moins. L'historienne américaine Edith Scheffer a découvert la véritable histoire de ce médecin après la naissance de son enfant autiste. Et ce qu'elle apprend la glace d'effroi.
    En 1938, professeur à l'hôpital pédiatrique de Vienne, Asperger est l'un des psychiatres appelés à façonner le nouvel Allemand selon des critères eugéniques : sélectionner les parents d'après leur hérédité, leurs défauts biologiques, leurs tendances politiques... Et parmi les enfants autistes, Asperger identifie les « négatifs » et les « positifs » à l'intelligence détonante, qui auront alors une chance d'échapper au tri macabre.
    Archives inédites à l'appui, Edith Sheffer nous livre une enquête bouleversante et rétablit la vérité sans le moindre pathos sur le rôle criminel du Dr Asperger.

  • Je suis parti, en historien, sur les traces des grands-parents que je n'ai pas eus. Leur vie s'achève longtemps avant que la mienne ne commence : Matès et Idesa Jablonka sont autant mes proches que de parfaits étrangers. Ils ne sont pas célèbres. Pourchassés comme communistes en Pologne, étrangers illégaux en France, juifs sous le régime de Vichy, ils ont vécu toute leur vie dans la clandestinité. Ils ont été emportés par les tragédies du XXe siècle : le stalinisme, la montée des périls, la Deuxième Guerre mondiale, la destruction du judaïsme européen.Pour écrire ce livre, à la fois travail d'historien et biographie familiale, j'ai exploré une vingtaine de dépôts d'archives et rencontré de nombreux témoins en France, en Pologne, en Israël, en Argentine, aux États-Unis. Ai-je cherché à être objectif ? Cela ne veut pas dire grand-chose, car nous sommes rivés au présent, enfermés en nous-mêmes. Mon pari implique plutôt la mise à distance la plus rigoureuse et l'investissement le plus total.Il est vain d'opposer scientificité et engagement, faits extérieurs et passion de celui qui les consigne, histoire et art de conter, car l'émotion ne provient pas du pathos ou de l'accumulation de superlatifs : elle jaillit de notre tension vers la vérité. Elle est la pierre de touche d'une littérature qui satisfait aux exigences de la méthode.I. J.Ivan Jablonka est maître de conférences en histoire contemporaine et chercheur associé au Collège de France. Rédacteur en chef de la revue laviedesidees.fr, il est l'un des animateurs du groupe de réflexion « La République des Idées ».

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    Crimes historiques (Pétain, Barbie, Papon), erreurs judiciaires (Outreau, Dils, Seznec), combats de société (affaire du sang contaminé, drame des bébés congelés), énigmes criminelles (affaire Grégory, procès Agnelet, dossier Ranucci), scandales financiers ou politiques (Kerviel, Villepin, emplois fictifs, Bettencourt) ou dossiers de terrorisme (Colonna, Charlie Hebdo, Carlos, Islamistes radicaux), les grands procès façonnent l'histoire de notre pays. Ils sont un fantastique miroir de notre société.
    Lors des audiences, la procédure est orale, les débats ne sont presque jamais enregistrés et les mots s'envolent. L'auteur, chroniqueur judiciaire durant 20 ans, a pu, grâce à ses notes d'audiences et à ses recherches, reconstituer les plaidoyers vibrants des plus grands ténors du barreau.
    Ils s'appellent Badinter, Dupont-Moretti, Halimi, Leclerc, Lombard, Szpiner, Malka, Lemaire, Mignard, Soulez Larivière, Saint-Pierre, Bourdon, Kiejman... Leurs noms claquent dans les prétoires. « Plaider, c'est partir au combat » disent ces orfèvres des joutes oratoires. Avec la seule force de leurs mots qu'ils défendent une cause ou un individu , ils tentent souvent l'impossible : renverser le cours du destin !

  • Lorsque l'histoire d'amour entre le prince Harry et Meghan Markle a débuté, elle a tout de suite captivé la presse du monde entier. De leurs fiançailles à la naissance de leur fils, de leur mariage troublé par le père de Meghan, à la traque incessante des paparazzi, ils n'ont cessé de faire les gros titres. Et lorsqu'ils ont annoncé qu'ils quittaient la famille royale, beaucoup se sont demandé ce qu'il y avait derrière cette décision. Pour la toute première fois, un livre dévoile ce qui n'avait jamais été raconté, grâce aux accès uniques d'Omid Scobie et Carolyn Durand. Ils ont suivi le jeune couple et leurs intimes, et dressent d'eux un portrait vivant, nourri d'anecdotes inédites et de scoops. Ils rétablissent aussi la vérité sur leur ambition éclairent leur choix, et défont certaines rumeurs. Le livre est le portrait, vu des coulisses, de deux personnes libres, qui n'ont pas peur de rompre avec la tradition, et veulent consacrer leur temps aux causes humanitaires.

  • Histoire du XIXe siècle : les évènements qui ont transformé le monde, les acteurs qui ont transformé le siècle.

    La référence indispensable pour comprendre les évolutions qui ont changé l'équilibre du monde.
    Révolution industrielle, essor du capitalisme, triomphe des nationalités en Europe et conquêtes coloniales sur les autres continents : un siècle d'histoire pour mieux comprendre les racines du XXe siècle.
    Des résumés introductifs en début de chapitre, de nombreuses cartes et des schémas en font un outil facile à utiliser.
    Un index des noms propres pour retrouver les personnages marquants du XIXe siècle.

  • Le pouvoir... on le désire, on le craint, on s'en protège... « Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage. » Amoral, intelligent, impitoyable et captivant, cet ouvrage colossal condense 3 000 ans d'histoire du pouvoir en 48 lois. Véritable manuel de la manipulation, il analyse la quintessence de cette sagesse millénaire, tirée de la vie des plus illustres stratèges (Sun Zi, Clausewitz), hommes d'État (Louis XIV, Bismarck, Talleyrand), courtisans (Castiglione, Gracián), séducteurs (Ninon de Lenclos, Casanova) et escrocs de l'histoire. Certaines lois reposent sur la prudence (loi no 1 : Ne surpassez jamais le maître), d'autres demandent de la dissimulation (loi no 7 : Laissez le travail aux autres, mais recueillez-en les lauriers), d'autres encore une absence totale de compassion (loi no 15 : Écrasez complètement l'ennemi). Toutes ces lois trouveront des applications dans votre vie de tous les jours... Car, soyez en certain : le monde est une immense cour où se trament toutes sortes d'intrigues. Au lieu de nier l'évidence, tâchez d'exceller dans la course au pouvoir. Des extraits, des vidéos, des interviews de Robert Greene sur son site www.robertgreene.fr

  • 'Lécriture dAlias Caracalla a correspondu à lautomne de ma vie. La chance a permis que je publie ces Mémoires de mon vivant. Raconter son existence, cest la juger. Du point de vue des hommes, il est bien des manières de réussir ou de rater sa vie. Du point de vue de Dieu, comment le savoir avant la fin?
    Je demeure persuadé dune chose : mon engagement dans la France Libre et, quarante ans plus tard, les trente années que jai consacrées à lécriture de cette histoire sont les deux périodes de mon passé que je recommencerais à lidentique si jen avais la possibilité.
    Entre ces deux périodes, jai dédié lessentiel de mon temps à la passion de lart contemporain. Aujourdhui, je crois quen dehors des joies quil procure lart nest pas autre chose quun plaisir égoïste, incapable de répondre aux cris de millions desclaves et des peuples opprimés.
    Une vie nest que ce quelle fut. Lorsquon découvre la vérité, il est trop tard pour recommencer' Daniel Cordier.

  • Jacqueline de Romilly
    Ce que je crois
    Quelques années après les événements de Mai 1968, où le doute s'était emparé des esprits - crise universitaire, crise sociale, crise des valeurs - Jacqueline de Romilly a tenu à nous dire, dans un texte bref et plein de fougue, ce que la crise lui avait au contraire révélé, sa foi dans l'homme, son esprit, sa liberté, son goût de la vérité et du bien, bref, ses convictions.

  • Lieu d'émergence de l'écriture et des lois, de la démocratie, des sciences et de la beauté classique, l'Antiquité a souvent été assimilée dans notre ensemble culturel, au risque de la déformer. L'auteur s'attache ici à rendre visible la spécificité des sociétés antiques en en décrivant la diversité et l'étrangeté.
    Cet ouvrage valorise l'étude parallèle des mondes grec et romain et souhaite introduire à l'étude de l'Antiquité et de son histoire. Afin de faciliter à l'étudiant un premier contact avec cette période, il met en lumière l'originalité de cette histoire, présente les fondements documentaires de l'histoire ancienne puis trace les grandes étapes de l'histoire de l'Antiquité depuis la Mésopotamie du IIIe millénaire jusqu'à la Basse-Antiquité.

  • L' Amour avec un grand A. Dans un très beau texte, parsemé d' exemples ancrés dans la réalité, Michel-Marie Zanotti- Sorkine entre avec délicatesse dans ce qu' est l' Amour, le grand, le vrai. Sans jamais désespérer, il montre combien l' Amour a besoin d'un cadre et de temps, de patience et d' écoute pour atteindre son plein épanouissement. De l' enfance à l' âge d' homme en passant par l' adolescence, de la rencontre de l' être aimé à la vie commune, comment s' aimer et s' aimer bien ? Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond : « [...] l' Amour, le vrai, l' enivrant, le fort, l' éclatant, l' absolu, l' irrésistible et l' immuable, vous désire depuis la nuit des temps, vous espionne à tous âges et sur tous les fronts, vous guette sur chaque seconde, et surtout, vous espère, vous attend et vous veut, pour qu' un brin d' éternité descende en votre temps. »

  • Connaît-on la "Glorieuse Révolution" d'Angleterre, comme déjà l'appellent ses contemporains ? Celle qui, en 1688 et au terme d'une confrontation sans effusion de sang, remplace sur le trône Jacques II Stuart par Guillaume d'Orange et fonde pacifiquement une monarchie tempérée. Du moins en Angeleterre, car en Irlande nul n'a oublié l'écrasement des catholiques lors de la bataille de la Boyne. Très tôt, les historiens français ont comparé 1789 à la première Révolution anglaise - les deux décennies 1640 et 1650, marquées par une "Grande Rébellion" et par un "Interrègne" qui virent l'exécution de Charles Ier, l'instauration de la République, le 'bonapartisme' de Cromwell et la restauration de la monarchie. 1688 n'est pas, en effet, une dramaturgie, mais une révolution sans révolution : celle-ci fut d'autant plus glorieuse qu'elle prétendait constituer non pas une rupture radicale, mais un simple retour aux libertés immémoriales de la nation. Elle fascina Montesquieu, Voltaire, Burke et Guizot. Laissant en héritage le Bill of Rights, la loi sur la tolérance, et l'oeuvre éclatante de John Locke, elle demeure un moment décisif de l'expérience politique occidentale.

  • Une étrange révolte : deux ans de guerre ouverte dans une province du Grand Roi, le soulèvement d'un peuple de paysans et artisans décidés à témoigner pour leur foi suffisent à inquiéter la monarchie, à alerter l'Europe, à fasciner, pour deux siècles, les historiens. Ces Camisards, qui sont-ils ? Des prophètes ? des fous ? des simulateurs ? des agents de l'étranger ? L'épopée a laissé derrière elle ses témoignages. À travers eux, Philippe Joutard dessine, des prédicants aux guerriers inspirés et aux pasteurs du Désert, la longue durée d'un comportement culturel et l'originalité d'une révolte qui n'a pas cessé d'être inconcevable.

  • Fruit d'une enquête d'une dizaine d'années dans une commune du Rwanda, cette histoire « à la loupe » reconstitue, à travers ses lieux, ses acteurs et ses rescapés, l'exécution à l'échelle locale du dernier génocide du XXe siècle, concentré sur quelques mois (avril-mi-juillet 1994), et révèle la très grande proximité géographique, sociale, familiale des bourreaux et de leurs victimes. Nourri des témoignages aux procès, ceux des survivants, des tueurs et des témoins, mais aussi de déambulations sur les lieux de l'extermination, le récit met en lumière les mécanismes de ces massacres de proximité et la créativité meurtrière des bourreaux qui ont assuré la redoutable efficacité du génocide des Tutsi. Il éclaire l'ampleur de la participation populaire, ainsi que le rôle des imaginaires de guerre défensive et d'animalisation des victimes qui ont animé les tueurs. Ce texte est aussi l'histoire de la confrontation d'un chercheur à la violence inouïe d'une parole et de la commotion produite par les traces physiques de l'extermination. À ce titre, il invite à une réflexion sur les manières de faire l'histoire d'un événement dont tant de dimensions demeurent inédites au regard des autres configurations de violence extrême. Hélène Dumas est docteur en histoire à l'EHESS. Elle a travaillé sur l'histoire du génocide des Tutsi rwandais de 1994 après avoir suivi plusieurs procès sur place, au Rwanda, où elle a séjourné une quinzaine de fois.

  • Autour d'un projet d'aéroport au nord de Nantes se joue la plus grande bataille écologique française des années 2010. Par quelle alchimie une lutte ancienne dans le bocage breton est-elle devenue l'emblème d'une contestation globale du « développement économique » et le théâtre d'une nouvelle façon de vivre et de faire la politique ? C'est ce qu'explique ce récit captivant, nourri de reportages et d'une profonde empathie avec les acteurs de cette aventure passionnante.Ce livre propose aussi le dossier précis de l'histoire du projet, montrant que le soulèvement de Notre-Dame-des-Landes esquisse les contours d'une politique revenue à la démocratie, qui replace au premier plan la question agricole, la lutte contre l'effet de serre et une vision libertaire de la vie commune.Hervé Kempf est l'auteur d'essais stimulants, et bien accueillis par le public - récemment, fin de l'Occident, naissance du monde (Seuil, 2013). Comme journaliste, il a sorti plusieurs « scoops » sur Notre-Dame-des-Landes. Pour lui, la condition essentielle d'une information au service de la démocratie porte un nom simple et beau : la liberté.

  • « 24 août 1977. Par-delà la campagne, un drame se prépare : passions, argent, terrorisme, politique, mouvement hippie et grande famille forment la trame de cette affaire. Ce jour-là débute « l'affaire Conty ». J'y étais. J'avais 25 ans. En compagnie de mon collègue, Dany Luczak, jeune gendarme comme moi, nous effectuions une tournée de routine. Nous sommes tombés de façon fortuite sur deux malfaiteurs qui venaient de commettre un hold-up à Villefort en Lozère et tentaient de regagner leur refuge à Chanéac dans l'Ardèche par de petites routes de campagne. Dany fut abattu de sang-froid alors que le fusil mitrailleur enrayé de Pierre Conty me laissa la vie sauve et que dans un éclair de lucidité son complice Stéphane décida de m'épargner.
    Acteur de certains événements, témoin survivant, j'ai vécu l'enquête « de l'intérieur ». Le temps écoulé et la prescription judiciaire me libèrent aujourd'hui d'un certain devoir de retenue. Rapporter le plus fidèlement possible non seulement cet événement, mais également les non-dits de l'enquête, les nombreuses erreurs véhiculées par les médias et surtout donner ma propre analyse : tout cela me semble aujourd'hui nécessaire pour atténuer le poids qui écrase ma vie. J'ai mis à profit plus de trente-cinq années pour rechercher la trace de Pierre Conty et comprendre comment il avait réussi à échapper à ce que je croyais être des recherches.
    Cette longue enquête faite de beaucoup d'échecs, de désillusions, de fausses pistes, m'a permis de découvrir l'échappatoire qu'il avait utilisée pour se fondre dans l'anonymat. Je me suis efforcé de garder tout au long de mon récit la même obsession : retranscrire les faits exacts. J'espère à travers ce devoir de mémoire apporter des éléments nouveaux au puzzle de cette nébuleuse affaire et tenter de guérir ce mal qui pourrit ma vie, encore aujourd'hui. »
    Survivant du tueur, le gendarme Henri Klinz a enquêté sur l'affaire Conty pendant 35 ans. Ce livre est son témoignage. Pierre Conty, militant anarchiste, fondateur d'une communauté hippie a été condamné à mort par contumace en 1980 pour le meurtre de trois personnes. Il n'a jamais été arrêté.

  • Un siècle d'histoire et d'histoires... C'est à un voyage palpitant dans les archives du mythique Quai des Orfèvres que nous invite Claude Cancès, l'une des figures les plus emblématiques et originales du " 36 ". Bien qu'à la retraite, ce grand flic " pur produit PP ", n'a pas tout à fait coupé les ponts avec ses anciens collègues et participe chaque année au jury du Prix du Quai des Orfèvres. En 35 ans de carrière dans la PJ parisienne, Claude Cancès a tout connu ; de l'Antigang à la Crim' en passant par la Brigade Mondaine avant de devenir le tout puissant patron du 36 Quai des Orfèvres. Dans ce livre, il ne se contente pas de raconter les affaires - nombreuses et retentissantes - qu'il a eu à traiter (François de Grossouvre, Jean de Broglie, le Baron Empain, les Irlandais de Vincennes, Thierry Paulin, Guy Georges, attentats de 1995, etc.) mais aussi celles qui ont marqué l'histoire de la police parisienne : la bande à Bonnot (qui a propulsé la PJ dans l'ère du XXe siècle), l'affaire Stavisky, l'affaire du Docteur Petiot. Cette réédition propose de nouveaux chapitres allant de 2015 à 2018 et couvrant notamment la période des attentats de 2015 à 2017, sans oublier le déménagement de la PJ au 36, rue du Bastion.

  • Pékin

    Albert Londres

    Partager les émotions des premiers écrivains-voyageurs et retrouver les racines d'un monde intemporel. Dans un empire chinois livré aux guerriers, pirates et autres trafiquants, Albert Londres (1884-1932) affiche une humeur désinvolte : l'allure rapide, la réplique amusante, tout laisse entendre qu'une belle comédie se joue à Pékin, pourtant menacée par les seigneurs de la guerre. Loin du ton mélodramatique qui prédomine dans le reportage de guerre contemporain, cette voix décalée, restée étonnamment moderne, renouvelle notre regard sur le monde. Texte extrait de La Chine en folie, reportage publié dans l'Exelsior en 1922. (Deuxième édition) EXTRAIT Qui veut acheter le Palais d'Été ? Qui rêve de démolir vingt mètres de la muraille pour se construire une bicoque avec ces pierres sacrées ? C'est à vendre. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE « Loin du ton mélodramatique, en Chine, Albert Londres n'y va pas par quatre chemins. » (Bibliomonde) A PROPOS DE L'AUTEUR Albert Londres nait à Vichy en 1884. Il passe son enfance à la Villa Italienne, pension de famille tenue par ses parents. Il dévore les oeuvres d'Hugo et Baudelaire. Il entre au Matin. Le 1er août 1914, la guerre est déclarée. Il devient correspondant de guerre. Ses papiers font sensations, son style détonne : plutôt que de se réfugier derrière l'objectivité, il écrit à la première personne. Il raconte ce qu'il voit, ce qu'il ressent et ce qu'il sait. Il parcourt l'Espagne, puis l'Italie, et met en évidence les bouleversements apportés par le bolchevisme et le nationalisme qui agitent les esprits en Europe. Au Proche-Orient, au Liban, en Syrie, en Égypte, il traite du problème de la domination franco-britannique. Il réussit à entrer dans la toute jeune U.R.S.S. Il enquête sans complaisance, décrit le régime naissant et raconte les souffrances du peuple. En Inde, il se fait l'écho du vent de rébellion qui souffle sur ce vaste pays encore sous domination britannique; et en Chine, il dépeint un invraisemblable chaos.

  • Les Ukrainiens, qui sont-ils ?... Oukraïna signifi e « aux confi ns », et les Ukrainiens sont par conséquent « ceux des confi ns », rendus presque éphémères par la puissance du maelström géopolitique actuel.
    Si l'Ukraine fait la Une, les Ukrainiens, eux,

  • Varsovie, 19 septembre 1940 : un officier de réserve polonais se fait volontairement arrêter lors d'une rafle par l'armée allemande.
    Son nom : Witold Pilecki.
    Sa mission : être interné dans le camp d'Auschwitz pour y constituer un réseau de résistance.

    Témoin tragique d'une des pages les plus sombres de l'histoire de l'humanité, après presque mille jours passés dans l'antre du crime nazi, il est le premier homme à informer des conditions effroyables de détention à Auschwitz. Constatant qu'aucune intervention extérieure n'est menée, il s'évade au printemps 1943 pour raconter lui-même l'enfer concentrationnaire qu'il vient de vivre.
    « Dire ce que nous ressentions permettra de mieux comprendre ce qui s'est passé » : le Rapport Pilecki constitue la mémoire vive d'un homme qui fut l'un des plus grands résistants de la Seconde Guerre mondiale.

    Arrêté et condamné pour espionnage par les communistes, il est exécuté clandestinement en 1948 à l'âge de 47 ans.

  • À la genèse du GIGN : il y a 45 ans naissait une unité d'élite française aujourd'hui incontournable...
    Le 5 septembre 1972, la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich révèle la montée en puissance d'une nouvelle forme de terrorisme à laquelle les forces de l'ordre ne sont guère préparées. Quelques mois plus tard, le 3 novembre 1973, vingt-cinq gendarmes sélectionnés sur dossier se présentent à Maisons-Alfort pour y passer des épreuves d'un genre nouveau afin d'intégrer le GIGN n°1, une unité d'élite de la gendarmerie que le jeune lieutenant Christian Prouteau a été chargé de mettre en place. Aucun d'entre eux ne sait vraiment ce qui l'attend, mais les dix-huit candidats retenus ne vont pas tarder à découvrir que leur patron exige d'eux l'impossible afin de pouvoir répondre aux situations les plus extrêmes. Ensemble, ils vont devoir tout inventer pour parvenir à un niveau opérationnel jamais atteint.
    Voici l'histoire sans fard des dix premières années du GIGN. L'histoire de dix-huit hommes au caractère bien trempé, menés par un chef atypique. En relevant le défi représenté par des missions de plus en plus complexes, ils vont aussi devoir convaincre quelques "gardiens du temple" résolument hostiles à l'existence même d'une unité d'élite au sein de la gendarmerie. Pour la première fois, les protagonistes ont accepté de livrer leur témoignages sur ces premières années déterminantes dans l'identité du GIGN.
    Un témoignage inédit sur les premières années du GIGN !
    EXTRAIT
    Christian Prouteau travaille tard cette nuit-là. Devant l'ampleur de la tâche, l'enthousiasme des premières heures a cédé la place à la réflexion. Or, il faut le savoir, un militaire raisonne face à une mission comme on le lui a inculqué, en utilisant une méthode appelée « méthode de raisonnement tactique », sorte de panacée universelle qui prévaut à tous les échelons de la hiérarchie.
    Dans ce processus, on analyse tous les paramètres de la mission demandée : avec qui, contre qui, etc. Mais ce soir-là, Prouteau se rend compte qu'il lui faut sortir de l'épure. Ce qui lui est demandé n'a jamais été traité par aucun manuel ; il lui faut être innovant, inventif, et surtout iconoclaste. La seule chose dont il est sûr, c'est que le chemin ne va pas être facile. Sur ce point, il demeure encore largement en dessous de la vérité.
    Le moment est historique et les questions se pressent dans son esprit. Il couche sur le papier l'ébauche de ce qui va constituer la première unité antiterroriste de la gendarmerie.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un texte vrai, très documenté. L'origine du GIGN raconté par son premier commandant. Une plongée dans les années 70 très intéressante ! - naxonne, Babelio
    À PROPOS DES AUTEURS
    Christian Prouteau est le fondateur du GIGN. Pour cet ouvrage, il a collaboré avec Jean-Luc Riva, ancien militaire d'une unité des opérations spéciales spécialisée dans le recueil des renseignement, et auteur de l'ouvrage Les enfants de Loyada (Editions Nimrod).

  • Longtemps restés confidentiels, les écrits de Gyrgy Ligeti (1923-2006) constituent un document essentiel ; non seulement parce que ce sont ceux de l'un des plus grands compositeurs de son époque, mais aussi parce qu'ils développent une pensée originale et profonde qui se distingue de celle de ses contemporains. Le fait que Ligeti ait intégré tardivement le cercle de Darmstadt après avoir fui la Hongrie en 1956, alors qu'il avait déjà composé des oeuvres majeures dans le sillage de Bartók, a favorisé son approche critique de la situation musicale, et en particulier du sérialisme. Dans les essais écrits au tournant des années cinquante et soixante, il fonde sa propre démarche en faisant apparaître les contradictions de la composition sérielle comme celle de Cage. Une partie importante des textes est consacrée à l'oeuvre de Webern, que Ligeti découvrit à ce moment-là. Plus tard, ses réflexions témoignent de son ouverture d'esprit, de la recherche de voies nouvelles, et d'un éclatement des références : elles ont un caractère autobiographique plus marqué. S'y ajoutent de nombreux témoignages et des hommages qui ne concernent pas seulement les musiciens, et qui font apparaître la grande humanité du compositeur. Ligeti, dans chacun de ses textes, va droit à l'essentiel ; son style est d'une grande clarté, évitant tout jargon. Avec une érudition immense, il convoque aussi bien les peintres, les écrivains et les scientifiques que les musiciens. La sobriété de l'écriture, chez lui, est articulée à l'humour et à l'auto-ironie ; la précision à une imagination fantasque. Les sujets les plus divers sont abordés : en plus de Bartók, Webern et le sérialisme, qui sont le coeur de sa réflexion, la pédagogie, la pensée du timbre, l'espace, l'écriture moderne pour orgue, la nouvelle musique américaine... Avec ce troisième volume publié par les éditions Contrechamps, c'est l'ensemble des écrits de Ligeti qui sont désormais disponibles en français. Il vient en effet après les Neuf essais sur la musique parus en 2002 (deuxième édition en 2010) et le recueil intitulé L'Atelier du compositeur paru en 2013. La traduction française, comme pour les précédents volumes, est de Catherine Fourcassié.

  • L'Islande évoque des splendeurs minérales, des éruptions volcaniques qui parfois surgissent des glaciers. Elle fait penser aux geysers et aux sources chaudes, aux écharpes cristallines des aurores boréales. Mais que savons-nous des Islandais? Les pêcheurs français les ont bien approchés, il y a plus d'un siècle et ont troqué avec eux de l'alcool et des biscuits de mer contre des habits de laine. Mais aujourd'hui, qui sont les 320 000 habitants de l'Islande qui vivent dans un pays grand comme trois fois la Belgique? Ce livre va à leur rencontre. Qu'ils soient connus ou inconnus, tous ont quelque chose à nous dire. Ils livrent leurs convictions, confient leurs déceptions, leurs espoirs et leurs doutes. Ils sont loins de nous, et pourtant si proches. L'Islande est un pays différent des autres, mais c'est surtout un pays comme les autres. Ce qui s'avère finalement beaucoup plus fascinant.

  • La montagne, une montre et du chocolat. Qui se cache derrière le décor des cartes postales suisses? Des banquiers en costume trois-pièces, des lutteurs en habits traditionnels, des étudiants branchés en soirée électro... Derrière le folklore, la Suisse accumule une incroyable richesse économique, sociale et culturelle. Composée d'une mosaïque de vingt-six cantons aux identités multiples, la Confédération helvétique ne connaît pas d'unité de langue ni de religion. Son territoire exigu, au milieu de l'Europe, ne recèle pas de matière première. Pourtant, les salaires de ses habitants sont parmi les plus hauts du monde et le chômage ne dépasse guère les 3,5%. Les Suisses ne forment pas à proprement parler un peuple. Tiraillés entre unité et diversité, intégration et isolement, les Suisses du XXIè siècle sont confrontés à des contreverses qui résonnent des mêmes échos identitaires de l'Europe en devenir.

  • Avec leur conscience aigüe du malheur de vivre. Avec leur passion contagieuse. Avec leur ironie dévastatrice et leur penchant inné mais ô combien raisonnable pour les miracles, les Napolitains offrent un raccourci saisissant de la civilisation occidentale, un concentré de sagesse mêlée de désespoir. Rencontrer aujourd'hui ces hommes et ces femmes qui ont fasciné les plus grands auteurs européens, et qui poursuivent imperturbables leur métier d'acteur de la comédie humaine, c'est comme dialoguer avec soi-même, avec ce qui en chacun de nous cherche à s'approcher de l'universel.

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